
Le ministère de la Santé péruvien a publié un décret le 10 mai mettant à jour la liste des prestations minimales auxquelles un assuré a droit. Y figurait depuis 2021, les maladies mentales. Mais désormais, il a décidé d’y inclure les traitements liés à l'identité de genre, incluant les thérapies de réaffirmation ou les opérations de réassignation sexuelle. Maladresse ou faute volontaire ? En fait, le Pérou exploite ici une classification obsolète depuis 2022 de l’Organisation mondiale de la santé. Et cela laisse planer l'idée que la transsexualité est toujours considérée comme un « trouble mental » dans ce pays, ce qui n’est pas le cas a réaffirmé le ministre de la Santé et les défenseurs LGBTQIA+. Ces derniers ont demandé l’abrogation de ce texte stigmatisant et discriminatoire.

Le MUCEM pro-pose du 3 juillet au 9 décembre la première exposition au monde consacrée au naturis-me. Alors que l’engouement pour cet art de vivre en nudité en accord avec la nature tente de plus en plus de personnes et que la France en est la première destination touristique, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée vous invite à explorer ce phénomène singulier et fédérateur qu’est le naturisme, ou plutôt les naturismes, car ils sont pluriels.
La belle saison des Fiertés a commencé en métropole le 18 mai à Angers et continue jusqu’en septembre avec le mois de juin en point d’orgue. Plus de 80 manifestations sont organisées sur tout le territoire en 2024, avec villages associatifs, concerts, débats, conférences.
Maho Bah-Villemagne, athlète transgenre de 30 ans a été officiellement autorisé à combattre dans la catégorie amateur élite hommes par le Comité directeur de la Fédération française de boxe. C’est une première en Europe et dans ce sport. Les membres se sont basés sur le palmarès en boxe amateur chez les femmes pour accéder à sa demande et il conserve ses titres de champion de France militaire et de vice-champion civil. Le sportif originaire de Hyères dans le Var a salué sur Francetvinfo « une grande victoire pour le sport en général, la cause transgenre et pour l’évolution des mentalités ».
Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se mêler au cortège l’après-midi, de nombreux événements se déroulent dans la capitale le 29 juin. On commencera à l’apéro pour la soirée Cowboy au Comptoir du Trésor (7 rue du Trésor, 4e), puis le drag show Curiosity au Labo. Quant au Workshow, il propose une Open Air XXL à partir de 18h (173 rue St-Martin, 3e). On attaquera le plat de résistance à la Pride of Monarch et son after officielle au Who's dès 8h.
Au regard de la hausse significative des actes LGBTphobes recensés lors du 1er trimestre à Paris (+15% selon les chiffres communiqués par la Préfecture de Police), le groupe communiste au Conseil de Paris par la voix du député Ian Brossat, souhaiterait que plusieurs arbitrages soient mis en place.
La Boîte sous le lit, un nom très poétique pour un projet ambitieux et essentiel : collecter, transmettre et valoriser la mémoire communautaire « par la gestion d'une collection d'archives et des évènements de médiation autour de cette thématique ». Bordelais, si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, contactez archives@
le-girofard.org. L’association a déjà le matériel de conservation adéquat, mais il manque toujours des petites mains, et bien sûr des archives à récupérer.
Le 22 mai, le Conseil de Paris a voté à l’unanimité un projet de création d’un musée consacré à l’art et à la culture LGBTQIA+ au cœur de la capitale. Le député Horizons Pierre-Yves Bournazel qui porte ce projet, justifie son utilité en expliquant qu’à l’instar « d’autres grandes métropoles, comme Londres, Berlin ou New York, la culture LGBTQIA+ fait partie intégrante de l’identité et de l’histoire de Paris. Elle a eu des répercussions importantes dans le domaine de la création artistique ». Bien que le lieu et la date d’ouverture ne soit pas encore définis, le futur établissement accueillera une exposition permanente, des œuvres inédites, des ateliers pédagogiques, des artistes en résidence, des conférences, des performances artistiques et même une bibliothèque dédiée. Le centriste a expliqué que « la création de ce musée reconnaîtra de façon permanente la spécificité, la singularité et la richesse de l’apport des identités LGBTQIA+ aux expressions artistiques et culturelles de Paris ». Espérons que sa réalisation ne mettra pas autant de temps que le Centre des archives LGBTQIA+ qui traîne depuis des lustres. 
Le collectif associatif Lim’bow aura bientôt son local. Il accueillera tout un chacun sans jugement. « Ce sera un endroit convivial et festif, nous y organiserons des soirées culturelles, des conférences sociales et militantes, des partages sur la prévention en faveur des LGBTI+ », selon la trésorière.
2024 solde trois décennies d’activisme pour l’association communautaire homosexuelle, Ex Aequo. Pour raconter cette histoire, une exposition en ligne est consultable sur leur site. Intitulée«