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  • Dans ce roman écrit à la première personne, Paul Varjak relate l’histoire d’un gay parisien… La sienne ? La question reste en suspens. Dans ce périple qui nous conduit des années 1970 à aujourd’hui nous remontons le fil de la vie d’un homme partage des moments fondateurs de son existence. On pourra se dire, que c’est un énième livre du genre et que l’on n’y trouvera rien de neuf. Cela serait bien hâtif et malheureux. Tout parcourt est un ajout précieux à la compréhension sociologique de l’homosexualité dans son quotidien.

    Et pour le coup, ce roman dresse le portrait d’un garçon qui dès son plus jeune âge à tout de suite su qu’il était en marge du profil classique mais qui malgré tout va tomber dans les travers d’un couple monotone, muré dans la routine et l’ennui jusqu’à la découverte d’une vie parallèle faite de visite de lieux de dragues et abandons à de nouveaux plaisirs. Construit comme une pièce en 5 actes, ces chroniques progressent dans la dramaturgie d’une vie qui s’avère bien plus atypique qu’il n’y parait. Véritable bouffée d’air, il s’engage sur une nouvelle voie : après 13 ans, il retrouve le célibat à quarante et un ans et s’amuse en multipliant les plans sexuels à la chaîne sans tabou. Ce partage est de l’ordre du chemin initiatique, celui d’une renaissance, d’un déclic. Celui qui libère dans un sens et le construit de l’autre.

    Truffé de références à la culture gay, d’expériences que nous avons vécus, nous l’accompagnons d’un œil goguenard, d’une réflexion légère pour en fin de compte, se rendre compte que ses questionnements entre noir et blanc sont nôtres.

    Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Chroniques d’un gay parisien, de Paul Varjak, Ed. Edilivre, 20€,  302 pages.

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  • Le parlement suédois, à majorité de droite conservatrice, a adopté une double loi, l'une abaissant de 18 à 16 ans l'âge minimum pour changer de genre à l'état civil, et la seconde pour simplifier l'accès à des interventions chirurgicales pour les majeurs.

    La Suède a été le premier pays à autoriser le changement de sexe à l’état civil en 1972. Le débat a été très clivé, dans l’hémicycle mais aussi dans la société civile.  La coalition au pouvoir a fait passer le texte grâce à l’appui de l’opposition de gauche.  La Suède emboîte le pas à l’Espagne et à l’Allemagne. Espérons que la récente proposition de loi française n’atterrira pas aux oubliettes…

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  • Les évènements de la Big Bertha vous manquaient, avouez-le ! Bonne nouvelle, La Bertha’s Fantasia version Mad Cirkus revient le 12 juin au sein de l’écrin de la Machine du Moulin Rouge pour une soirée endiablée. La drag queen comme à son habitude aime être bien entourée. Les meilleurs preformeurs du monde des arts vivants, du cirque, du drag, du burlesque vont s’emparer de ce lieu mythique pour plus de 2h de show.

    On retrouve sur scène pour cette nouvelle édition Misty Phoenix, une performeuse en or 24 carats et reine de Drag Race France Saison 3, Mara de Nudee, résidente burlesque des soirées Bertha’s Fantasia, Shananigans, une ensorceleuse aux doigts de feu tout droit venue d’Angleterre, Julie Demont, une déesse acrobate à te faire perdre la tête, Demi Noire, légende burlesque londonienne et Snookie Mono, un Écossais gentleman avaleur de sabres !

    Et après le cabaret, la Fantasia se transforme en mode clubbing pour se déhancher sur le DJ set du Madrilène Matth Van Mayrit. Préparez-vous à une expérience hors du temps, toute en frivolité, légèreté et excentricité.

    Infos et billeterie ici.

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  • Le comité organisateur a voulu faire du parcours de la flamme olympique un long moment de joie, de fierté, mais aussi d’inclusivité et de tolérance. Ainsi, les drag-queens Miss Martini à Marseille, Nicky Doll en Arles, mais aussi Rémy Fréjaville, champion du monde de football gay, ont été choisi.e.s pour porter le flambeau, faisant grincer des dents ici et là.

    A Paris, des tombereaux d’insultes se sont abattus sur les réseaux sociaux après l’annonce du choix de la drag queen Minima Gesté. La mairie a signalé à la procureure de Paris des propos qu’elle estime potentiellement constitutifs du délit d’injure publique à caractère homophobe ou transphobe. 

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  • Le parlement a voté une loi criminalisant les relations homosexuelles et la transition de genre, avec une peine de prison allant jusque’à 15 ans. Initialement était prévue la peine de mort. Moindre mal ? Bien sûr que non ! La loi proscrit aussi les pratiques échangistes ainsi, et c’est encore plus grave, que la « promotion de l’homosexualité ». A l’instar de la Russie, ce sera direction prison (jusqu’à 7 ans), idem pour un homme jugé efféminé (3 ans). Dans ce pays, comme dans de nombreux pays d’Asie mineure, la communauté LGBTQI+ doit vivre cachée ou s’exiler.

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  • Outre Rhin, il suffira désormais d’une simple déclaration à l’état civil pour changer de genre. Ce texte remplace une législation datant des années 1980, qui considérait la transidentité comme une maladie psychique.

    De 14 à 18 ans, il faudra quand même l’accord des parents. l’Allemagne « rejoint en effet le club des pays européens qui ont adopté la liberté d'autodétermination, comme l'Espagne, la Belgique, l'Irlande, le Luxembourg ou encore le Danemark », selon le commissaire du gouvernement à l’acceptation de la diversité sexuelle et de genre. La France ? Toujours à la traîne…

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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Felicia, Mitzi et Bernadette vont reprendre du service 30 ans après le premier opus du film éponyme. Le réalisateur Stephan Elliott a convaincu les 3 comédiens originaux de rempiler pour une suite : « je ne voulais pas me répéter, alors il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver quelque chose, pour réaliser qu’il y avait quelque chose à raconter sur la tolérance », argumente-t-il. Une histoire drôle et touchante, des répliques cultes et de nombreuses récompenses internationales pour le premier, alors le numéro 2 est attendu au tournant. On a hâte !

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  • Instragam, Facebook, Youtube, TikTok, Snapchat, Twitch, Twitter, OnlyFans, JustForFans, Vimeo… sont leurs terrains de jeux favoris. Au fil de ses numéros, Strobo vous les présente, iels sont funs, engagé.e.s, tendances et font bouger les lignes

    maviedepapa

    C‘est l’histoire d’un couple de garçons, Pierre et Romain ainsi que de leurs trois filles et de leur Carlin. Tout ce monde prend vie sous forme de posts sur un compte Instagram dédié à mettre en lumière la vie de papa Pierre. On y croise des moments intimes du duo de papas, des photos de vie du quotidien, des voyages, et bien entendu la vie de leurs progénitures. On les voit grandir au fil des photos avec des commentaires qui nous permettent de prendre part à leur bonheur et de mieux comprendre ce que sont les questionnements et les petits bonheurs relatifs à la paternité, les coups de cœurs et les victoires. On apprend beaucoup, on découvre sans cesse et on s’aperçoit aussi que la vie de papa gay reste encore un coming out à faire qui n’est pas toujours simple. Voilà pourquoi, cette visibilité sur les réseaux sociaux sous une forme décontractée, sans tabou mêlant photos et vidéo est nécessaire et utile pour permettre de rendre banals ces nouveaux formats de familles.

    Instagram : @maviedepapagay (222K followers)

    2papasgays

    Éric et Jérôme sont les heureux papas de Augustine née au Canada de GPA. Leur profil Instagram et Facebook sont le récit de leur vie à trois. Ils y partagent leur aventure en détail. On suit les démarches pour se lancer dans une GPA. De deux garçons qui souhaitent devenir papas à deux papas gays, ils livrent leur parcours. Celui de la relation unique qui les lie avec Ashley la mère porteuse de leur fille, au transfert de l’embryon en passant par les échographies, les premiers achats jusqu’à l’annonce du sexe de l’enfant… tout est référencé. Si certains peuvent trouver cette démarche gênante car elle affiche un processus légalement interdit en France, elle offre la possibilité de saisir les différentes étapes obligatoires à entreprendre. Ils répondent aux questions, explique le nouveau rythme avec un petit bout de chou. C’est tendre, délicat, plein de bonnes ondes et ultra enrichissant côté pratique. A picorer sans modération.

    Instagram : @2papasgays (3974 followers)

    Facebook : @2papasgays (9200 followers)

    2papas1fille

    « La vraie famille, c’est celle que l’on se choisit, que l’on se crée ». Comment ne pas adhérer à une telle philosophie de vie de ce compte discret et si attendrissant ? Pierre et Steve ne sont pas peu fiers avec leur petite Charlotte, une petite beauté au regard malicieux. Tout n’est que joie, douceur et moments précieux. Dans cet album, peu de textes, mais des messages qui passent par la beauté des photos. Le regard perçant de Charlotte, l‘amour immodéré de ses pères, leur complicité nous projette dans un monde enchanteur. Photogénique à souhait, habillée avec goût, cette jeune personne joue les modèles avec aisance jusqu’à figurer dans les pages du Marie Claire Enfants. En voyage, de la plage à la campagne, en famille ou dorlotée par ses papas, Charlotte est le sujet principal de ce compte. On la voit épanouie, grandir et s’amuser, entourée et aimée. N’est-ce juste pas cela faire famille ? 2papas1fille en est l’expression.

    Instagram : @2papas1fille (609 followers)

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  • La Rando de Bruno

    Depuis 3 ans, la Rando de Bruno propose des rencontres sur les chemins d’Ile-de-France et au-delà. Au-delà du grand air et plus conviviale que sportive, Bruno l’a voulue inclusive et donc ouverte à tous. Déjà 500 membres ont rejoint le groupe et Bruno propose même des séjours à la montagne.

    Infos ici.

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