
Le 18 décembre, les collectifs Les Dégommeuses, #NousToutes et Rouge Direct ont adressé une lettre ouverte au ministre des Sports de l’époque, Gil Avérous, pour dénoncer l'homophobie, le sexisme et les discriminations persistants dans le football. Ils critiquent le manque d'actions concrètes de la Fédération française de football (FFF) et de la Ligue de football professionnel (LFP) face à des incidents récurrents, comme les chants offensants entendus lors du match PSG-OL le 15 décembre.
Ces collectifs, engagés depuis plusieurs années dans la lutte contre ces comportements, soulignent l'inefficacité des mesures existantes, comme le programme éducatif fédéral, jugé trop superficiel et mal exploité. Julien Pontes, porte-parole de Rouge Direct, met en lumière des lacunes, notamment en matière de sensibilisation à la transphobie, comme il l’explique dans les pages du quotidien régional Ouest France. Les militants appellent à une pédagogie renforcée et à une remise en question des dirigeants du football, souvent déconnectés des enjeux contemporains.L
es récentes polémiques, comme la présence du témoignage d’un joueur condamné dans un fascicule de sensibilisation, illustrent le mépris ressenti envers les victimes. Les collectifs exigent des actions urgentes et massives pour changer la culture du football en France, rappelant que le chemin reste long dans la lutte contre ces violences systémiques. La FFF a promis de prendre connaissance de leurs revendications et de les rencontrer prochainement. Entre temps, espérons que la nomination Mme Marie Barsacq, au poste de ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative du gouvernement Bayrou ne laisse pas traîner ces méfaits au cœur du football.

La nuit du Nouvel An a tourné au cauchemar pour un couple gay à Rome, agressé par un groupe dans le quartier de Prenestino. Alors qu'ils rentraient chez eux main dans la main après les festivités, Stephano et Matteo ont été insultés et attaqués par une dizaine de jeunes hommes, qui ont déferlé sur eux et les ont roués de coups de poing et de coups de pied pendant quinze longues minutes.
La comédienne Laure Calamy illumine à partir du 23 janvier les planches du Théâtre Montparnasse avec l’adaptation de la bande dessinée Peau d'homme, écrite par Hubert et Zanzim. La mise en scène de Léna Bréban propose une fable musicale audacieuse, où Bianca, issue d'une famille bourgeoise de la Renaissance italienne, doit épouser un homme choisi par ses parents. Face à cette contrainte, elle découvre un secret de sa marraine : une « peau d’homme » qui lui permet d'explorer le monde en incognito, remettant en question les normes de genre et de société.
Celui qui évoquait sur le plateau de l’émission L’heure de vérité sur Antenne 2, le 6 mai 1987, son inquiétude pour le personnel médical en contact avec les malades du Sida en ces mots : « je vous rappelle qu’un sidaïque hospitalisé coûte entre 500 000 et un million de francs par an et que le nombre de ceux-ci double tous les huit mois (…) dans les conditions actuelles, il y a rupture très grave de l’équilibre de la Sécurité sociale. Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une sorte de lépreux ». 
Le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a annoncé le 11 décembre qu'il élargirait et rendrait permanente l'interdiction de prescrire des bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans. Cette mesure, initialement instaurée par le précédent gouvernement conservateur en mai après un rapport soulignant le manque de données sur la transidentité chez les jeunes, sera réexaminée en 2027 et s'étendra désormais aux médecins du secteur privé.
C’est pour fêter l’anniversaire du lieu que le 25 janvier sera à marquer d’une pierre bleue avec la nouvelle revue Disco Divas. L’histoire se déroule autour d’une émission de télévision légendaire, Disco Bleu, produite et enregistrée à Marseille. Deux grandes divas chanteuses et performeuses, rivalisent pour gagner les faveurs du producteur de l’émission.
La police de l'Anhui, dans l'Est de la Chine, a intensifié sa répression contre les écrivains de fictions érotiques gays, entraînant de lourdes amendes et des peines de prison. Depuis juin, plus de 50 auteurs ont été arrêtés pour avoir publié des œuvres sur le site taïwanais Haitang Culture, accusés de produire et diffuser du matériel pornographique. Les peines vont jusqu'à 4 ans et demi de prison.
La cérémonie qui précède et augure souvent les Oscars s’est couverte cette année d’un manteau arc-en-ciel mais aussi très frenchy pour son 82ème palmarès. De nombreux.ses acteur.ices queer étaient nommés. Au rang des récompenses, Jodie Foster a reçu la timbale pour son rôle dans la saison 4 de True detective. Mais c’est le film du Français Jacques Audiard, Emilia Perez, qui a raflé la mise, avec pas moins de 4 trophées, accompagné d’un discours courageux de l’actrice trans Karla Sofia Gascon : « la lumière gagne toujours sur le côté sombre. Vous pouvez nous mettre en prison, nous passer à tabac, mais jamais vous ne pourrez nous retirer notre âme, notre résistance, notre identité ». Ce long métrage recevra-t-il l’Oscar en février ?
Ça se crêpe le chignon autour du titre YMCA. Un ancien membre des Village People, David Hodo, a récemment réagi aux déclarations de Victor Willis, le chanteur principal du groupe, qui a nié que leur célèbre chanson « YMCA » soit un hymne gay. Dans un post sur les réseaux sociaux, Willis a exprimé son mécontentement face à l'idée que la chanson de 1978 soit liée à la culture gay, affirmant que cette interprétation découle d'une hypothèse erronée sur l'orientation sexuelle de son co-auteur, Jacques Morali, et de certains membres du groupe. Willis a insisté sur le fait que la chanson ne doit pas être réduite à un simple symbole gay, ce qui, selon lui, nuit à son héritage. Hodo, qui a fait partie du groupe en tant qu'ouvrier du bâtiment de 1978 à 1982 et de 1987 à 2013, a contredit Willis en affirmant que sans Jacques Morali « il n'y aurait pas de chanson YMCA ». Il a révélé que Morali avait été inspiré par des rencontres dans un YMCA et que les mouvements de danse emblématiques provenaient d'une performance sur American Bandstand.