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  • Le 3 juillet, un communiqué officiel signé de sept organisations (Toutes Des Femmes, Acceptess-T, Outrans, SOS Homophobie, l’Inter-LGBT, Aides et la Fédération LGBTI) demande l’abrogation du fichier de police sur les personnes trans et immigrées ayant changé d’état civil. Les associations citées ont déposé des recours auprès du ministre de l’Intérieur et du Premier Ministre pour que ce décret soit déclaré nul au plus vite.

    Au regard du contexte politique actuel, ce fichier porte atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes trans. En effet, en créant un « traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « table de correspondance des noms et prénoms », cela signifie la mise en place d’un fichier automatique, systématique et indifférencié de chaque personne ayant changé de prénom et/ou nom. Mais en rendant accessible ces données aux forces de l’ordre, l’inquiétude monte face aux dérives que cela pourrait entraîner et « favoriser des violences policières transphobes ». Le risque (écarté pour le moment heureusement) d’une arrivée au pouvoir du RN renforce ces inquiétudes et l’urgence de supprimer ce texte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 26 juin, le Président américain a déclaré vouloir réparer un « tort historique » à l’encontre des soldats homosexuels. « Malgré leur courage et leur sacrifice, des milliers de militaires LGBT+ ont été exclus de l'armée à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Certains de ces patriotes ont été envoyés devant des cours martiales et ont porté le fardeau de cette lourde injustice pendant des décennies », a déclaré Joe Biden dans un communiqué. En proposant de réparer cette injustice, le Président cible spécifiquement l'article 125 du code de justice militaire, datant de 1951 et que le Congrès a rendu obsolète en 2013.

    Ce texte faisait alors de la sodomie entre adultes consentants un crime passible de la cour martiale. Les personnes LGBT+ étaient directement exclues de l'armée aux États-Unis jusqu'en 1994, date à laquelle la règle du « don't ask, don't tell » (« ne rien demander, ne rien dire ») est entrée en vigueur. La démarche de grâce présidentielle ne sera cependant pas automatique. Les soldats ayant subi des préjudices devront se manifester. Ils et elles se compteraient par milliers. Au-delà de la portée symbolique, cette reconnaissance permettra de manière très pratique aux anciens soldats de faire rectifier leurs documents militaires et ainsi pouvoir  avoir accès à des prestations qui leur étaient interdites jusqu'alors.

    Bruno De
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  • Nous avons tous connu ce genre de sentiments. Ceux de la rencontre, qui traduisent un trouble étrange face à celui ou celle qui fait chavirer notre cœur. Cela nous dépasse et ce qui aurait pu être un détail devient essentiel au point de chambouler notre vie tout entière.  Le Processus de la tendresse de Thomas Louis nous dépeint l’histoire de deux hommes qui lors d’un salon de la gastronomie tombent sous le charme l’un de l’autre. Cyril est un jeune chef parisien étoilé et Yann, un futur journaliste culinaire. L’amour de la bonne chair sera le témoin d’un amour de la chère, la leur. De l’attirance première, l’amour prend le relai. Mais entre Yann qui vit en Touraine dans une situation familiale qui ne laisse pas de place à une homosexualité et Cyril qui vit avec femme et enfant… Rien ne semble pouvoir les rapprocher. Et pourtant. Bien que leurs univers respectifs semblent les contraindre à taire cette passion, le temps va les faire naître à eux-mêmes.

    S’affirmer, oser, mentir, tromper ? Dans le dédale de leur vie, les moments s'enchaînent, les non-dits fleurissent, les mensonges trahissent, les vérités explosent et les craintes jalonnent cette histoire d’amour. Thomas Louis installe avec maestria le théâtre de cette relation empêchée qui fait des ravages sur son chemin. Jouant d’un style qui nous donne une envie irrépressible de tourner la page pour savoir ce qui va arriver, il nous promène dans une nuée de détails qui auront à cœur de résonner en vous.

    Le Processus de tendresse, de Thomas Louis, Ed. Plon, 224 pages, 19€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans le cadre de l’exposition Paradis naturistes qui se déroule actuel-lement au MUCEM, la villa Noailles vous invite à de nombreux rendez-vous artistiques annexes.  On y retrouve notamment à la Ruche K,  Les cas érotiques en association avec la Galerie Kokanas, au 61 rue Belle de Mai (13003 Marseille), une exposition collective avec la présence de l’artiste Lazarus Lazare. Il nous entraîne à travers ses créations dans les garrigues profondes, où les corps en émois se libèrent pour vivre des histoires d’amours en pleine nature. Laissez-vous porter par ces moments orgasmiques. Une exploration audacieuse et délicate de l’érotisme à nu sans retenue.

    Julien Claudé-Pénégry
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    Si vous suivez l’émission familiale de TF1 Danse avec les Stars vous avez déjà vu Christian Millette, danseur et chorégraphe. Il est l’un de ceux qui a participé à pratiquement toutes les éditions et a dansé avec Lio, Lorie, ou Caroline Margeridon. A l’occasion du mois des Fiertés, il a trouvé le prétexte idoine pour annoncer son homosexualité de manière publique via le média en ligne PAINT. Bien loin des apparences, la danse en couple est tributaire d’un cliché patriarcal flagrant quei fait que l’homme doit être ultra masculin et la femme sexy à souhait. Voilà, lui est gay et ne le crie pas à tue-tête. Mais il a besoin de le dire une fois pour toutes afin d’être en paix avec lui et libre dans son esprit. « Ça sera peut-être la première et la dernière fois que je le dirais, mais en tout cas, je l’aurais au moins dit », explique-t-il lors de l’interview au média en ligne avant de reprendre « il n’y a pas d’âge pour faire son coming out, pour dire la vérité, et pour dire les choses ». Son objectif est aussi altruiste car il veut que cela puisse être un moment à d’autres d’assumer qui ils sont en étant un « exemple aux jeunes et aux moins jeunes ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Il est des personnalités hors cadre, foutraques, plurielles et tellement singulières. Elian Lille dit Elian pine Carrington en est une. Dans EpC L’inqueerable, aux éditions Maïa, tout est dit sans pincette, ni délicatesse quoique si parfois. Mais ce qui est bon, c’est d’aller à sa rencontre. Et quoi de plus efficace qu’une autobiographie pour tout balancer. Plus de 353 pages qui filent comme la folie douce de cette créature. De 1961 à 2023, 40 anecdotes nous sont comptées comme autant de moments qui ont façonné une existence entre le vrai, le faux et le réel. Une accumulation de mots qui s’enchevêtrent et qui brossent le portrait d’un performeur en perpétuelle transformation.

    Mais de ces multiples instants, on traverse toute une époque, on croise des amis, on foule des lieux mythiques, on vit par procuration la rétrospective d’une vie aux multiples facettes, où jamais rien n’est définitif. Une galaxie percutante qui crie la fureur de vivre, les désillusions, les joies insolentes, le pire comme le meilleur, mais franc du collier à n’en pas douter. Etes-vous prêt.e.x.s ? Prenez une grande inspiration, embarquement immédiat pour une virée en apnée un récit queer, celui de l’Inqueerable par excellence, l’incontournable EpC !

    EpC L’Inqueerable, de Elian Lille, Ed. Maïa, 26€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Deux ans après une version ballet de Roméo et Juliette, qui prônait l’amour au-delà du genre avec deux comédiens, Benjamin Millepied revient du 5 au 8 novembre pour une première mondiale à la Scène Musicale avec un nouveau projet qui allie spectacle musical et danse, avec Grace, Jeff Buckley Dances. 

    Faisant référence au seul et unique album paru de son vivant, le chorégraphe français veut célébrer la vie et la mort de cet artiste hors norme, qui a par son style lyrique, sa voix exceptionnelle, son magnétisme en concert et la poésie de ses créations, a toujours cherché l’amour. A travers une série de tableaux, Benjamin Millepied nous invite à parcourir la vie trépidante de ce chanteur à la carrière fulgurante parti à peine 30 ans, passant en revue ses passions, ses émotions, ses douleurs et sa fin tragique.

    A l’occasion des 30 ans de la sortie de Grace, ce spectacle qui mixe des parties dansées par 12 danseurs et danseuses à des projections de documentaires, d’interviews, de discussions et des séquences live a pour objectif de (re)découvrir ce talent de génie qui a su livrer au monde entier un hymne à la liberté et à l’authenticité. Hallelujah !!!

    Infos et réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Vient d’ouvrir dans l’Ouest de l’Île-de-France, à Verneuil sur Seine dans les Yvelines, une maison de ville pouvant accueillir des jeunes LGBT qui ont été chassés du domicile familial à l’annonce de leur coming-out. Doté d’un jardin, le bâtiment comprend quatre places dites temporaires puisque les jeunes ne pourront rester au maximum trois ans et bénéficieront d’un « loyer modéré ».

    Ce nouveau dispositif inauguré le 25 juin est « un logement tremplin qui sera proposé à des jeunes adultes qui éprouvent des difficultés à se loger mais sont déjà dans une deuxième étape vers l’autonomie », explique Pacôme Rupin, le directeur général de la fondation.

    Aujourd’hui ce nouvel espace est l’un des dispositifs qui permet au refuge d’offrir 35 places dans des logements d’urgence en Île-de-France pour 230 demandes en attente actuellement. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le théâtre du Rond-Point débute sa saison 2024/25 avec l’artiste argentine Marina Otero. Autant dire que la salle Renaud-Barrault va vibrer avec cette chorégraphe, danseuse et performeuse, icône de la scène alternative qui vient y présenter un portrait en trois volets aux noms explicites tout comme les thématiques qu’ils abordent.

    Tout commence avec Fuck Me, qui convoque cinq « sex-symbols » masculins, puis vient Love Me, dans lequel elle se livre à un solo sans artifice et sans filet pour finir avec Kill Me, dans lequel elle aborde sa crise de la quarantaine et la folie amoureuse. Du 22 au 29 septembre, la dramaturge déshabille au sens littéral comme figuré sa vie et sa troupe. A travers une succession de tableaux, la nudité sert de prétexte à explorer des interstices de cette trilogie scénique autofictionnelle intitulée Recordar para vivir (Se rappeler pour vivre). 

    Irrévérencieusement jouissif

    Basée sur la construction d’une œuvre sans fin sur sa propre vie, ces œuvres sont des témoins des différentes phases de son existence. Avec Fuck Me, Marina assise sur le rebord de la scène raconte l’histoire de son pays, l’Argentine, de la dictature à aujourd’hui. Là, cinq hommes uniquement vêtus de bottes et de grenouillères évoluent dans des déambulations rythmées pour s’adonner à un érotisme de cuir et de latex pittoresque, burlesque à souhait et étincelant. Un rendez-vous fascinant, sans tabou qui ose tout et laisse simplement bouche-bée d’étonnement.

    Love Me est une autre histoire. Changement radical de paradigme. Marina est seule, elle vit l’instant. Sur scène, elle se confie directement aux spectateurs. Le corps est au centre des préoccupations, toujours, encore, inlassablement. Ses angoisses, ses préoccupations, sa violence, elle l’exploite, le force, le contraint, le libère, l’absout. Danser pour exister, danser pour se décharger, pour rompre avec la lourdeur du monde et ces incidences.

    Kill Me, là où tout est né. La prise de conscience de la quarantaine, l’urgence de vivre, de ne rien rater, de profiter. Un déclic qui a provoqué la nécessité de tout filmer pour se livrer à cœur ouvert 24h sur 24. Jusqu’à la chute. Celle qui annonce un changement : un diagnostic psychiatrique est posé. C’est un tourbillon de folie douce qui se met en place. Avec 5 danseurs atteint de troubles mentaux et d’un acteur, elle sonde la passion amoureuse jusqu’à son paroxysme. Impulsive, tendre, rageuse et éclectique, Marina Otero va vous faire voyager dans sa tête, dans ses mondes, dans cette expression théâtrale où tout est possible, comme tout ce qui se passe au sein du théâtre du Rond-Point.

    Fuck Me du 18-22 septembre 2024,

    Love Me le 24 septembre,

    Kill Me du 25 au 29 septembre, Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point.

    Infos et résa ici.

    Crédit photos : Ale Carmona, Maca de Noia, Matias Kedak

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pas d’hystérie collective, la série ne repart pas pour une énième saison. La chaîne de télévision anglaise Gold a annoncé la réalisation d’un grand documentaire sur ce phénomène de société. On y retrouvera tous les comédiens et guests, mis à part June Whitfield (qui jouait la mère d’Edina), décédée en 2018. Anecdotes, fameux extraits et retrouvailles feront revivre ce véritable ovni des années 90.

    https://gold.uktv.co.uk

    Bruno De
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