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  • La mairie l’a acté : un monument en mémoire des personnes LGBT+ déportées pendant la Seconde Guerre Mondiale va être érigé non loin du Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement. Jean-Luc Verna, artiste en charge de sa création souhaite cette œuvre comme une « commémoration aux gens partis mais aussi l’ombre portée par les menaces qui subsistent. Comme on voit partout que l’histoire se répète et qu’aucun droit acquis n’est pérenne, je pense qu’il était bon de ne pas s’adresser uniquement au passé, mais de distiller aussi quelque chose de l’ordre du présent ».

    Bruno De
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  • Afin de donner le plus large éventail d’égalité à ses concitoyens, le gouvernement allemand propose d’intégrer l’orientation sexuelle à sa Constitution. Jusqu’à présent, les discriminations basées sur le genre, la race ou la religion sont interdites par la Loi fondamentale de 1949.

    Les LGBT se verraient offrir par cette proposition une protection supplémentaire et ainsi cela comblerait une lacune juridique importante. Mais il semblerait que des divisions sur le sujet animent les bancs des partis politiques. Affaire à suivre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lucie Castets, candidate du Nouveau Front Populaire pour Matignon, a fait son coming out dans les colonnes de "Paris Match" au cœur de l’été. Globalement peu commentée, cette déclaration aura malgré tout fait l’objet de quelques remarques, comme celle de l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui montrent que les personnalités politiques LGBT ne sont pas encore tout à fait acceptées en politique.

    Les coming outs en politique ne sont pas encore un non-événement. Dans l’été, Lucie Castets candidate du Nouveau Front Populaire pour le poste de Première ministre, a révélé son homosexualité dans les colonnes de Paris Match : « Je souhaite trouver un équilibre entre protéger ma famille, ma femme et notre enfant, et dire qui je suis », explique-t-elle. La déclaration de la haute fonctionnaire aura finalement suscité peu de commentaires. Mais il s’est trouvé quelques grincheux pour faire des remarques déplacées, sinon homophobes. Outre une tribune du Point où Brice Couturier a expliqué sur une page entière qu’on se foutait de ce coming out, on retiendra le tweet de Nathalie Loiseau, ancienne ministre chargée des affaires européennes dans le gouvernement d’Edouard Philippe et aujourd’hui députée européenne (Horizons). « Pour moi, la politique passait par la discrétion sur soi-même, le service des autres et le passage par l’élection. Mais ça, c’était avant. Je dois être très très old school », a-t-elle écrit le 8 août. 

    « Old-school… « ou homophobe ? », lui a répondu la députée écolo de Paris Sandrine Rousseau.  « Si les imbéciles qui répètent qu’on fait son coming out médiatique pour faire parler de soi étaient exposés au dixième des insultes qu’on subit quand on franchit ce pas, ils changeraient d’avis assez vite… », a ajouté le sénateur communiste Ian Brossat, qui est gay. 

    La discrétion ne vaut que pour les homos

    Sur X, les autres usagers du réseau social ont pu rappeler à Nathalie Loiseau qu’elle avait posé pour les photographes avec son mari, et que le président sous lequel elle a servi n’a jamais hésité à mettre en scène son couple en Une de Paris Match par exemple. Comme d’innombrables personnalités politiques avant (et après) d’ailleurs. La discrétion, comme souvent, ne semble valoir que pour les homos.

    A l’accusation d’homophobie de Sandrine Rousseau, la députée européenne a répondu : « Sandrine Rousseau, ça se passe bien les accusations gratuites ? Tranquille, au frais ? Vous essentialisez Lucie Castets en la réduisant à son orientation sexuelle. Pas moi. Drôle de façon d’essayer de réunir les Français. Pas la mienne en tous cas. »

    On pourra rétorquer que Lucie Castets ne cite pas le nom de sa femme, ni celui de son enfant. Elle n’a pas fait d’apparition publique avec eux ou organisé de séance photo pour la presse. C’est donc bien la mention de son orientation sexuelle qui gêne.

    Deux personnes LGBT de suite à Matignon ?

    Lucie Castets, 37 ans, est directrice des finances et des achats à la ville de Paris. Inconnue du grand public il y a encore quelques semaines, elle a été désignée candidate au poste de Première ministre par les quatre partis du Nouveau Front Populaire, dont la coalition est arrivée en tête au second tour des élections législatives de juin. Si jamais elle était désignée à la tête d’un gouvernement cela ferait une deuxième personne LGBT de suite à ce poste, Gabriel Attal étant ouvertement gay et ce serait la première femme lesbienne. Mais nous n’y sommes pas encore. 

    Vendredi 5 septembre, le président de la République a nommé Michel Barnier à Matignon, ce que beaucoup qualifient d’abus de pouvoir et de déni de démocratie. Il a ensuite posé en Une de Paris Match avec son épouse sans que Nathalie Loiseau ou Le Point trouvent à y redire. CQFD.

    Photo: Wikipedia

    Cet article a été publié dans Strobo n°34

    Xavier Héraud
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  • Pour les personnes appartenant à la communauté LGBTQ, il n'y a plus de restrictions concernant l'ouverture d'un compte bancaire conjoint ou la désignation d'une personne ayant une relation homosexuelle en tant que bénéficiaire, a déclaré le ministère des finances indien fin août. Cette décision vient mettre un terme à une discrimination de longue date.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un dancing pour les queens revient en cette rentrée : chaque 3ème dimanche du mois, le tea dance pour les L et leurs allié.e.s remue le Tango, toujours pour soutenir une asso différente à chaque événement : Cineffable le 15 septembre, Lesbiennes dépassent les frontières le 20 octobre. 18h-23h, entrée 7€ (en cash, reversé aux associations).

    11 rue au Maire, 75003 Paris.

    Bruno De
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  • Après 10 ans de travaux, on inaugure le nouveau toit-terrasse de 250m2, voulu comme « un authentique jardin suspendu, décoré avec des inspirations méditerranéennes et nomades, offrant une vue panoramique à couper le souffle sur tout Paris ». On ira vérifier lors des prochaines VendrediXXL… Ouvert tous les jours (16h-minuit en semaine, 12h-minuit le week-end).

    23 rue Boyer, 75020 Paris.

    instagram.com/letoit_bellevilloise

    Bruno De
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  • Le gouverneur de l'État de Kano, Abba Kabir Yusuf, a ordonné la répression de tous les groupes promouvant les LGBTQ dans l'État. Il a réaffirmé la directive du gouvernement de sévir contre les individus et les groupes qui promeuvent subtilement la cause des LGBTQ dans l'État.

    Il a appelé le public, les médias, les chefs religieux et traditionnels, ainsi que les parties prenantes concernées à se joindre à la lutte contre l'immoralité dans l'État. « Comme vous le savez, 98 % des habitants de Kano sont musulmans, et notre religion s'oppose à cette immoralité, nous ne pouvons donc pas l'accepter », a-t-il ajouté.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le torchon n’en finit pas de brûler entre Nicolas Noguier, fondateur du Refuge, et son actuel conseil d’administration. Après avoir été écarté de la direction de cette association créée en 2010 et devenue fondation, il a été mis sous contrôle judiciaire, notamment suite à plusieurs accusations d’agressions sexuelles. Il participe actuellement à la gestion courante de l’association Famille au grand cœur qui aide les migrants LGBTQIA+. D’un autre côté, il soutient les employés renvoyés depuis son départ, dont deux ont gagné leur procès aux Prud’hommes pour licenciement abusif.

    Bruno De
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  • Lyon : Street queer de la rentrée

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La rue Coysevox va être transformée par Body Design Lyon en un festival de couleurs, musique et solidarité. Au programme samedi 28 septembre de 16h à 23h : DJ sets, spectacles drag, buvette associative, prévention avec des stands de dépistage et distribution de matériel par Enipse.

    Bruno De
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  • Le bar Les Souffleurs ayant fermé ses portes, il faut noter son remplacement par Les Souffleuses. Changement de logo, un coup de propre sur les murs et on repart pour un tourr avec du bon son électro à la sauce happy. Soutenez ces initiatives humaines en leur rendant visite, dans ce Marais LGBTQ+ qui devient malheureusement peau de chagrin… 18h-2h, tous les jours.

    7 rue de la Verrerie, 75004 Paris.

    Bruno De
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