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  • Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.

    On assiste à l’histoire d’amour musclée entre deux femmes aux caractères bien trempés. Lou (Kristen Stewart) gérante d’une salle de sport et Jackie (Katy O’Brian), une culturiste, tombent follement amoureuses dans une bourgade paumée des Etats-Unis dans les années 80. Leur romance va vite vriller et se transformer en un Bonnie & Clyde au féminin. On ne peut pas décrocher un seul instant tellement le rythme imposé est soutenu. La mise en scène nous précipite dans une surenchère de séquences qui s'enchaînent comme autant de micro-histoires toutes liées les unes aux autres. Ne pouvant pas anticiper ce qui va arriver, on suppute ce que Rose Glass a bien pu imaginer d’encore plus dingue. Et l’on se laisse porter et surprendre sans arrêt. Entre des scènes de sexe torrides, des canardages en règles, des pétages de plombs hallucinants et une perversité savamment dosée, on en redemande encore et encore. A la croisée de Cronenberg, Tarantino et Wenders, ce film est une quête éperdue pour un amour sans concessions. Violent, touchant, angoissant et tendre, Love Lies Bleeding démonte avec virtuosité les clichés des femmes faibles et du patriarcat au cinéma. Mortellement hypnotique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Oui, mais surtout il ne repassera plus ! C’est en effet ce que nous apprenons avec la surprenante confession de Marie-Clothilde et Lucienne. Dans une maison de campagne d’un petit village en 1946, elles avouent à Christian, le curé avoir tué accidentellement le facteur. Mais que faire ? Sans compter l’arrivée surprise d’Hélène, la sœur de Marie-Clothilde. 5 personnages, une succession de situations, des relations troubles, des rebondissements, des souvenirs de guerre qui ressurgissent, une tension palpable et grisante.  Voilà ce qu’Etienne Fraday, l’auteur et metteur en scène de cette histoire qui a été nommée au Cyranos 2023 dans la catégorie « meilleur spectacle tout public » vous propose de découvrir du 26 juin au 20 juillet à La Folie Théâtre. On se laisse porter par l’incongruité des péripéties qui lient ce quintet. Cette comédie dramatique nous fait réfléchir sur où la conscience et l’intégrité de l’humain se manifestent en temps de guerre. Servi par des comédiens investis, ce vaudeville historique est juste captivant.

    Infos et réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Vous vous souvenez forcément d’Isaak Dessaux ! Vous l’aviez rencontré dans les pages de Strobo en qualité de doorman des soirées Lolita au club La Nuit.

    En avril, il se produisait sur la scène du BO Théâtre, le temps d’une soirée avec un show intitulé Emperlousé, comme lui. Il revient le 24 juin pour une deuxième partie encore plus virevoltante. Fidèle à ses vidéos qui font un carton sur les réseaux sociaux où il parodie des personnages fictifs, sur les planches il laisse libre cours à un bagout sans pareil pour un spectacle entièrement improvisé. Au-delà de retrouver Isaak qui « éparpille ses perles qui sonnent comme autant de personnes qui raisonnent et résonnent sans qu’on les sonne… », Isaak nous offre un exercice de style aussi fou que périlleux à travers ce jeu d’improvisation qu’il relève toujours avec classe et avec la complicité d’Antonia De Rendinger à la mise en scène. Une manière, nous confie-t-il, de construire ce qui pourrait devenir son premier spectacle. Un one man show pétillant et renversant.

    Résa ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans son premier roman Possibles, publié en 2019, Valérie Baud, porte-parole de l’association Bi’Cause, abordait sous forme de récit initiatique autour de l’identité d’Aurore, bi et pansexuelle.

    Dans ce nouvel ouvrage intitulé Partir, nous suivons Afia, une jeune lesbienne sous les bombes d’Alep en 2015, qui ne rêve que de quitter sa vie pour une autre existence loin des tourments de la guerre. Éprise de liberté, l'inconnu est aussi au carrefour de ce périple personnel. Plus qu’une fuite en avant pleine d'espoir et d’envie, l’autrice interroge la notion de frontières, de liberté. Si les chemins qu’elle s’apprête à traverser remettent en cause son vécu, c’est surtout une quête de soi qui est amorcée. S’affranchir des diktats, des limites, dépasser les limites, remettre en question les normes et repenser sa vie. C’est un cri intérieur qui rugit dans la nuit pour laisser la lumière prendre le dessus. Un texte d’une captivante puissance, un rythme haletant et un élan magique qui révèle qui est véritablement Afia. Palpitant !
    Partir, de Valérie baud, Vent Solars Editions, 248 pages, 20€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.

    On prend plaisir à constater que pour une fois une histoire d’amitié gay se retrouve au centre du récit, avec des histoires d’amour qui interviennent seulement en périphérie. Un hommage à l’amitié du réalisateur et de son meilleur ami, qui cosignent le scénario du film. Les deux comédiens principaux font montre d’une belle complicité et les seconds rôles ne déméritent pas non plus, notamment Roubini Vasilakopoulou, qui incarne la mère de Demosthenes, un personnage qui aurait tout à fait sa place dans un film d’Almodovar. Avec toutes ces qualités, auxquelles on a envie d’ajouter la beauté des étés athéniens, magnifiquement filmée, on ne s’étonnera guère que le film ait reçu le grand prix au dernier Festival Chéries Chéris.

    « The Summer with Carmen », de Zacharias Mavroeidis, en salle le 19 juin.

    Xavier Héraud
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  • La journée internationale de lutte contre les LGBTphobies a permis à 18 pays membres de l’Union Européenne de réaffirmer leurs engagements à protéger les personnes LGBTQIA+. Ont été évalués les différents aspects en vue de la mise en œuvre de la stratégie de l’UE pour faire de l’Europe l’espace le plus protecteur au monde pour les communautés LGBTIQ+. Au regard de la hausse des actes LGBTphobes, l’Agence européenne des droits fondamentaux préconise pour endiguer cette surenchère à ce que les gouvernements appliquent « une culture de tolérance zéro ». Sans surprise, neuf pays n’ont pas signé cette déclaration dont la Hongrie et l’Italie.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice: Inauguration de la rue Cathy Richeux

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Figure bien connue de la communauté LGBT+, disparue en 2023, la militante a désormais sa rue. Qui-plus-est, L’actuelle rue Roquebillière, où se situe le centre LGBTQIA+ Côte d’Azur, devient la rue Cathy Richeux.

    Une cérémonie a eu lieu en présence du maire et du président du centre. Rappelons aussi le programme d’aide aux LGBT+ sans-abri qui porte son nom, la Maïoun de Cathy, et qui a déjà obtenu un premier logement.

    Pour faire un don, c'est ici.

    Bruno De
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  • Albanie : 1er mariage lesbien

    lesbiennes

    Un geste courageux. Afin de manifester contre la loi n’autorisant pas le mariage des personnes de mêmes sexes, contre la religion qui impose ses diktats sur la société et afin de bousculer une tradition trop pesante, deux femmes lesbiennes ont eu l’audace de se marier. Les faits se sont déroulés le dimanche 19 mai sur le parvis de la mairie de Tirana relate, Le Courrier des Balkans. Une union symbolique vous l’aurez bien compris, mais qui exprime l’impatience des homosexuel.les d’accéder aux droits du reste de la population.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Cet été, la commu-nauté LGBTQIA+ et toustes les allié.e.x.s, feront de La Pride House. Paris 2024, un des espaces de vie et de célébrations les plus intenses des Jeux Olympiques de Paris 2024. Installé au sein du Rosa Bonheur sur Seine, ce lieu bienveillant et inclusif, est présent lors des grands évènements sportifs. Il a pour but de lutter contre les discriminations et de désinvisibiliser les personnes LGBTI+ dans le sport. C’est à travers ce programme unique mis en place dans le cadre des JO de Paris, un laboratoire composé de 3 groupes œuvrant sur des thématiques distinctes et précises. Chacun a pour but de proposer des solutions opérationnelles faciles à mettre en place par les associations sportives qui souhaitent travailler sur leur inclusion. Voici les différents champs d’actions : « sport et homosexualité, vers un sport plus inclusif ». On a ensuite « les personnes trans et non binaires dans le sport » et enfin troisième « les femmes, les personnes lesbiennes et le sport ». Les résultats divulgués en juillet seront bientôt mis à disposition de la Fondation Fier. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Marches des Fiertés 2024 : c’est parti !

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    La belle saison des Fiertés a commencé en métropole le 18 mai à Angers et continue jusqu’en septembre avec le mois de juin en point d’orgue. Plus de 80 manifestations sont organisées sur tout le territoire en 2024, avec villages associatifs, concerts, débats, conférences.

    Saluons l’arrivée dans le giron des marches de Le Vigan et Albi (le 22 juin), ainsi que les Pride rurales de Chenevelles (près de Poitiers le 27 juillet) et Lastour (près de Limoges le 15 juin). La visibilité et le dialogue apparaissent indispensables dans des régions plus isolées.

    Elles sont toutes dans l’agenda de la webapp Strobo mag (taper 2024 dans la recherche à droite).

    Les dates :

    22/06 : Saint Denis, Bourges, Epernay, Perpignan, Cluny, Aurillac, Moulins, Brest

    23/06 : Nice

    29/06 : Paris, Calais, Biarritz, Laval, Amiens, Nîmes, Lons-le-Saunier, Carcassonne, Lorient

    06/07 : Marseille, Annecy, Quimper, Dax

    14/09 : Limoge

    28/09 : Pau, Saint Nazaire.

    Bruno De
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