
Une enquête interne du Syndicat de la magistrature, publiée par Mediapart, met en lumière le sexisme systémique et les violences sexuelles au sein de l'institution judiciaire française.
Basée sur 525 témoignages anonymes, cette étude révèle des comportements graves, souvent perpétrés par des supérieurs hiérarchiques, et souligne l'inaction des instances concernées. Le rapport décrit un sexisme ordinaire, avec des remarques humiliantes et des blagues déplacées, ainsi que des discriminations homophobes et transphobes touchant magistrats et justiciables. Malgré la présence d'outils de signalement comme la plateforme Allodiscrim, la peur de représailles empêche de nombreuses victimes de s’exprimer.
Le syndicat appelle à des réformes urgentes, notamment des formations obligatoires à l'École nationale de la magistrature et le renforcement des procédures de signalement. Alors que la crédibilité de l'institution est en jeu, cette enquête vise à éveiller les consciences et à favoriser des changements profonds dans le système judiciaire.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a fermement dénoncé un article du Figaro qui a révélé un document de travail sur les parcours de soins des personnes trans, accusant le média de contribuer à une « panique morale ». Ce communiqué, publié le 13 décembre, appelle au « calme » et à la « sérénité » dans l'élaboration des recommandations concernant la transition de genre.
Le tribunal correctionnel de Moroni, aux Comores, a condamné deux jeunes femmes à 13 et 10 mois de prison, dont la moitié ferme, ainsi qu'à une amende de 200 € chacune, en raison de leur orientation sexuelle. Cette décision fait suite de leur arrestation en juin dernier, après une plainte pour des actes jugés « contraires aux bonnes mœurs ». Le procureur avait requis un an de prison ferme, arguant d'une nécessité de « punition exemplaire » face à une homosexualité, selon lui, incompatible avec les valeurs comoriennes, retrace le site SOS homophobie.
La 18
Le débat sur la lutte contre le VIH/sida a pris une tournure inquiétante à l’Assemblée nationale. Alors que le député Les Républicains (LR), Xavier Breton, avait proposé de supprimer le groupe d’études dédié sur le sujet, un organe qui a œuvré pendant plus de vingt ans pour sensibiliser et informer les parlementaires sur cette question de santé publique, les voix des élus engagés et des associatifs contre cette proposition a été écoutée. Derrière l’inquiétude que cette initiative a suscitée, on retrouve notamment le député socialiste Arthur Delaporte. Il a été l’ancien vice-président du groupe, et a tout de suite dénoncé cette proposition comme une véritable régression.
Le Conseil d’État a confirmé la dissolution de l'association Civitas, un groupe catholique connu pour ses prises de positions discriminatoires.
Le Centre communautaire invite les artistes d’Alsace à transformer son accueil et sa médiathèque en véritable galerie d’art. Des œuvres en lien avec l’engagement et la fierté seraient donc fortement appréciées, autant qu’une visibilité pour les artistes et collectifs LGBTI.
La comédie musicale emblématique la Cage aux folles, créée par Jerry Herman en 1983 avec le librettiste Harvey Fierstein, revient sur le devant de la scène du théâtre du Châtelet dans une nouvelle production française signée Olivier Py, le directeur de l’établissement.
Le fondateur du site de rencontre Coco, Isaac Steidl, a été placé en garde à vue par les gendarmes dans le cadre d'une enquête sur des infractions graves, notamment liées à des affaires de guets-apens ciblant des hommes gays. La plateforme, fermée depuis six mois, est impliquée dans plus de 23 000 procédures judiciaires, dont l'affaire Pelicot, et est accusée d'avoir facilité des actes criminels variés, allant du proxénétisme à l'homicide. M. Steidl, ancien informaticien de 44 ans, est suspecté d'être l'administrateur du site, qui attirait jusqu'à 700 000 visiteurs par mois.
Le 20 janvier 2025, les Village People, emblématiques du disco, se produiront lors de l’investiture de Donald Trump, un événement qui s’annonce festif. Leur tube intemporel Y.M.C.A. a accompagné le futur président lors de ses meetings, où il n’hésitait pas à danser devant ses supporters. « Notre chanson est un hymne mondial », déclare Victor Willis, leader du groupe.