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  • 90 candidat.e.s français.e.s aux élections européennes se sont publiquement engagé.e.s pour les droits des LGBT+. En signant la campagne « Come Out 4 Europe », la France se classe en tête en nombre de personnes à se rallier à ce projet sur les 566 y prenant part, juste devant l’Allemagne. Espérons qu’au-delà de cette dynamique, cela se transforme de manière concrète au sein du Parlement, une fois les élections terminées. 

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  • Ce qui fut à une époque le Thermik, puis les Souffleurs vient de raccrocher. Enième lieu à baisser le rideau dans le Marais, cette adresse discrète en journée, rameutait toute la scène queer alternative la nuit venue. Espace étriqué en apparence, mais à l’esprit ultra ouvert, on venait boire des verres, refaire le monde, explorer de nouvelles sensations, se déhancher jusqu’à plus d’heures dans la cave voûtée où la chaleur humaine vous laissait un goût de plaisir infini.

    Quant au Bar’Ouf, le bar lesbien de la rue Saint Martin qui proposait des apéros-concerts, des expositions et des jeux de société et bien d’autres activités, il vient lui aussi à son tour de fermer ces portes. En guise de clap de fin, une soirée dansante pour une dernière fois, faire vibrer cette aventure humaine, lieu d’échange unique où les filles se sentaient comme à la maison. Merci pour ces moments. 

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  • En ce début d’année, le nombre de personnes infectées par le Mpox a doublé aux Etats-Unis par rapport à la même période en 2023 annonce vih.org. 511 cas de Mpox ont été recensés aux États-Unis, selon les données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), contre moins de 300 cas fin mars 2023. Cette résurgence viendrait de la levée de l’état d’urgence de santé publique et d’un protocole vaccinal incomplet chez nombre d’américains. Les experts appellent à renforcer la couverture vaccinale pour prévenir une nouvelle vague épidémique. La vigilance est de rigueur notamment à la veille de la saison des Prides. L’état de Virginie a notamment diffusé une note pour « faire savoir qu’il existe toujours un risque lié à ce virus » et « donner aux gens le temps de se protéger ».

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  • La Sandyford Clinic de Glasgow, la seule clinique d'Écosse spécialisée dans le traitement de la sexualité des jeunes a cessé de prescrire des bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans.

    Cette décision fait suite à une décision similaire prise par le NHS England le mois dernier, un peu plus d'une semaine après la publication du rapport Cass, qui a fait des recommandations pour changer l'approche en matière de soins aux jeunes transgenres. Le rapport, commandé en 2020 et dirigé par le pédiatre expert DR Hilary Cass, met l'accent sur "l'extrême prudence" dans la prescription de bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans puisqu’ils sont un traitement médical physiquement réversible qui empêche la production de certaines hormones et supprime les aspects indésirables de la puberté.

    Vic Valentine, porte-parole du Scottish Trans and the Equality Network, a déclaré que cette décision « nuirait aux enfants et aux jeunes transgenres ».

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  • Une websérie avait été réalisée avec peu de moyens et avait eu son petit succès (youtube.com/@Qlaserieetlefilm). La Compagnie Galante a donc décidé de se lancer dans l’écriture d’une « comédie romantique chorale 100% lesbienne qui raconte avec humour différentes histoires d’amour « gouines » d’aujourd’hui". Un chassé-croisé amoureux qui réunit les amies et amantes de la websérie Q, entre intimité et solitude, amitiés et coups de foudre. » Le but est de montrer avec tendresse et autodérision les différentes facettes et configurations amoureuses des histoires de cœur et de corps, autre chose que des histoires de sortie d'hétérosexualité et des films lesbiens tragiques. Mais pour garder son indépendance de production, et donc d’artistes, une levée de fonds a été lancée à hauteur de 20 000 €. C’est très peu vis-à-vis de productions nationales, mais suffisant pour louer du matériel et un espace de tournage.

    Pour aider et voir son nom au générique : helloasso.com/associations/compagnie-galante

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  • Au regard des premiers retours sur la première dose d’injection du vaccin Gardasil 9 utilisé pour la campagne de vaccination dans les collèges contre les HPV, il apparaît qu’aucun signal de sécurité n’a été détecté. Les cas déclarés sont majoritairement des effets post-vaccinaux connus et non graves de Gardasil 9.

    Dans un article dédié sur actions-traitements.org, il est notifié l’importance de la surveillance post-vaccination et des conduites à tenir, en particulier pour prévenir des blessures suite à un éventuel malaise. Alors que la seconde dose de vaccination a été lancée à partir d’avril, les données disponibles à ce jour confirment que le profil de sécurité de l’ensemble des vaccins utilisés contre le HPV est bien établi après plus de 15 ans d’utilisation et 300 millions de doses administrées dans le monde : ils sont sûrs et efficaces.

    Depuis octobre 2023, 46 cas d’effets indésirables ont été déclarés à la suite d’une vaccination contre les cancers HPV dans le cadre de la campagne vaccinale dans les collèges. Chez les personnes vaccinées ayant déclaré un effet indésirable dans le cadre de la campagne, l’âge moyen est de 12,3 ans. Ces effets déclarés sont principalement survenus chez des garçons. L’analyse des cas montre qu’il s’agit majoritairement d’effets post-vaccinaux connus et non graves. Il s’agit par exemple de réactions au site d’injection du vaccin (rougeurs, douleurs et/ou inflammation), de céphalées, de sensations de vertige, de troubles gastro-intestinaux, de fièvre ou de fatigue. Tous ces effets peuvent apparaître rapidement après la vaccination et ne durent que peu de temps.

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  • Si vous n’avez jamais mis les pieds dans une soirée Monarch, nous vous conseillons de prendre date dès à présent pour la version Pride, qui aura lieu à l’occasion de la Marche des Fiertés de Paris, le 29 juin 2024. Cette soirée emblématique ne fait jamais rien comme les autres. Avec un line up de folie, une ambiance déjantée, des dress codes qui laissent libre cours à ses envies et des lieux toujours insolites dans lesquels il plane un vent libertaire et de liberté, c’est l’endroit où il faudra être. Pour le moment, le lieu reste secret, mais vous êtes assuré d’un moment qui restera gravé dans vos mémoires à jamais. On vous en dit plus, super vite. D’ici là, suivez l’actu de Monarch Paris sur la page éponyme de Facebook.

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  • Le samedi 12 mai, le.la jeune chanteur.se suisse de 24 ans Nemo a remporté l’Eurovision 2024 permettant aux Helvètes de gagner pour la troisième fois la compétition. Déjà hymne queer, l’artiste n’a pas quitté le drapeau non-binaire à laquelle iel appartient offrant une énorme visibilité. Dans 20 Minutes, il explique : « cela a commencé avec la prise de conscience que je suis non-binaire, La principale question était de savoir où est ma place si je ne me situe ni d'un côté ni de l'autre. Je décris toute cette évolution personnelle faite de moments très beaux mais aussi très difficiles ». Un grand bravo !

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  • Quel beau nom pour cette première compilation du label Warriorrecors. C’est un florilège aux couleurs du rainbow flag que cet album entièrement curatée par Rebeka Warrior, elle-même. Au menu, 15 morceaux originaux imaginés par 15 artistes provenant d’horizon multiples et toustes issues de la scène queer. L’occasion de se laisser emporter par un flow qui va vous booster. C’est enivrant, punchy et diablement bon. L’occasion aussi de retrouver toute l’ambiance de cet opus au plus près de chez vous avec le RainboWarriors Tour qui fera escale le 1er juin à la Laiterie de Strasbourg, le 7 au Warehouse de Nantes, le 22 au Slalom de Lille ou encore le 23 juin au Large Festival de Marseille. 

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  • Dans ce roman écrit à la première personne, Paul Varjak relate l’histoire d’un gay parisien… La sienne ? La question reste en suspens. Dans ce périple qui nous conduit des années 1970 à aujourd’hui nous remontons le fil de la vie d’un homme partage des moments fondateurs de son existence. On pourra se dire, que c’est un énième livre du genre et que l’on n’y trouvera rien de neuf. Cela serait bien hâtif et malheureux. Tout parcourt est un ajout précieux à la compréhension sociologique de l’homosexualité dans son quotidien.

    Et pour le coup, ce roman dresse le portrait d’un garçon qui dès son plus jeune âge à tout de suite su qu’il était en marge du profil classique mais qui malgré tout va tomber dans les travers d’un couple monotone, muré dans la routine et l’ennui jusqu’à la découverte d’une vie parallèle faite de visite de lieux de dragues et abandons à de nouveaux plaisirs. Construit comme une pièce en 5 actes, ces chroniques progressent dans la dramaturgie d’une vie qui s’avère bien plus atypique qu’il n’y parait. Véritable bouffée d’air, il s’engage sur une nouvelle voie : après 13 ans, il retrouve le célibat à quarante et un ans et s’amuse en multipliant les plans sexuels à la chaîne sans tabou. Ce partage est de l’ordre du chemin initiatique, celui d’une renaissance, d’un déclic. Celui qui libère dans un sens et le construit de l’autre.

    Truffé de références à la culture gay, d’expériences que nous avons vécus, nous l’accompagnons d’un œil goguenard, d’une réflexion légère pour en fin de compte, se rendre compte que ses questionnements entre noir et blanc sont nôtres.

    Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Chroniques d’un gay parisien, de Paul Varjak, Ed. Edilivre, 20€,  302 pages.

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