
Il serait facile de résumer the Summer with Carmen à la plastique et au charme indolent de l’acteur Yorgos Tsiantoulas, que l’on peut voir sous toutes les coutures pendant plus d’une heure trente. Mais le film de Zacharias Mavroeidis a tellement d’autres atouts… A commencer par l’histoire d’amitié entre deux hommes gays aussi différents que possible, la montagne de muscles placide Demosthenes (Yorgos Tsiantoulas) et la crevette flamboyante Nikitas (Andreas Lampropoulos). Les deux compères se retrouvent régulièrement sur une plage pour travailler au projet du second, un scénario sur la vie amoureuse du premier et en particulier sur le fameux été où il s’est retrouvé à garder la chienne de son ex, Carmen.
On prend plaisir à constater que pour une fois une histoire d’amitié gay se retrouve au centre du récit, avec des histoires d’amour qui interviennent seulement en périphérie. Un hommage à l’amitié du réalisateur et de son meilleur ami, qui cosignent le scénario du film. Les deux comédiens principaux font montre d’une belle complicité et les seconds rôles ne déméritent pas non plus, notamment Roubini Vasilakopoulou, qui incarne la mère de Demosthenes, un personnage qui aurait tout à fait sa place dans un film d’Almodovar. Avec toutes ces qualités, auxquelles on a envie d’ajouter la beauté des étés athéniens, magnifiquement filmée, on ne s’étonnera guère que le film ait reçu le grand prix au dernier Festival Chéries Chéris.
« The Summer with Carmen », de Zacharias Mavroeidis, en salle le 19 juin.



Vous vous souvenez forcément d’Isaak Dessaux ! Vous l’aviez rencontré dans les pages de Strobo en qualité de doorman des soirées Lolita au club La Nuit.
Radical ! La réalisatrice britannique Rose Glass signe un second film coup de poing avec Love lies bleeding sorti en salle le 12 juin.
Dans son premier roman Possibles, publié en 2019, Valérie Baud, porte-parole de l’association Bi’Cause, abordait sous forme de récit initiatique autour de l’identité d’Aurore, bi et pansexuelle.
La sensation du moment. Le tant attendu Becoming Karl Lagerfeld qui retrace la vie du créateur de mode vient de débouler depuis le 7 juin sur Disney+.
Simon Frankart, l’illustrateur et auteur du compte Instagram « petites luxures », récidive. Après le sujet de ces précédents titres, il revient avec en premier Lieu. Ce recueil illustre 50 témoignages de femmes et d’hommes qui se sont confiés sur les lieux de leurs premiers ébats. Pour ce faire, il est allé demander à ses lecteur.trices de se prêter au jeu en relatant en quelques lignes, ce moment qui marque la naissance de nos vies sensuelles et sexuelles. Il a pris ensuite le temps et la liberté de les illustrer en couleur, ce qui est aussi une grande première pour ce graphiste au trait minimaliste, filant et précis.
Ils ont fait ce que le XV de France n’a pas réussi. Ce club amateur s’est imposé à Rome en mai, en battant en finale les Australiens, 5 fois champions du monde. Les Gaillards Parisiens, première équipe inclusive de rugby créée en France il y a 20 ans, ont pu soulever la Bingham Cup. À l’origine, ce tournoi était organisé avec des équipes gay. Aujourd’hui, le terme est « inclusif » car hétérosexuels, homosexuels, personnes trans et lesbiennes font partie des équipes… Toutes ont signé une charte de lutte contre l’homophobie et les discriminations dans le milieu sportif amateur. Le titre sera remis en jeu en 2026. 
Le parlement cantonal du Valais en Suisse a approuvé une nouvelle loi sur la santé qui comprend une interdiction des thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Le projet de loi a été adopté par 106 voix contre 21. Les thérapies de conversion sont considérées comme « discriminatoires, cruelles, inhumaines et dégradantes par les Nations unies », a déclaré Mathias Reynard, chef du département de la santé du canton du Valais, relate le site s
Alors que les instances dirigeantes du monde du football essaient de faire évoluer les choses, certains joueurs campent sur leur position et refusent toujours de s’y associer. Réfractaires déjà l’année dernière, le nantais Mostafa Mohamed a précisé ne pas vouloir se rendre au match contre AS Monaco en cette journée où il aurait dû porter un simple badge neutre de toute référence aux LGBT. « L’objectif de la LFP, lorsqu’elle a décidé de retirer le flocage arc-en-ciel, c’était de ne plus faire de vagues et d’emporter tous les joueurs dans cette campagne, y compris ceux qui refusaient de porter le flocage l’an dernier », explique Bertrand Lambert, président des PanamPride Football Club à nos confrères de Eurosport sur le sujet. « Ceux qui ne voulaient pas le porter estimaient que ce flocage faisait la promotion de l’homosexualité, ce qui n’était pas évidemment pas le cas : c’était un flocage contre l’homophobie. C’est suite à ces refus que la LFP en est arrivé imaginer ce badge noir sans aucune référence LGBT et censé être accepté par tout le monde. On voit visiblement bien que c’est encore trop pour certains, preuve s’il en est qu’il ne fallait rien céder. Ce n’est pas faute de les avoir alertés. »