Thèmatiques
Articles | Brèves
  • C'est lors d'une soirée thématique survoltée organisée par les Portland Pickles, une équipe de baseball de ligue mineure connue pour ses coups marketing déjantés, que la magie a opéré. Le 18 juillet, le stade s'est métamorphosé en temple de la romance sportive, inspiré directement du phénomène littéraire queer Heated Rivalry de Rachel Reid. En plein match, deux joueurs se sont abandonnés à un baiser passionné et théâtral, pris au piège des caméras. La scène, immédiatement immortalisée, a embrasé la toile pour devenir virale aux quatre coins du globe.

    Pourquoi un tel raz-de-marée ? Parce qu'elle pulvérise avec panache les stéréotypes hétéronormés et le virilisme historique ancrés dans l'univers du sport professionnel. Ce baiser de cinéma offre une visibilité inédite et jubilatoire à la culture queer, prouvant que le sport grand public est parfois assez mûr pour faire sa révolution amoureuse.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le sanctuaire fétichiste le plus sulfureux de la capitale allemande brise enfin ses derniers tabous. Réalisé par Philipp Fussenegger, le documentaire KitKatClub : Kinks of Berlin s'immisce dans les entrailles de cette institution de la nuit. Loin des clichés, ce long-métrage d'1h36, filmé dans une esthétique brute en noir et blanc, capture l'essence d'une culture hédoniste vibrante.

    Le temple berlinois de la nuit se met à nu. Entre rituels nocturnes, performances, corps à corps et quête absolue de liberté, le film dresse le portrait poétique d'une communauté unique. C'est une plongée frontale et sans fard dans l'âme noctambule berlinoise, là où le consentement et l'abolition des frontières redéfinissent le lien humain. Alors que le documentaire a investi les salles de cinéma de Berlin dès le 10 septembre 2026, les cinéphiles et noctambules français retiennent leur souffle en attendant une date de sortie hexagonale. Plus qu'un club, une révolution à vif.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’art du drag ne cesse d’évoluer vers des univers hybrides et invite au voyage artistique, au-delà du maquillage et des tenues extravagantes. Voici une proposition intéressante : Castra Diva partage sa vision du monde fortement influencée par les plus grandes héroïnes d’opéra et d’opérette. Accompagnée sur scène par son pianiste Tommaso Giari, Miss Badessa alterne parole et chant, incarnant tour à tour les héroïnes tragiques et comiques de ses œuvres favorites.

    Les 10, 15, 22, 29 octobre,  14, 19, 26, 28 novembre à 20h, Chez Olympe (37 rue Hoche, Pantin).
    www.instagram.com/missbadessa

    Bruno De
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  • C'est une histoire à dormir debout. Celle de Marie, une ado lambda de la banlieue parisienne, mal dans sa peau et branchée tutos maquillage, qui se retrouve enceinte alors qu'elle n'a encore jamais couché avec un garçon. Une histoire qui a plus qu'un air de déjà-vu. C'est d'ailleurs pour ça que personne ne croit la jeune fille, mis à part sa seule et unique copine de lycée. Marie décide de garder l'enfant à naître, car elle a peur que ce qui lui arrive soit trop vite oublié. Sa vérité, c'est sur les réseaux sociaux qu'elle la partage : elle devient bientôt une « Vierge Marie 2.0 » suivie par plus d'un million d'ouailles.

    Son succès fou ne tarde pas à inquiéter les autorités de « l'Entreprise », l'entité qui a vraisemblablement remplacé la cinquième République. Aux manettes de ce système post-politique : un certain Christian-Emmanuel (ça vous rappelle quelqu'un ?) s'adressant à ses con-« citoyens-consommateurs » à coups de formules creuses crachées par une IA. Marie devient une menace. Et c'est Joe, une lesbienne butch un peu paumée, qui va être chargée de la surveiller de près...  « Je dis la Vérité » est le second roman de Louise Morel, autrice de l'indispensable « Comment devenir lesbienne en dix étapes ». Poilant, dystopique et résolument politique.

    Je dis la vérité, Louise Morel, éditions Hors d'atteinte, 400 pages, 22 €.

    Annabelle Georgen
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  • Saisie par le parti d'extrême droite PiS, la Cour constitutionnelle polonaise refuse de reconnaître les mariages de couples de même genre conclus à l'étranger. Les juges affirment qu'une telle validation irait à l'encontre de la Constitution, qui définit le couple uniquement par l'union d'un homme et d'une femme. Cette décision balaie d'un revers de main les arrêts favorables de la Cour de justice de l'UE et de la propre cour administrative polonaise.
    Dans le même temps, le président d'extrême-droite polonais, Karol Nawrocki a mis son véto à un une projet de loi visant à la création d’un pacte civile entre personnes du même sexe. En sanctuarisant cette exclusion juridique et en bloquant tout accès à une égalité entre les couples, la Haute Cour fait le jeu de la Présidence en perpétuant l'héritage ultraconservateur du PiS et isole ainsi Varsovie des standards européens fondamentaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Slovenie : PMA pour toutes

    Un vent d’égalité souffle sur l’Europe centrale. La Slovénie ouvre désormais la PMA aux couples de femmes et aux célibataires. À l’origine de ce tournant : la Cour constitutionnelle, qui a jugé en octobre 2024 discriminatoire la loi réservant l’assistance médicale à la procréation aux seuls couples hétérosexuels.

    Adoptée le 18 juin 2025, la réforme redéfinit la PMA autour du projet parental et non plus du traitement de l’infertilité. Déjà pionnier du mariage égalitaire à l’Est en 2022, le pays parachève ses droits sociétaux, même si une reconnaissance notariale reste requise pour la co-mère.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au Ghana, être soi-même pourrait bientôt devenir un crime pénal. Alors que le Parlement s’apprête à reprendre ses travaux, le projet de loi anti-LGBTQ+ menace d'imposer un dilemme inhumain aux minorités sexuelles : purger trois ans de prison ou subir des « thérapies de conversion » assimilables à de la torture.

    Le texte vise également à asphyxier tout soutien militant, prévoyant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour quiconque financerait leurs actions. Plus grave encore, le projet prévoit d'obliger la population à la délation sous peine de trois ans de détention. En érigeant l’intolérance et la suspicion en dogme d'État, ce projet de loi ne se contente pas de criminaliser l'amour : il institutionnalise la traque collective et brise le pacte social ghanéen.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Tout le monde connait les célèbres Monologues du vagin d'Eve Ensler, premier spectacle féministe et succès international traduit en 45 langues et joué dans le monde entier. Les monologues du machin pourraient en être le pendant masculin. Un spectacle qui questionne sur la place de l'homme d'aujourd'hui avec humour et bienveillance.
    3 comédiens parlent du machin, cette chose approximative qui pendouille entre leurs jambes et qu'on ne nomme pas ou mal. Une comédie ludi-comique qui s'adresse à toute personne en âge de se questionner sur le sexe de l’homme. Après l'avoir vu, vous saurez tout sur le zizi !
    Jusqu’au 2 janvier 2027 à la Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert, Paris 11.
    comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com

    Bruno De
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  • Harry Potter en difficulté

    L'industrie audiovisuelle fait face à de nouvelles turbulences autour de l'univers de Poudlard. Ally Pankiw (Black Mirror) et Kate Herron (Loki) ont publiquement révélé avoir décliné les propositions de HBO pour réaliser la future série Harry Potter.
    En cause : les positions polémiques de J.K. Rowling sur les personnes transgenres. Sur les réseaux sociaux, Pankiw a partagé sa conversation avec son agent, qualifiant ce refus de décision évidente pour ne pas « financer la transphobie ». Herron a confirmé avoir elle aussi tourné le dos au projet à deux reprises, illustrant le malaise persistant des créateurs face à l'autrice.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris: Le festival Jerk Off s'ouvre aux possibles

    concert, Art

    Du 1er au 10 octobre 2026, le Festival Jerk Off célèbre sa 19e édition dans une dizaine de lieux culturels phares d'Île-de-France. Événement incontournable des cultures LGBTQI+, il s’impose comme un véritable laboratoire artistique décloisonné, mêlant performance, danse, théâtre, musique et arts visuels. Au-delà de la fête, le festival joue un rôle sociétal majeur : offrir une vitrine politique et esthétique à la création queer, souvent marginalisée dans les circuits traditionnels. En favorisant des récits pluriels et inclusifs, il participe activement à la visibilité des artistes minoritaires.

    Parmi les temps forts à ne pas manquer pour 2026, la soirée d’ouverture du 1er octobre au Théâtre l'Étoile du Nord réunira Nicolas Barry et l'artiste oXni pour un concert inaugural percutant, entre rap, poésie et vidéo. Autre rendez-vous marquant, la collaboration avec Le Générateur de Gentilly le 3 octobre explorera des performances novatrices et rituelles empruntes de la culture musulmane, confirmant l'audace de cette programmation engagée et résolument vivante. Huit lieux et des centaines de manières d’appréhender la création sous toutes ses formes.

    De La Marbrerie, en passant par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, la librairie Les Mots à la Bouche, les Laboratoires d'Aubervilliers, le Musée du MacVal et le Centre Culturel Suisse de Paris, jerk Off est une invitation à la découverte, à l’exploration des possibles, à dépasser les conventions.
    Infos : www.festivaljerkoff.com

    Julien Claudé-Pénégry
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