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  • Saint-Quentin :festival Fier.e.s et queer

    théâtre, Littérature-Librairie

    La 6ème édition du festival de l’association aura lieu du 7 au 12 mars 2025. Au programme : spectacles, ciné-débat, table ronde, conférences, 3 expositions, lecture théâtralisée. Les organisateurs mettent un point d’honneur à représenter toutes les composantes de la communauté LGBTQIA+.

    Infos ici.

    Bruno De
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  • Une exposition parisienne dévoile des photographies inédites de l’auteur culte, dont l’œuvre est indissociable de l’épidémie de VIH. Poignant.

    Si l’œuvre littéraire d’Hervé Guibert est bien connue, notamment grâce à son roman bouleversant À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (1990), dans lequel il évoque sans détour sa séropositivité et la lutte quotidienne contre la maladie qui redéfinit ses relations avec ses proches, peu connaissent Guibert en tant que photographe.

    Pourtant, dès ses débuts, il s’empare de ce médium et en fait un usage singulier, à l’image de ses livres où il se raconte sans fard, mêlant fiction et réalité sous forme de journal intime incisif et impudique. Il s’impose également comme un critique photographique percutant, publiant de nombreux articles dans Le Monde, rassemblés en 1999 dans l’ouvrage incontournable La Photo, inéluctablement. Si son corpus photographique, étroitement lié à son œuvre écrite, a déjà fait l’objet de nombreuses expositions et publications, Guibert continue de se révéler.

    C’est le cas avec cette série inédite présentée à la Galerie Les Douches, où apparaissent des figures familières de ses romans : son meilleur ami, le journaliste et écrivain Mathieu Lindon ; le philosophe Michel Foucault, son père spirituel ; Vincent, l’amant passionné qui lui inspira le sublime Fou de Vincent ; Christine, la femme de Thierry, l’homme de sa vie, et exécutrice testamentaire de son œuvre. On retrouve également des motifs récurrents chez l’écrivain, comme les peluches ou les visites dans les coulisses du Musée Grévin. Mais l’image la plus marquante reste ce cliché de 1986 où il se photographie en gisant, sans savoir encore qu’il est porteur du virus qui l’emportera en 1991.

    Hervé Guibert, Voyages en Italie, Galerie Les Douches, Paris.

    Jusqu’au 3 avril 2025.

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  • L’homosexualité est devenue un motif d’envoi au front en Ukraine, où les individus soupçonnés de cette orientation subissent des abus inimaginables aux dires de l’Agenzia Nova. Selon la chaîne indépendante russe Tv Dozhd, au moins sept cas d’hommes envoyés au combat ont été confirmés, dont un a perdu la vie, explique l’organe de presse italienne.

    Le régime de Ramzan Kadyrov utilise une méthode perverse : ces personnes doivent choisir entre un procès pour homosexualité ou rejoindre les lignes de front, où ils seraient utilisés comme « esclave sexuel » par les troupes. David Isteev, de l’ONG SK SOS, révèle que ceux qui refusent peuvent racheter leur liberté contre une somme exorbitante, entre 15 000 et 30 000 €.

    Les victimes, souvent terrorisées par les représailles, hésitent à se tourner vers les défenseurs des droits humains, craignant d'être trahies.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les lieux queer et alternatifs se multiplient dans la capitale, tant mieux, d’autant que les événements proposés alternent la mixité choisie et non choisie, car il paraît paradoxal de prôner l’inclusion en excluant… Drag king & queen shows, marché de créateurs queers, mini bibliothèque queer, expos, débats féministes, on peut aussi s’y détendre en sirotant un cocktail.

    16 boulevard Paul Vaillant Couturier, 93100 Montreuil.

    instagram.com/montvenus.montreuil

    Bruno De
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  • Oubliez la passion amoureuse, estivale et déchirante du jeune Elio dans le Nord de l’Italie de Call me by your name ou le trio torride et toxique qui se déchire au fil des tournois de tennis de Challengers, le nouveau film de Luca Guadagnino est encore un cran au-dessus !

    Avec cette adaptation d’une nouvelle de William S. Burroughs, auteur-phare de la Beat Generation, le cinéaste offre à Daniel Craig le rôle de Lee, vieil homo américain qui vit sa vie de bohème au Mexique entre vapeurs d’alcool, abus de substances en tous genres et drague éperdue de jeunes hommes, souvent professionnels du sexe tarifé. A travers sa rencontre avec le jeune Eugene, lui aussi américain expatrié dans la ville de Mexico, Queer raconte la solitude de ce vieil homo, alcolo, junkie et désabusé, qui se retrouve démuni face à son désir pour ce jeune homme bien sous tous rapports.

    Guadagnino explore plus que jamais, dans ce grand film à l’esthétique renversante, les affres de la sexualité gay, des addictions et de l’obsession. La longue scène qui montre Lee, bière à la main et clope à la bouche, s’injectant sa dose, face caméra au rythme du Leave me alone de New Order est à la fois choquante, bouleversante et sublime. Collant au plus près au style déroutant et chaotique de l’écrivain qu’il adapte, il réalise avec Queer un véritable trip moite et halluciné vers un hypothétique nirvana, un film fascinant qui a tout pour devenir culte.

    Queer, un film de Luca Guadagnino avec Daniel Craig, Drew Starkey, Jason Schwartzman… En salles le 26 février.

    Crédit photo : Yannis Drakoulidis

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  • Emmanuel Grégoire, le député socialiste et apparentés, ancien 1er adjoint de la Maire de Paris a été élu co-président du groupe d’études sur les discriminations et les LGBTQI-phobies de l’Assemblée nationale. Il explique sur ces réseaux sociaux qu’« il y a urgence à se mobiliser pour faire reculer les actes LGBTQI-phobes. Cela passe par la prévention, l’accompagnement des victimes, la sensibilisation des institutions publiques et privées et la garantie de l’effectivité des droits. La lutte contre les discriminations, sous toutes ses formes, est un combat essentiel pour une République fidèle à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après le succès de ses précédents projets, David Kadouch dévoile Amours interdites, un album qui réunit les œuvres de sept compositeurs et compositrices homosexuels. De Francis Poulenc à Piotr Ilitch Tchaïkovski, Kadouch s’interroge sur la manière dont leurs amours cachés, souvent réprimés, influencent leur musique.

    Le pianiste, qui a toujours été fasciné par les histoires d'amour en musique, a voulu mettre en lumière des relations homosexuelles souvent ignorées. « Je ne voulais pas faire un simple pot-pourri », confie-t-il sur France Musique.  Son choix s’est porté sur des artistes qui ont exprimé leur orientation à travers leurs lettres.

    La correspondance de Tchaïkovski avec son frère Modeste, par exemple, révèle une souffrance poignante liée à son identité. Le musicien fait également honneur à des compositrices méconnues comme Ethel Smyth, dont une pièce évoque son amour pour la femme de son professeur. « Ce sont des témoignages de création envers et contre tout », souligne-t-il.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les temps sombres pour la communauté LGBT+ s'intensifient. Le média indépendant, Meduza, classé comme « extrémiste » et réfugié à  Riga en Lettonie, continue de relater la vérité sur la situation en Russie, malgré les risques encourus par ses journalistes, beaucoup d'entre eux ayant choisi l'exil pour protéger leur intégrité. Selon des sources fiables, la Russie a commencé à établir une liste des personnes LGBT+ vivant sur son territoire.

    Ce registre, qui s'étoffe au fur et à mesure des raids policiers, est le résultat d'une politique de plus en plus hostile envers les minorités sexuelles. Suite à la désignation des mouvements LGBT+ comme « terroristes », les persécutions se multiplient, entraînant une surveillance accrue des personnes concernées. Les LGBT+ russes vivent dans la peur constante de la répression, avec des arrestations arbitraires et des violences physiques en hausse. Les nouvelles législations qui criminalisent l'identité et l'orientation sexuelle ne font qu'aggraver un climat déjà délétère.

    Les violences homophobes, souvent passées sous silence, sont en hausse, incitant de nombreux membres de la communauté à fuir le pays.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au cœur des ténèbres. Les Galeries Montparnasse à Paris accueillent jusqu'au 11 mai une exposition itinérante unique en son genre, Serial Killer, qui invite les visiteurs à explorer l’esprit de certains des tueurs en série les plus tristement célèbres de l’histoire. Avec plus de 1 000 artefacts originaux, dont des objets personnels de figures comme Ted Bundy et Jeffrey Dahmer, cette exposition s’annonce comme un voyage fascinant dans les méandres du mal. « Âmes sensibles s’abstenir ! », prévient Art in the City.

    En effet, cette exposition, interdite aux moins de 14 ans, entraine le public dans une réalité glaçante, loin de la fiction. Les visiteurs peuvent s’attendre à découvrir des reconstitutions détaillées de scènes de crime, des dossiers d’enquêtes et des analyses psychologiques et scientifiques. « Tout est mis en œuvre pour décrypter l’énigme insondable du passage à l’acte des tueurs en série », souligne le site. On peut également explorer la psychologie des criminels via des stations de réalité virtuelle, offrant une perspective scientifique sur leur fonctionnement. Sous couvert d’un aspect ludique et avouons-le de voyeurisme de la part de ceux qui s’y rendent, Serial Killer, l’expo sert aussi un but éducatif. Démêler le vrai du faux et en apprendre davantage sur chaque cas. Du traitement des média, à l’opinion publique en passant par les professionnels de ce genre d’affaires comme la police, les avocats et plus intime avec les parcours de ces criminels, se tisse une toile complexe autour de chacun d’entre eux pour comprendre ce qui les a amenés à en arriver à produire de telles atrocités. 

    On se retrouve profiler, enquêteur, famille et victime, on pénètre littéralement dans la tête de ces meurtriers. Serial Killer propose une réflexion sur la fascination morbide que suscitent ces figures emblématiques. Une immersion saisissante et troublante. En franchissant le seuil de cette exposition, oserez-vous plonger dans l’esprit du mal ?

    Infos et billetterie ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Laijipa Naulivou, nommée directrice du rugby à la fédération fidjienne (FRU) le 1er février, a été remerciée le 5 février après des déclarations homophobes. Dans une interview au Fiji Sun, elle a déclaré : « je ne cautionne pas l’homosexualité des femmes dans le rugby ».

    Ces propos ont suscité une vive réaction, la FRU affirmant que ses commentaires « ne reflètent pas la position officielle ». L’ancienne internationale, a maintenu ses positions controversées, affirmant : « je me suis toujours prononcée contre cela, et je sais que je suis très impopulaire ». Elle a même suggéré d'écarter les femmes homosexuelles du rugby fidjien, arguant que « si cela affecte l’équipe, alors il faut l’enlever ». Sa vision a été alimentée par des allégations selon lesquelles la présence de joueuses homosexuelles aurait contribué à la mauvaise performance de l'équipe aux Jeux de Paris 2024 comme le rapporte le quotidien La Dépêche. Elle évoque un prétendu « problème gay » dans le rugby féminin, sans fournir de sources vérifiables. On ne pourra pas dire qu’elle n’a pas réussi un essai des plus expéditif ! 

    Julien Claudé-Pénégry
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