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  • Disney a décidé de ne pas diffuser un épisode de sa série Moon girl et Devil le dinosaure intitulé the Gatekeeper, axé sur un personnage transgenre, Brooklyn, en raison de thèmes LGBT jugés sensibles. Il se concentrait sur Brooklyn, une camarade de classe trans du personnage principal Lunella Lafayette alias Moon Girl. Au cœur de l'intrigue, un entraîneur homophobe empêche Brooklyn de participer à un match de volley-ball, mettant en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes transgenres dans le sport.

    Bien qu’il ait été approuvé auparavant, il a été retiré, ce qui a suscité une réaction négative de la part de l'équipe créative et d'autres professionnels de l'animation, qui l'ont qualifié de décision lâche. Certains ont suggéré que ce retrait était en partie influencé par le climat politique actuel et de l’arrivée de Donald Trump à la Présidence. D’autres soulignent l'importance de présenter des récits variés et inclusifs, surtout dans un contexte où de nombreux jeunes peuvent se sentir invisibles ou incompris. Une source de Disney a affirmé que cette décision avait été prise avant les élections récentes, tout en soulignant l'importance de la discussion parentale sur ces sujets. Cette situation met en lumière les enjeux de représentation des minorités dans les médias pour enfants et la responsabilité des entreprises envers la diversité. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Du 12 décembre 2024 au 29 mars 2025, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé à Paris, vous entraîne dans une fascinante rétrospective plonge les visiteurs dans l'univers riche et varié des films d'Antiquité, explorant l'influence de cette période sur le septième art, des Frères Lumière à Ridley Scott.

    L'Antiquité, loin d'être un simple cadre historique, est un véritable réservoir d'imaginaires qui a inspiré de nombreux réalisateurs à travers les âges. En se basant sur la littérature classique, les récits bibliques et les mythes, le cinéma a su donner vie à des fresques épiques et des aventures inoubliables. Des péplums aux comédies, l'exposition met en lumière plus de 200 œuvres emblématiques, de Ben-Hur à Gladiator, en passant par les héros mythiques tels qu'Hercule et Cléopâtre.

    Au-delà des films, l'exposition s'intéresse aussi aux savoir-faire nécessaires à la reconstitution de ces époques lointaines, mettant en avant la création de décors, de costumes et d'accessoires. Les visiteurs pourront admirer des pièces issues de collections prestigieuses, notamment celles de la Cineteca di Bologna et de la Cinémathèque française. Parallèlement, un cycle de projections en ciné-concert, du 26 février au 8 avril 2025, permettra de redécouvrir des classiques du cinéma muet, tels que Quo vadis ? et Cabiria, offrant une expérience immersive inédite. Cette exposition nous embarque à travers le temps et l'imaginaire, célébrant le pouvoir évocateur de l'Antiquité au cinéma.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Gabon a adopté une nouvelle constitution qui, tout en rejetant les appels à criminaliser l'homosexualité, garantit le respect de la vie privée. Le 16 novembre, lors d'un référendum, les Gabonais ont voté à plus de 90 % en faveur de ce texte, fruit de négociations entre les autorités militaires et la société civile, malgré une participation de 55 %. Bien que des avancées notables pour les droits des LGBT+ aient été intégrées, le texte définit le mariage comme union entre un homme et une femme, excluant ainsi les couples de même sexe.

    Ce tournant intervient après le coup d'État d'août 2023, mettant fin à 56 ans de régime Bongo et marquant une volonté de retour à la démocratie. Le Gabon, qui a criminalisé l'homosexualité en 2020 [et l'a dépénalisée l'année suivante], montre qu'une autre voie est possible, sans posture électorale ni cadrage manichéen du bien contre le mal. 

    Bruno De
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  • On y va la fleur au fusil, en s’attendant à un drag show, du lipsync’. Rien de tout cela : Dhyepha se raconte, nous raconte, les queers, gays, lesbiennes, non genrés etc. On ressort de ce seul en scène bien moins con, en ayant appris sur l’identité et l’orientation de genre, mais aussi sur sa sexualité.

    Une psychanalyse d’une bonne heure, sans les désagréments financiers et médicamenteux d’un psy, mais avec l’humour et l’énergie débordante d’un.e artiste prometteur. Jusqu’en juin la Comédie des 3 Bornes, 32 rue des 3 bornes, 75011 Paris. Vous pouvez aussi retrouver Dhyepha certains vendredis à la soirée stand up Yass Queen Comedy du bar Merci Marsha (rue Richard Lenoir).

    Bruno De
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  • Plongez en 2025 avec le calendrier drag 2025, imaginée par Jean Ranobrac, le photographe emblématique de la scène drag. Ce calendrier, véritable ode à cette culture, met sous le feu des projecteurs notamment Kam Hugh, Moon, Afrodite Amour, et bien d'autres, qui à travers des portraits vibrants célèbrent l'art du drag. Chaque mois offre une immersion dans un monde coloré et inspirant, où la créativité et l'expression de soi brillent de mille feux. En plus d'être un régal pour les yeux, ce projet soutient l'ARDHIS, œuvrant pour les droits des personnes LGBTQIA+ en situation d'immigration. Offrez-vous une année 2025 délicieusement drag tout en faisant la différence !

    Calendrier Drag 2025, de Jean Ranobrac, Ed. First, coll. Pride, 25 pages, 19,95€.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Istanbul : un festival trop queer

    Queer, cinema

    La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.

    Les organisateurs ont été informés peu avant l'ouverture que cette décision était justifiée par un contenu jugé provocateur, menaçant l'ordre public. MUBI a dénoncé cette mesure comme une atteinte à la liberté d'expression, affirmant que les festivals doivent célébrer l'art et la diversité.

    Malgré la décriminalisation de l'homosexualité en 1858, l'homophobie d'État se renforce en Turquie, sous le régime de Recep Tayyip Erdoğan, qui stigmatise régulièrement la communauté LGBT+. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • On pourrait croire à un conte de fées que cette histoire d’une petite fille qui rate son entrée à l’opéra Garnier mais réussit pleinement sa carrière de meneuse de revue dans les plus grands cabarets parisiens. Estelle Danière se confie dans ce spectacle intimiste tout en levant la jambe et en gouaillant. A l’aide de textes variés, de Gainsbourg à Nougaro en passant par Prévert, elle nous emmène dans les méandres d’une vie de paillettes, de strass mais aussi de coups (pas seulement de blues). Si telle est sa vraie vie, elle en a vu et nous la montre presque nue. Jusqu’au 30 décembre à la Divine Comédie, 2 rue Saulnier, 75009 Paris.

    Réservation ici.

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    Bruno De
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  • Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le chanteur américain de R'n'B Khalid qui a sorti son dernier album Sincere en août, a annoncé son homosexualité le 23 novembre sur X. Cela fait suite à un outing orchestré par l'influenceur dominicain Hugo D Almonte. Après que ce dernier ait critiqué leur relation dans une série de tweets, Khalid a réagi avec humour en postant l'émoji du drapeau arc-en-ciel, déclarant : « eh voilà. On passe au sujet suivant s'il vous plaît lol ».

    Dans une déclaration au magazine culturel numérique Vulture, Almonte a affirmé que son intention n'était pas d'outer Khalid, mais de partager sa propre expérience. L’artiste de 26 ans, Khalid qui a exprimé son soutien à sa communauté de fans, a également affirmé : « soyons clairs, je n’ai pas honte de ma sexualité ! En réalité, ça ne regarde personne. Mais je suis O.K. avec moi-même ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.

    Cette affaire montre la réalité des crimes homophobes en Espagne, où 364 actes haineux ont été signalés en 2023. Les associations LGBTQI+ saluent le verdict comme un progrès, tout en appelant à des mesures renforcées contre la haine. Samuel Luiz demeure un symbole de la lutte contre l'intolérance.

    Julien Claudé-Pénégry
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