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  • Après la Marche des Fiertés du 22 juin dernier, la librairie Sauramps devait accueillir une lecture de contes par des drag queens. Le collectif la Culotte, qui en est à l’origine, valorise l'art transidentitaire et lutte contre les discriminations à l'encontre des artistes transgenres. 

    Après un déluge de haine sur les réseaux sociaux mais aussi des appels anonymes, la direction a préféré renoncer pour des raisons de sécurité : « nous sommes désolés que la visibilité que nous leur avions apportée se retourne aujourd'hui contre eux à cause de quelques personnes qui revendiquent régulièrement le droit à la liberté d'expression, mais ne tolèrent pas  l'expression libre à partir du moment où elle n'est pas en accord avec leur point de vue. »

    L’événement est reporté sine die, un signalement effectué aux forces de l’ordre. En outre, l’association déplore un manque de soutien de la mairie.

    Bruno De
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  • Le fast food de Segré-en-Anjou-Bleu a été reconnu coupable de harcèlement moral et discrimination en raison de l’identité de genre à l’encontre d’une employée. Si ses collègues avaient compris et accepté la transition de Syntia, il n’en était pas de même pour sa direction. 

    Interdiction de se maquiller, obligation pour ses coéquipiers de l’appeler par son ancien prénom masculin.

    Si son identité à l’état civil est encore masculine, le tribunal a indiqué que l’employeur a un devoir d’inclusion.

    Bruno De
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  • On se souvient d’un 22 novembre 1963. De ces quelques images glaçantes et du regard perdu de la Première Dame que fut Jacqueline Kennedy lors des tirs qui emportèrent son mari, le 35e Président des Etats-Unis d’Amérique JFK lors d’un voyage à Dallas. Le mythe naissait. Mais qui était-elle vraiment côté public et privé ? Pour le découvrir, une exposition magistrale à l’Espace Hôtel de Lagoy à Saint Rémy de Provence vous invite à rendre hommage à cette femme d’exception, à l’occasion du 30e anniversaire de sa disparition. Celle qui a marqué des générations entières par sa prestance, son élégance, ses activités philanthropiques et son goût prononcé pour l’art se voit aujourd’hui honorée à travers Jacqueline Kennedy : parlez-moi d’amour. Une mise en scène immersive sous forme d’autobiographie de Jacqueline Kennedy Onassis à travers le temps.

    Plus de 220 photos retracent les grands moments de sa vie, de l’image léchée que nous en avons à son intimité avec John Fitzgerald Kennedy.

    Grace à la reconstitution la plus fidèle du bureau ovale à la Maison Blanche tel qu’il était sous le mandat de son défunt époux à la cabine présidentielle dans l’avion Air Force One, vous pénétrez dans les coulisses d’une vie à la fois politique et privée. Sans compter l’impact de la Première Dame dans le monde de la culture et les arts américains. Vous pourrez notamment revivre les concertos de l’époque qui sont interprétés dans la cour en plein air de l’Hôtel de Lagoy. Et si vous souhaitez prolonger cette balade dans l’univers de Jackie Kennedy, pourquoi pas participer sur réservation à un dîner de Gala des plus prestigieux, le 10 août à Tête d’Ail pour mettre une touche d’exceptionnel à cette visite sur les traces de l’une des icônes du XXe siècle.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Savez-vous comment Hollywood a usé de stratagèmes pour déjouer la censure et parler d’homosexualité à l’écran ? The Celluloid Closet, actuellement disponible sur le portail France.tv, propose un passionnant voyage à travers les subterfuges mis en place par les scénaristes. Plus de 120 extraits de films sont passés à la moulinette et commentés par les plus grands noms du 7e art américain pour expliquer de Ben Hur à My Beautiful Laundrette en passant par Basic Instinct ou encore Philadelphia. Inspiré du livre éponyme, The Celluloid Closet de Vito Russo, ce documentaire sorti en 1995 démontre comment des acteurs tels que Tom Hanks, Sharon Stone, Susan Sarandon ou encore Whoopi Goldberg se sont joués des interdits avec ces désirs défendus à l’image. Avec la complicité des scénaristes, ils confient un florilège aussi inédit qu’époustouflant d’anecdotes retraçant plus de 100 ans de tournage. Malicieux et contestataire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Biarritz : l’été à l’Homme O bar

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Il y a peu d’offres LGBTQIA+ sur la côte basque. Donc on court à l’Homme O Bar qui sera ouvert 7 jours sur 7 tout l’été (21h-2h) avec des soirées thématiques à foison : roue de la chance, soirée maillots de bain, shows sexy, concours de caleçon/jockstrap mouillé, etc. Au sortir de la plage, l’apéro dans un bar sympa fait toujours du bien.

    36 avenue de Verdun

    A suivre ici.

    Bruno De
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  • Quand on est un couple homosexuel au féminin et que l’on souhaite faire famille, on doit slalomer plus que de raison entre les injonctions sociétales et les diktats d’un monde hétéronormé. Patience mon amour est une série publiée depuis le 24 juin sur le compte Instagram arte_asuivre, le site d’Arte et leur chaîne Youtube. Après une première saison - diffusée sur Instagram et récompensée au festival de La Rochelle par le prix de la meilleure série de format court, ces 31 épisodes de 2 à 4 minutes qui composent cette seconde saison, nous propulsent dans l’intimité de la parentalité à proprement parler. 

    On y suit Alice et Gabrielle qui élèvent leur fils né après un long parcours de PMA. C’est incisif, tendre, non dénué d’humour, parfois grinçant mais surtout pointant du doigt le chemin qui reste à ce duo pour se définir, se construire en tant que parents dans les méandres d’une administration alambiquée. S’inspirant de sa propre expérience de la maternité, la réalisatrice Camille Duvelleroy fait de l’irruption du confinement de 2020 un ressort narratif qui, en menaçant de dynamiter le couple, souligne la difficulté d’élever un enfant en vase clos. Mais surtout le traitement du sujet se veut avant tout ouvertement politique et montre les luttes et les difficultés d’être une famille lorsque l’on est hors cadre.

    arte.tv/digitalproductions/fr/patience-mon-amour/

    Crédit photo Bachibouzouk

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Partir dans un autre pays pour les vacances est un véritable casse-tête pour les LGBT, comme le démontre un sujet de BFMTV. Choisir une destination donne l’impression de devoir faire le parcours du combattant pour s’assurer que tout est safe sur place. Comprenez par-là que les LGBTphobies sont dans de nombreux Etats monnaie courante. 

    L'homosexualité est illégale dans une soixantaine de pays et la transidentité n'est toujours pas reconnue dans une large partie du monde, selon l’association ILGA.

    Force est de constater que pour contrecarrer de mauvaises surprises à l’arrivée, il est primordial d’aller consulter les recommandations mises à jour et à disposition pour le ministère des Affaires étrangères.

    Pour garantir aussi de ne pas souffrir d’actes verbaux ou physiques, des sites et des plateformes de réservations comme Misterbnb proposent un large choix de logements à travers le monde destinés aux LGBTQIAP+.

    Néanmoins, il faut rester sur ses gardes, et bien que cela soit dur à écrire, avouer que dans certains lieux, il vous faille soit mettre votre fierté de côté pour éviter tout incident soit changer de zone de villégiature. Alors oui, faire semblant, se cacher n’est pas ce que nous souhaitons mais à vous de décider : boycotter les nations qui n’autorisent pas l’homosexualité ou jouer le jeu en connaissance de cause et à vos risques et périls à flirter avec la loi en vigueur dans le territoire de vos rêves.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au lieu de supporter Némo, le gagnant suisse de la dernière édition de l’Eurovision, les médias de la Suisse romande n’ont de cesse de mégenrer le jeune artiste queer, rapporte le site 360.ch. 

    Un comportement aussi fâcheux qu'irrespectueux. Lui, qui dans le texte de sa chanson explique casser les codes de la binarité de genre, bute face à des journalistes entêtés à le définir exclusivement par un genre masculin, lui qui a exprimé expressément « son désir de s’identifier par des pronoms neutres ou, faute de mieux, d’utiliser son prénom ». Cela démontre au-delà de la bêtise des plumes de ces journaux qui s’évertuent à ne pas considérer la non-binarité de Némo que le problème est bien plus profond. En effet, il semblerait que la Suisse ait encore une réticence flagrante faire exister la notion de troisième sexe.

    Les partis politiques ne s’entendent pas sur ce changement bien que tous s’accordent à reconnaître la Suisse dans sa pluralité. Espérons que les choses évoluent dans le bon sens.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le laboratoire pharmaceutique Gilead vient de rendre public le 20 juin les résultats d’un premier essai clinique autour de son traitement Sunlenca (la molécule s’appelle le lénacapavir), destiné à protéger du VIH avec deux injections annuelles seulement. Ce nouveau médicament est intéressant à la fois pour les personnes qui vivent avec le VIH et qui voient ainsi leur vie facilitée par cet allègement thérapeutique, mais aussi en prévention (PrEP) puisqu’à l’issue d’un premier essai, les retours sur ce médicament expérimental sont très positifs : aucune des 5 300 femmes dans l’essai n’a été contaminée par le VIH. Gilead prévoit de partager les données d’un deuxième essai de prévention du lénacapavir, en cours, sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes en début d’année prochaine. Si ces résultats sont également positifs, la société pourrait commercialiser le lénacapavir pour la PrEP dès fin 2025.

    Franck Desbordes
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  • Il y a 15 ans disparaissait Alain Bashung. Son style, ses textes, son grain de voix, ont à jamais marqué des générations. C’est notamment le cas de Sébastien Vion, artiste protéiforme qui se mue en Corrine et vous attire dans son monde déjanté, électrisant et vibrant pour ne plus jamais vous lâcher. Après avoir pris forme sur les planches de chez Madame Arthur, Madame Ose Bashung qui rend un hommage à l’un des plus grands monstres de la chanson française comme seul cette troupe peut le faire, Alain Bashung, s’empare du Théâtre du Rond-Point du 12 au 28 décembre. A ses côtés, ceux qui font partie de l’aventure depuis le début. Brenda Mour et Patachtouille, virtuoses vocales perruquées, redonnent vie aux plus grands titres du chanteur de rock.

    Au piano, Charlie Voodoo fait virevolter les mélodies de ce tour de chant unique. Invités du show le guitariste Christophe Rodomisto et le Quatuor du Rainbow Symphonique Orchestra qui vous entraîneront dans une chevauchée musicale de Osez Joséphine à La nuit je mens en passant par Bijou, Bijou, Ma petite entreprise ou encore Madame Rêve. Pendant une heure et quart, Madame Ose Bashung nous propulse dans un show troublant tant par la magie qui opère que par cette impression bizarre que Bashung est là, derrière le micro. Troublant, passionné et généreux, un délice.

    Madame Ose Bashung, du 12 au 28 décembre 2024, Salle Renaud-Barrault, Théâtre du Rond-Point Paris.

    Infos/réservations ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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