
Voilà un festival éclectique : du 18 au 30 novembre, 12 jours dédiés à la création permettant de rendre visibles les thématiques lgbtqia+, 6 spectacles vivants (théâtre, cabaret, marionnettes et danse), 6 projections de films et série, une nuit Liberté (DJ set et performances drag) et une soirée Nomad’ Dancefloor. Derrière le terme intrigant de « queer », il y a la volonté d’aborder la question des sexualités à travers le prisme de la création artistique et de parler librement d’identités, d’orientations, de genres et des systèmes normatifs qui les contraignent souvent. Les Ouvreurs poursuivent également leur travail de sensibilisation et de prévention des discriminations lgbtqiaphobes.
Ils proposent durant le festival des médiations auprès de publics scolaires.
Programme complet et lieux ici.

En octobre dernier, Rome a été le théâtre d'une tragédie qui a choqué les jeunes et les utilisateurs des médias sociaux : Nicolò Fraticelli, un Tiktokeur de 21 ans, a mis fin à ses jours. Le jeune étudiant, connu pour ses vidéos sur la plateforme, avait récemment partagé son malaise et son sentiment de solitude avec ses abonnés, suscitant à la fois empathie et critique. Nicolò avait osé se montrer vulnérable en déclarant dans l'une de ses vidéos : « je suis une personne seule et triste, qui souffre beaucoup en ce moment. » Malgré sa franchise, son appel à l'aide a été accueilli par des accusations de « victimisation », des remarques qui, selon certains, ont pu peser lourdement sur son état mental. Des milliers de jeunes l'ont suivi et ont été touchés par sa confession, mais d'autres l'ont vigoureusement critiqué, aggravant son sentiment d'isolement.
Depuis le 1er novembre, changer de genre en Allemagne est une formalité ultra simple. Déjà 15 000 personnes auraient déposé une demande selon le magazine Der Spiegel. Le gouvernement d’Olaf Scholz a adopté une loi qui permet sur simple déclaration à l’état civil de choisir entre féminin, masculin, divers ou « sans mention de genre ». 
Le dimanche 27 octobre, Séoul a été le théâtre d’un rassemblement exceptionnel. Près de 1 million de personnes (selon les organisateurs) se sont réunies pour dénoncer les droits des personnes LGBT+. Cette messe géante, organisée par des groupes chrétiens, visait à « expier les péchés du pays » face aux récentes évolutions législatives en matière de droits des homosexuels, notamment une décision de justice qui permet aux couples de même sexe de bénéficier de la Sécurité sociale. 
Génération Out a été créée pour rompre l’isolement des jeunes LGBTQIA+ (18-30 ans) et leurs allié.e.s. En effet, le Var a réellement besoin de structures communautaires et surtout de soutien, face à un environnement politique parfois « hostile ».


Les copines du Barouf, célèbre bar lesbien (mais pas que) de la rue Saint Martin profitent désormais d’une retraite bien méritée et ont laissé la place à une nouvelle équipe qui a renommé le lieu les Aimant.e.s. Un p’tit coup de pinceau pour rafraichir, mais le lieu garde la même ambiance bon enfant et ouvert à tous.tes.
Double mauvaise nouvelle : la fermeture de deux établissements queer alsaciens. La baisse de fréquentation aura eu raison du So Crazy et du Z Bar. Pourtant, ils représentaient des espace festifs et d’expression militante pour de nombreux groupes et associations. On ne le répètera jamais assez : la première façon de militer est simple : soutenir nos lieux queer en les fréquentant !
La première exposition LGBT+ en plein air de l’île aurait pu se passer d’une telle publicité : 9 œuvres célébrant l’amour et la diversité ont été dégradées en marge d’une manifestation contre la vie chère à Fort-de-France. Les autorités locales ainsi que l’association organisatrice ont porté plainte. Kap Caraïbe dénonce un « climat de haine et d’intolérance » au sein de la société martiniquaise.
On ne manque pas d’humour quand on est LGBTQIAP+, qu’on se le dise. Là où des cathos intégristes le 7 octobre dernier ont organisé une prière de rue homophobe pour «réparer le mélange de blasphème, de satanisme et d’idéologie LGBT» de la cérémonie d’ouverture des JO, le collectif militant Inverti·e·s a organisé le jeudi 31 octobre une grande cérémonie de ré-homosexualisation de la passerelle Debilly ! Baptisée opération Dionysos, et pour se moquer de la perception de ces croyants qui y ont vu la Cène de Jésus insultée, nous étions tou.te.x.s invité.e.x.s à venir costumés pour parader et redonner des couleurs de la vie, de la diversité sur ce pont qui fut le théâtre de toutes les perversités.