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  • Après la PrEP qui protège du VIH (avant et après l’exposition potentielle au virus), voici peut-être prochainement en France la PEP pour les IST (après l’exposition potentielle aux Infections Sexuellement Transmissibles).

    Doxy-PEP est le nom du protocole utilisant un antibiotique : la doxycycline, administrée après les rapports sexuels non protégés. Plusieurs études sont en cours ou ont déjà été menées dans le monde et ont permis de constater une baisse significative des infections aux IST. Bien que les recherches soient restreintes, les perspectives sont encourageantes au regard des résultats positifs déjà recueillis. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont même proposé des directions pour son utilisation. « Pour se protéger des IST, il suffirait de prendre 200 milligrammes de doxycycline dans les 72 heures suivant un rapport sexuel sans préservatif », a expliqué à IFLScience le Dr Manik Kohli. Alors que « le taux de dépistage de ces trois IST continue à augmenter en 2022 comme depuis plusieurs années, en dehors d’une baisse ponctuelle en 2020 », indique Santé Publique France, cette pilule du lendemain pourrait débarquer sous peu en France. En attendant, ne prenez pas ce médicament sans ordonnance de votre médecin. 

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  • Il n'y a pas que Stonewall dans la vie. A travers l'expo Queer California, qui se tient au 109 jusqu'au 29 avril, le festival In&Out rend hommage à la Californie et à celles et ceux qui ont marqué l'histoire LGBT+ des années 40 à nos jours. Une expo aussi artistique qu'éducative à ne pas manquer. 

    Montrer ce que la Californie a apporté à l'histoire LGBT+. C'est l'ambition de l'exposition Queer California, au 109 à Nice, dans le cadre du festival In&Out. Une expo tout aussi artistique qu'éducative, qui propose photos, films, conférences ou ateliers. Côtés photos, le clou du spectacle ce sont les incroyables photos des Soeurs de la perpétuelle indulgence de Jean-Baptiste Carhaix. Le photographe français, mort en 2023, a réalisé entre 1981 et 1983 une série de clichés des miltant.es de ce mouvement né à San Francisco en 1979. Les amis du patchwork des noms ont également prêté plusieurs de leurs patchworks. Ce projet qui rend victime aux morts du sida a été fondé notamment par le militant californien Cleve Jones, ancien assistant d'Harvey Milk. 

    Sur tout le parcours de l'exposition une série de panneaux expliquent tout ce que le mouvement LGBT+ doit aux californiens. D'Harry Hay, fondateur de la première association gay américaine, la Mattachine Society à Armistead Maupin, l'écrivain des Chroniques de San Francisco, en passant par Gilbert Baker, créateur du Rainbow Flag et beaucoup d'autres. Pour en savoir plus sur l'histoire du mouvement en Californie, vous pourrez assister dimanche à la conférence de Guillaume Marche, professeur de civilisation des États-Unis à l’Université Paris-Est Créteil. 

    Enfin, In&Out oblige, il y est forcément question de cinéma. Après la projection du documentaire consacré aux Cockettes le soir du vernissage, ne ratez pas les autres documentaires The Times of Harvey Milk, consacré à l'homme politique gay, assassiné en 1978, Screaming Queens (photo) de Susan Stryker, qui revient sur l'émeute de la Compton Cafeteria ou les films Kaboom, de Gregg Araki, Tangerine de Sean Baker ou encore Howl de Rob Epstein et Jeffrey Friedman.  Ce vendredi, le journaliste Didier Roth-Bettoni, auteur du livre L'homosexualité au cinéma, propose également une écoute publique de son documentaire sonore consacré à deux figures du cinéma queer expérimental, l'américaine Barbara Hammer et le britannique Derek Jarman. 

    Queer California, du 23 au 28 avril au 109, 89, route de Turin.

     

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  • 2 hommes ont été découverts morts dans leur appartement. Leur décès remontait à plusieurs jours. L’autopsie a conclu à une consommation excessive de GHB et de 3 MMC. Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas eu d’intervention d’une ou plusieurs tierces personnes. En outre, 2 autres hommes ont fait de graves malaises, toujours à Bordeaux, quelques jours avant. Sans porter de jugement, nous ne saurions jamais trop conseiller de se rapprocher d’associations telles que Aides ou Enipse afin de connaître le « bon » usage, mais surtout comment se faire aider en cas d’addiction.

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  • Farouche opposante aux transgenres, l’écrivaine à succès continue ses provocations haineuses.

    La réalité est cruelle. L’autrice écossaise JK Rowling, auteur de la sage Harry Potter qui a bercé la jeune génération queer avec ses aventures d’apprentis sorciers, est depuis de nombreuses années devenue une ennemie de la cause LGBTQ+. Notamment à cause de ses positions et de ses déclarations transphobes récurrentes qui lui ont valu de de devenir l’égérie des TERFS (pour Trans-Exclusionary Radical Feminist). Une division du féminisme qui refuse de considérer les transgenres comme des femmes à part entière et cherche à les exclure des luttes et des associations pour le droit des femmes ou des espaces féminins. Très remontée contre l’entrée en vigueur le 1er avril d’une loi contre l’incitation à la haine et à la transphobie adoptée en Ecosse, l’écrivaine s’est fendue sur les réseaux sociaux d’une série de post haineux et incitant à la violence. N’hésitant pas, entre deux salves offensantes, à dénoncer ce qu’elle considère comme une insulte à la liberté d’expression et opposer les droits des femmes et ceux des transgenres, ces derniers représentant, selon l’écrivaine, un danger pour le droit des femmes. 

    Une haine tenace

    Déclarant pour sa défense : “Il est impossible de décrire précisément ou s’attaquer à la réalité de la violence et de la violence sexuelle commise à l’encontre des femmes sauf si on a le droit d’appeler un homme un homme (…) Si la simple constatation du sexe biologique d’une personne est considérée comme criminelle, c’est que la liberté d’expression et d’opinion est gravement menacée en Ecosse“, l’écrivaine s’est dite même prête à être arrêtée par la police vu ses positions haineuses et obsessionnelles sur les trans. Ce à quoi la police écossaise a répondu que les propos de JK Rowling “n’étaient pas considérés comme criminels et ne feraient l’objet d’aucune action”, pendant que le premier ministre Rishi Sunak, très conservateur, lui manifestait son soutien. Pour rappel, les association STOP Homophobie et Mousse viennent de porter plainte contre Dora Moutot, militante anti-trans et TERF française pour ses propos transphobes en espérant que la justice française soit moins laxiste que l’écossaise !

    Photo : JK Rowling - Source : Shutterstock - Picture by James McCauley - Featureflash

    Jean Jacob
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  • +48% pour les cas de gonorrhée (chaude pisse) avec 70 881 cas, +34% pour les cas de syphilis avec 35 391 cas, +16% pour les cas de chlamydia avec 216.508 cas, selon le rapport annuel du Centre européen de contrôle de maladies qui couvre les 27 pays de l’Union européenne. Et le réel problème est que ces chiffres sont forcément sous-évalués puisqu’il ne s’agit que des cas dépistés, sachant que la plupart des IST ne provoquent pas de symptômes visibles et que l’on peut donc vivre plusieurs années avec une IST sans même le savoir.

    La faute, principalement, à un manque d’éducation sexuelle à l’école et tout au long de la vie (dire par exemple que l’on peut attraper une IST juste avec des caresses ou des baisers et pas seulement par la pénétration et la fellation), la faute à la stigmatisation stupide associée aux IST aussi, et à l’insuffisance de campagnes rappelant la nécessité de dépistages réguliers, même en l’absence de symptômes, dans tous les publics, hétéros et LGBTQ+.

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  • Enfin ! Les premières études officielles commencent à sortir et démontrent qu’il y aurait moins d’IST chez les personnes qui se protègent du VIH avec la PrEP et qui donc se font dépister très régulièrement pour les IST (et soigner immédiatement en cas de découverte). Ce sont les résultats récents d’une étude américaine incluant 755 hommes sous PrEP, de 18 à 28 ans.

    On a envie de dire que la chose paraît logique puisqu’en France, ce dépistage est obligatoire tous les 3 mois, mais les anti-PrEP argumentaient que la PrEP (avec donc très souvent la non-utilisation du préservatif) allait provoquer une explosion des IST. L’augmentation du nombre de cas d’IST a bien lieu, certes, mais ce n’est pas du côté des PrEPeurs qu’il faut forcément agir et communiquer prioritairement, mais plutôt auprès de celles et ceux qui utilisent le préservatif régulièrement sans jamais se faire dépister, auprès de celles et ceux qui vivent avec le VIH, qui n’utilisent plus le préservatif et ne se font pas dépister régulièrement, et auprès de celles et ceux qui ne se protègent pas du tout. Et pourquoi pas les convaincre d’utiliser la PrEP qui permet de casser les chaines de transmissions du VIH… et des IST donc.

    Source : Remaides

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  • Après la PrEP qui protège du VIH (avant et après l’exposition potentielle au virus), voici peut-être prochainement en France la PEP pour les IST (après l’exposition potentielle aux Infections Sexuellement Transmissibles).

    Doxy-PEP est le nom du protocole utilisant un antibiotique : la doxycycline, administrée après les rapports sexuels non protégés. Plusieurs études sont en cours ou ont déjà été menées dans le monde et ont permis de constater une baisse significative des infections aux IST.

    À San Francisco, l'une d'entre elles débutée en octobre 2022 met en évidence la réduction de moitié « des cas d’incidence de la syphilis précoce et de la chlamydia chez les hommes gays et bisexuels et les femmes transgenres »*. C’est un peu la « pilule du lendemain » pour les IST.

    Il reste toutefois des doutes à lever : celui de l’antibiorésistance potentielle sur le long terme. Et puis, la doxycycline est un antibiotique qui donne souvent des maux de ventre et dont nous ne connaissons pas les effets secondaires sur la flore intestinale sur le long cours en cas d’utilisation prolongée, notamment sur les bonnes bactéries qui peuplent nos intestins.

    Il n’en reste pas moins que cette PEP est déjà très largement utilisée en France, souvent de manière sauvage, sans suivi médical, avec des achats de médicaments sur le web ou entre amis, sans savoir ce que ces médicaments hors-circuit contiennent réellement. Il y a donc urgence à légiférer sur ce point.

    Source : doctissimo

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  • Il est des ouvrages qui par leur éclairage changent à jamais la vision que nous avons de certaines choses. Flamenco Queer est de ceux-là ! Cette pratique culturelle andalouse qui unit danse, musique et chant a été genré au masculin et pourtant, Fernando López Rodríguez, artiste, chorégraphe et chercheur dans le monde du flamenco contemporain, revient sur cette norme pour démontrer que loin des apparences, nombreuses sont les personnalités connues comme José Pérez Ocaña ou Israel Galván ou plus discrètes ont mis en doute cette affirmation et fait exploser cette croyance.

    L’histoire montre que les faits sont plus inclusifs que ce que les hommes ont voulu exposer. A travers des documents qui étayent ses propos, il expose l’envers du décor et prouve qu’artistes hybrides et féministes, ceux au genre fluide et les transformistes ont participé à perpétuer cette tradition folklorique autant dans les tablaos, que dans les rues comme sur les plus grandes scènes. Flamenco Queer ne réécrit pas la grande Histoire de ce patrimoine immatériel de l’humanité, il rectifie les dires au fil de l’évolution de cet art. Un palpitant voyage en compagnie de ceux et celles qui ont été les acteur.rice.s d’une dissidence sexuelle et de genre du Flamenco. 

    Flamenco Queer de Fernando López Rodríguez, Collection Tête-à-tête, Ed. L’Arche, 160 pages, 16€.

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  • L’amour, l’amour, l’amour… toujours l’amour. Alex Norris, connu pour les strips qui ont fait son succès via sur son compte instagram Webcomic Name, est un portraitiste de l’intime. Avec How To Love, un guide universel des sentiments et relations, il examine les questionnements que nous avons tou.te.s lorsque l’amour vient pointer le bout de son nez. Le style de Alex Norris se veut minimaliste et expressif à souhait.

    En quelques cases, il met en perspective nos approches de l’être aimé et le tour est joué. A la fois doux et coloré, intelligent et bienveillant, il aborde toutes les formes que les rapports à l’amour peuvent prendre et analyse les variables qui en découlent. Du célibat au crush, de la possibilité d’aimer plusieurs personnes en même temps jusqu’à savoir à quoi doit ressembler une relation quand on est en couple ou encore quand dire « je t’aime », cet ouvrage se fait didactique et léger pour dédramatiser les situations mêmes les plus insoupçonnées.

    Sans jugement, il aborde les refus envisageables, les chamboulements qu’un cœur qui s’emballe provoque, la frénésie qui nous habite à certains moments et les déceptions qui peuvent casser une passion… C’est non sans humour que les histoires ultra courtes sous formes de vignettes nous entraînent dans les tumultes de l’amour de A à Z et dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Réfléchi, construit et savoureux de bout en bout, How To Love est à lire, relire, offrir à ses proches, à conseiller aux adolescents, à filer à sa moitié, à ses amant.e.s… 

    En gros vous l’aurez saisi, ce roman graphique est tellement utile qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale !

    How to Love de Alex Norris, Ed. Saltimbanque, 224 pages, 15,90€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La Miss Orlando de Pose, la célèbre série de Ryan Murphy, n’est plus. « Notre bien-aimée Cecilia Gentili est décédée ce matin pour continuer à veiller sur nous en esprit », indiquait une communication sur son compte Instagram. L’actrice transgenre s’est est allée à l’âge de 55 ans. Murphy la révéla aux yeux du monde sous les traits d’une femme d’entreprise qui proposait de la chirurgie esthétique à petit budget dans les épisodes de la série qui célèbre le milieu du voguing. Tout.e.s ses confrères et consœurs ont rendu un fervent hommage à cette Argentine de naissance qui avait fait son coming out en 1984 avant d’obtenir l'asile aux États-Unis en 2012. Figure emblématique de la défense des droits des personnes transgenres, militante de première ligne en faveur de la décriminalisation et de la déstigmatisation des travailleuses du sexe, elle avait fondé une association venant en aide à cette communauté et un centre baptisé Callen-Lorde qui propose des soins de santé aux communautés LGBTQ+ de New York.

    Julien Claudé-Pénégry
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