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  • C’est dans les tuyaux depuis bien longtemps à Marseille. La cité phocéenne doit accueillir une Halte Soins Addictions. Pour cela, onze nouveaux lieux en centre-ville ont été proposés, se réjouit Michel Bourrelly. Là où les détracteurs veulent y voir une salle de shoot propice à de la consommation légale de drogues, les soutiens précisent que « ce projet de santé publique (est) plébiscité par les acteurs de terrains, les professionnels du soin et du médico-social » comme le précise Michèle Rubirola, adjointe au maire.  Il faut préciser que ces lieux ne sont pas des salles de shoot mais des « salles de consommation à moindres risques » avec un suivi médical pour permettre aux personnes dans le besoin d’avoir une assistante et un accompagnement.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Et c’est la PrEP qui trinque ! Un infectiologue, Ingo Ochlast, vient d’alerter publiquement sur les ruptures de stocks de médicaments qui protègent contre le VIH (Truvada et génériques) et craint que le nombre d’infections reparte à la hausse. On ne sait pas si les pénuries touchent aussi les traitements des personnes qui vivent avec le VIH... En France, nous n’avons pas encore connu de vrais épisodes de rupture de stocks sur ce genre de médicaments, mais dans le doute, pour ceux qui vivent avec le VIH et qui ont la chance de prendre leur traitement 4 jours sur 7, vu qu’il est possible de renouveler son ordonnance tous les 30 jours, cela permet d’avoir à terme une boîte d’avance. Passez-vous l’info... au cas où.

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  • Littérature : L’ultime liberté

    Littérature-Librairie

    Berne en Suisse sera à jamais un lieu de mémoire pour Jean-Luc Romero-Michel. En 2021, il y accompagnait pour son dernier voyage Alain Cocq, condamné à supporter d’atroces souffrances à la suite d’une maladie incurable, alors qu'il ne cessait de réclamer de partir en paix chez lui au lieu de devoir s'exiler pour partir sereinement. Pour cet activiste de la première heure pour le droit de mourir dans la dignité, la question d’une législation française pour la fin de vie est une urgence. Le serment de Berne, de la mort solitaire à la mort solidaire, n’est pas qu’une promesse faite à Alain Cocq, c’est un plaidoyer qui valide la nécessité pour la France d’avancer sur cette question si épineuse mais légitime et pressante. Pourquoi devoir se réfugier dans un autre pays pour pouvoir faire ses adieux. Dans cet ouvrage d’une incroyable humanité Jean-Luc Romero-Michel compare, analyse, fait le point sur l'histoire de cette requête à travers des témoignages, et des mises en perspectives de ces gouvernements qui ont sauté le pas. Quand on sait qu’en avril 2023, une Convention citoyenne s’est prononcée à 75% pour l’autorisation de l’euthanasie et du suicide assisté, on peut se demander ce qui bloque encore et toujours dans les hautes sphères. Alors oui « ce livre est un cri. Si notre vie nous appartient, il faut absolument en être de même pour notre mort », comme écrit dans la préface de Line Renaud, membre du Comité d’honneur de l’Association du Droit à Mourir dans la Dignité. Il est temps que les choses changent enfin en France, ce livre vous donne la preuve que c'est possible.

    Le serment de Berne, de la mort solitaire à la mort solidaire de Jean-Luc Romero-Michel, Ed. l’Archipel, 200p, 19€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis octobre 2023, sur tout le territoire dans les établissements scolaires publics et privés sous contrat, les jeunes étudiant.e.s ont la possibilité de se faire vacciner contre le virus HPV, qui peut provoquer des condylomes (crêtes de coq) et des cancers à la gorge, à l’anus et au vagin ; ces derniers concernant aussi bien les hommes que les femmes pour ce qui est du cancer à la gorge et à l’anus. Hélas, malgré la dangerosité du HPV, seul.e.s 10% des étudiant.e.s de 5ème ont été vaccinés alors que le Ministère de la Santé s’était fixé un objectif raisonnable de 30%. Selon la SFCPCV (une société française spécialisée sur le sujet), « l’organisation administrative de cette campagne de vaccination serait un peu lourde et compliquée ». On peut aussi imaginer que les cours de sensibilisation à l’éducation sexuelle et aux IST ne soient pas correctement assurés partout, voire pas assurés du tout dans certains établissements comme les établissements privés catholiques… Dommage pour ces étudiant.e.s qui ne profitent ainsi pas d’une protection définitive contre le HPV.

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  • Le site web l’ADN a consacré récemment une série d’articles sur l’usage de la testostérone. Dans son dossier du 19 janvier dernier, la journaliste Marine Protais évoque le sujet de la prise de testostérone dans la communauté gay. On y apprend que nombreux sont les gays à utiliser ce produit « miracle » permettant de prendre de la masse musculaire et trouver une forme de « puissance ». Elle y explique la mécanique qui s’opère en général dans les salles de gym car, même s’il on va faire de la musculation plusieurs fois par semaine et que l’on finit par avoir un corps athlétique, il y a toujours un phénomène de comparaison avec ceux qui trichent en prenant ce type de produit. D’où un phénomène qui se généralise car chacun veut en prendre pour mettre toutes les chances de son côté pour rester « fuckable » et draguer sur Grindr... Sauf que les stéroïdes ne sont pas sans risques pour la santé, avec des problèmes de peau, la poussée des seins, des troubles du sommeil, une perte de libido, des risques d’accidents cardiovasculaires, des cancers du foie, un vieillissement cérébral prématuré,etc. En général, ces problèmes potentiels ne sont pas ou peu connus des gym-queens. Hier cantonnés au milieu gay et à celui des body-builders, le phénomène concerne aujourd’hui aussi largement les jeunes hétéros qui vont en salle... Le phénomène étant en plein expansion donc, le ministère des Sports préparerait en 2024 un plan de prévention.

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  • Ce serait un péché de ne pas regarder cette mini-série. A l’occasion des 30 ans du Sidaction, France TV diffuse It’s a sin, la mini-série événement de Russell T. Davies, qui fait le portrait d’une bande d’amis londoniens heurtés de plein fouet par le sida dans les années 80. 

    Sortez vos mouchoirs ! Pour les 30 ans du Sidaction, France 2 diffuse le 18 mars prochain, à 21h, la mini-série britannique It’s a sin. Cette œuvre bouleversante est signée Russell T. Davies, le producteur et scénariste génial à qui l’on doit Queer as folk, Cucumber, Years and years, le retour de Docteur Who… Si vous la ratez le 18 mars, pas d’inquiétude, It’s a sin, qui n’avait été diffusée en France que sur Canal +, sera ensuite disponible sur la plateforme France.tv. 

    It’s a sin, qui emprunte son titre à la célèbre chanson des Pet Shop Boys, raconte l’histoire d’une bande d’amis gays (et d’une de leurs amies) dans le Londres des années 80. Ils se nomment Ritchie, Roscoe, Ash, Colin, Jill. Ils se lient d’amitié et emménagent dans une colocation surnommée The Pink Palace. Ensemble, ils découvrent la vie gay, les amours, les plans cul, dans un contexte où beaucoup sont encore contraints de vivre cachés. L’arrivée progressive d’une étrange maladie qui semble toucher plus particulièrement les homosexuels va changer leur vie à toutes et tous. Certains comme Ritchie vont d’abord rester dans le déni, d’autres comme Jill vont immédiatement s’engager auprès des malades et pour faire de la prévention auprès des autres. 

    Une série sur la famille choisie

    Dans Queer as folk, sorti en 1999, Russell T. Davies avait soigneusement évité de parler du sida, afin de montrer que la communauté gay ne se résumait pas à la maladie qui l’a décimée. Il lui a fallu une vingtaine d’années avant de se sentir prêt à évoquer le VIH, en s’inspirant de ses souvenirs et de certains de ses amis (le personnage de Jill est inspiré par la militante Jill Nalder). Emmenée par un groupe de comédiens exceptionnels, notamment Olly Alexander, le chanteur de Years and years, dans le rôle de Ritchie, It’s a sin rend un bel hommage à celles et ceux qui ont dû affronter cette hécatombe, victimes comme survivant.es. Elle dépeint aussi avec justesse l’homophobie de la société britannique dans une époque où la Première ministre conservatrice Margaret Thatcher fait adopter la Section 28, une loi qui interdit de parler d’homosexualité à l’école. On aurait donc tort de réduire cette série au seul VIH. It’s a sin est avant tout une série sur la famille choisie, ce réseau d’ami.es au sein duquel tant de gays ont pu s’épanouir après avoir fui un foyer et/ou une région homophobes. C’est peut-être ce qui la rend si poignante. Elle rappelle qu’avant d’avoir été fauchés par la maladie ces hommes gays ont d’abord été des amis, des amants, des frères, des fils. Ils étaient vivants. 

    Pour plus de justesse, Russell T. Davies a tenu à ce que les personnages gays soient incarnés par des acteurs eux-mêmes gays. Une manière aussi pour la jeune génération d’être impliquée dans son histoire. On notera enfin les apparitions de Neil Patrick Harris et Stephen Fry dans des rôles secondaires ou celui de la formidable Keeley Hawes (Tipping the Velvet, Bodyguard), qui incarne la mère de Ritchie. En un mot comme en cent : à voir absolument.

    Cet article a été publié dans Strobo n°29

    Xavier Héraud
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  • Ryan Murphy, à qui l’on doit Pose, Nip/Tuck, Glee et American Horror Story, revient avec la saison 2 de Feud sur Canal+. 7 ans après la première saison, cette série consacrée aux querelles d’Hollywood adapte le livre de Laurence Leamer, Capote’s Women, qui dépeint la relation tendue entre l’écrivain homosexuel et une bande de mondaines new-yorkaises dont il a dressé le portait sans complaisance dans une de ses nouvelles publiées dans le magazine Esquire. Une guerre ouverte déchire ce beau monde. Déjà acide, élégante et excitante, l’histoire se pimente encore plus avec un casting 5 étoiles servie par notamment Demi Moore, Naomie Watts, Calista Flockhart et Chloé Sevigny. Et il renchérit, le tout avec Gus Van Sant qui s’empare de la réalisation de 6 des 8 épisodes. On ne vous en dit pas plus ! Sachez que c’est juste jouissif du début à la fin.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Excellente nouvelle : le dispositif qui permet aux jeunes de moins de 26 ans d’obtenir gratuitement des préservatifs, sans ordonnance, juste en présentant sa carte Vitale en pharmacie, est un franc succès. A la fin du premier semestre, 15,7 millions de préservatifs pris en charge financièrement par la Sécurité sociale ont été distribués par les pharmacies. Comme quoi, quand les dispositifs sont adaptés aux besoins du public, ça fonctionne ! Auprès des jeunes, l’enjeu est de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH, et aussi d’éviter les grosses non désirées.

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  • Avertissement. Depuis le 1er février vous ne pouvez plus faire de selfies à connotation sexuelle de la même manière. Nudes, la nouvelle série de Amazon Prime s’attaque au « revenge porn », qui est un contenu sexuellement explicite publiquement partagé en ligne sans le consentement de la ou des personnes concernées, en guise de « vengeance ». En 10 épisodes, cette mini-série réalisée par trois cinéastes Sylvie Verheyde (Madame Claude), Andréa Bescond (Les Chatouilles) et Lucie Borletau (Chanson douce) décortique les tenants et aboutissants de cette pratique. Ce que le privé laisse filer pour devenir public et les dégâts que cela implique sont le point commun d’histoires incarnées par trois jeunes gens issus de la génération Z qui en dévoilent tous les travers. On a affaire à Victor, Ada et Sofia, victimes de manipulation, de cyberharcèlement, de vol d’identité… pour un clic de trop. Des réputations qui explosent, des traumatismes qui détruisent, des vies qui s’éparpillent, Nudes est un signal d’alarme face à toutes ces images et vidéos intimes qui se partagent sans retenue. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Cette fédération regroupe douze structures organisatrices de quatorze festivals de films LGBTQIA+ répartis partout en France et qui contribuent, chacun à leur manière, au rayonnement et à la visibilité des œuvres et des artistes façonnant le cinéma LGBTQIA+. Les membres fondateurs : Chéries-Chéris et Cinéffable à Paris, Ciné Friendly à Rouen, Cinémarges à Bordeaux, Désir… Désirs à Tours, Écrans Mixtes à Lyon, Et alors ?! à Perpignan, Focales dans les Landes, In&Out à Nice et à Cannes, Liberté + In&Out à Toulon, Rainbow Screen à Montpellier, Vues d’en Face à Grenoble et Ze Festival dans la Région Sud.

    Ses objectifs :

    - promouvoir un cinéma d’auteur engagé sur les questions LGBTQIA+;

    - s’engager contre les LGBTphobies et pour la visibilisation des minorités;

    - créer des espaces de dialogue, de coopération et de collaboration.

    « Cette initiative marque un pas important dans la reconnaissance du travail minutieux de centaines d’acteurices culturel·les, bénévoles ou non, qui font vivre l’ensemble des Festivals qui composent notre Fédération partout en France depuis de nombreuses années. Ensemble, nous serons plus forts pour faire entendre nos voix et partager nos histoires » dit Benoît Arnulf, président de la Fédération.

    Infos : Caroline Barberit-Héraud (Porte parole de la Fédération)

     06 11 90 13 25

    federationfestivalsfilmslgbt@gmail.com

    Bruno De
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