
Vous n’imaginerez pas un instant quelle nouvelle enseigne va s’installer en lieu et place de L'Open café qui a fermé ses portes le 26 juin 2022 ? Le célèbre bar-restaurant du coin de la rue des Archives et Sainte-Croix de la Bretonnerie dans le Marais devrait devenir un probable magasin Birkenstock. Après de long mois où une palissade en bois servait de support publicitaire sauvage sans que l’on sache ce qui allait remplacer le mythique bar LGBTQ, c’est désormais une énorme paire de l’incontournable sandale allemande qui s’affiche pour annoncer la fausse bonne nouvelle. Depuis quelques années, le Marais se vide de ces repaires communautaires au profit de marques qui s’offrent une place de choix en plein centre de la capitale et transforment du même coup le quartier en un supermarché géant.
Pour sa 2ème édition, la petite station des Hautes-Alpes lance la saison des Pride et autres Marches de l’année le 23 mars. Il faudra enfiler ses boots ou ses skis car on va monter (en télésiège) depuis Molines-en-Queyras jusqu’à 2830 mètres d’altitude. Dj sets, cours de catwalk, jeux et la présence de la Big Bertha. Si vous êtes dans le coin, la montagne va vous gagner !
Le printemps est de retour, les Prides aussi. Les dates connues à l’heure où nous éditions ce numéro de Strobo mag :
Ce sont des mots insupportables qui ont indigné le monde entier. Le combattant de MMA Sean Strickland a répandu d’une gerbe nauséabonde lgbtphobe et plus précisément transphobe d’une rare violence. Lors des questions des journalistes, un d’entre eux explique que le combat contre Du Plessis se déroule à Toronto, une ville qui soutient les gays et les lesbiennes. Strickland prend à partie le monsieur et part en vrille en expliquant qu’« être trans il y a dix ans était une maladie mentale et maintenant tout à coup, vous vous êtes incrustés dans notre monde. Vous êtes une infection. Vous êtes la définition de la fragilité. Tout ce qui ne va pas avec ce monde, c’est à cause de vous ». Il précise qu’il n’y a que deux genres un point c’est tout, avant d’envoyer se faire voir dans un flot d’injures l’intervieweur, allié de la communauté LGBT. Le compte PAINT a épinglé la séquence qui a été relayée sur les réseaux sociaux. Qui est le plus faible dans cette histoire ? A n'en pas douter, ce monsieur qui par son manque d’ouverture va passer à côté de belles choses et laisse encore une trace indélébile dans le monde du sport avec une mentalité au ras des pâquerettes. Il va falloir encore lutter pour que dans ce monde d’ultra durs du MMA, les esprits s’ouvrent à la diversité. Gardons espoir, un tel exemple doit nous donner la force d’être toujours plus forts que nos agresseurs.
L’université de Toulouse Jean Jaurès propose un passionnant séminaire en 4 dates autour de la thématique : Histoire(s) tordue(s) Les passés LGBTQI+ du XVIIIe au XXe siècle. Le premier rendez-vous a eu lieu le 2 février autour de l’ouvrage Lesbiennes, pédés, arrêtons de raser les murs. Luttes et débats des mouvements lesbiens et homosexuels (1970-1990). C’est dans cette filiation que les prochaines conférences-débats sont organisées. Elles se tiendront à la Bibliothèque d’études méridionales les 15 mars avec au menu Pratiques lesbiennes à l'époque moderne et contemporaine, le 5 avril, ré-interroger les catégories du passé pour écrire une histoire trans et le 26 avril, le cycle se clôturera sur Réprimer l'homosexualité au début du XXe siècle en Europe. Un point sur notre histoire, nos histoires aussi plurielles que singulières. Infos :