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  • C’est la collaboration que personne n’avait vue venir, et pourtant, elle sonne comme une évidence. Angèle signe son grand retour avec « What you want », un titre produit par l’emblématique duo électro Justice. Entre pop acidulée et « malaise synthétique », le morceau explore une sensualité brute et une liberté farouchement assumée.
    Le clip, déjà viral, plonge la chanteuse belge dans une esthétique queer et chaotique. On y voit une Angèle magnétique, croquant le fruit défendu dans une atmosphère à la fois sombre et sophistiquée. Portée dans une chorégraphie pensée par (La) Horde, ce collectif d’artistes à la tête du Ballet national de Marseille, que tout le monde s'arrache, ce sont les ruelles de la cité phocéenne qui servent de décor naturel à cette vidéo, où les corps se chassent, s’entremêlent, se touchent, s’agrippent et se mélange dans une spirale de roulage de pelles en bon et dûe forme. Xavier de Rosnay et Gaspard Augé apportent leur patte caractéristique : des basses lourdes et un groove disco-noir qui bouscule les codes habituels de la star. Plus qu’un simple tube, cette « collision sensuelle » marque une véritable mue artistique. Angèle s’éloigne de la candeur de ses débuts pour embrasser une maturité provocante et expérimentale. Un hymne à l'émancipation qui électrise déjà les charts. On adore !!

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
    Au centre de cette onde de choc, la DJ superstar belge Amélie Lens a pris la parole pour dénoncer un système complice. « Ce qui entretient le problème, c'est le silence et la protection des réputations avant celle des personnes », a-t-elle martelé. 
    Dans un message empreint de gravité délivré sur son compte Instagram, elle regrette une culture où l’impunité a longtemps régné : « nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe dans les coulisses ».
    Ce témoignage marque un tournant pour un milieu nocturne souvent opaque. En plaçant la sécurité des victimes au-dessus du « business », Amélie Lens appelle à une réforme profonde des structures de booking, espérant que ce mouvement mette fin, de manière irréversible, à l'ère du « boys' club » électronique.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Trente ans après avoir fait scintiller le désert australien, The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert (2026) rallume les néons d’un mythe queer. Hugo Weaving et Guy Pearce y reprennent leurs rôles cultes, entre paillettes, mélancolie et éclats de rire. Le road trip garde son humour ravageur, mais explore désormais le temps qui passe, la fierté intacte et les liens choisis. Sous les perruques et les talons, c’est la tendresse qui domine : celle d’être restés flamboyants malgré les années. Entre nostalgie et audace, Priscilla prouve que la liberté, elle aussi, ne vieillit jamais. Un retour haut en couleur à ne surtout pas manquer !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Du 1er au 8 avril, cette édition se place au cœur des commémorations autour des 40 ans de la lutte contre le sida et les 30 ans de la Pride bordelaise. Des voix trop souvent minorées, mais essentielles, telles que Hélène Hazéra, Nathalie Magnan, Lionel Soukaz, Didier Lestrade... Leurs trajectoires dessinent une cartographie vivante des résistances lesbiennes, gays, trans et féministes.

    À travers les regards de cinéastes d’aujourd’hui, les récits se déploient, intimes et politiques, traversés par les questions d’exil, de vieillissement, de solidarité, d’amour et d'affirmation de soi. Les romances y côtoient les violences sociales, les gestes de tendresse répondent aux mécanismes d’oppression. Et parce que les luttes ont toujours dansé autant qu’elles ont résisté, les nuits de Cinémarges vibreront de présences flamboyantes.
    festival.cinemarges.fr.

    Bruno De
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  • L’artiste queer maroco-canadien El Mehdi marque un tournant avec la sortie de son EP Salam. Véritable pont entre héritage maghrébin et pop mondiale, ce projet multilingue (arabe, français, anglais) s'accompagne d’un court-métrage visuel saisissant : « El Film ». Entièrement conçu par l'artiste — de la réalisation aux costumes — ce film chorégraphié au cœur d’un riad sublime la cérémonie du thé, symbolisant un passage de l'ombre vers la lumière. Musicalement, l’exigence est au rendez-vous avec une production signée Sūn Jùn et un mixage assuré par Wez Clarke (Sam Smith).
    Ancien porte-parole d’Amnesty International, El Mehdi s’impose comme une figure de proue de la diaspora. Entre art-pop contemporaine et engagement, celui qui brille aussi au cinéma dans L’Héritier des secrets confirme son statut de voix essentielle pour ceux qui vivent en marge. Un manifeste solaire sur l’appartenance et la paix. Talent brut et militant engagé, il plaide pour la diversité et la justice, et apportant ma voix essentielle à la scène queer. Ce projet audacieux, fait de lui le porte-drapeau d’une génération en quête de reconnaissance.
    Salam est à découvrir sur toutes les plateformes.

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    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un an après le départ fracassant de Joaquin Phoenix, lâchant le tournage cinq jours avant le clap de début, on croyait De Noche définitivement englouti par les limbes des projets maudits. Todd Haynes refusait pourtant d’enterrer cette romance queer aux accents de film noir, située dans un Los Angeles des années 1930 miné par la corruption et les tensions raciales.
    L’arrivée de Pedro Pascal dans le rôle principal fait plus que combler un vide : elle redonne une colonne vertébrale star à ce mélodrame noir, financé par MK2 Films et produit par Killer Films, qui repart enfin en tournage le mois prochain. Face à Danny Ramirez, professeur de pensionnat et jeune amant du détective désabusé qu’incarne Pascal, De Noche promet un face-à-face incandescent où le désir se frotte aux violences d’une époque étrangement familière à la nôtre. Pour Haynes, ce film se veut autant chronique d’un monde gangrené que témoignage du pouvoir de l’amour à survivre aux barrières les plus écrasantes : un programme que la nouvelle coqueluche d’Hollywood semble prête à porter sur ses épaules.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
    Ce thriller SF ausculte notre obsession pour la perfection physique, marchandisation des corps et dérives technologiques, dans un style bling-bling gore typique de Murphy. Tout y est : les lumières stylisées, les corps fetishisés, le doux mélange de fascination et de dégoût. Côté casting, là aussi on roule dans les brancards avec Bella Hadid, Ashton Kutcher, Isabella Rossellini, Evan Peters. Si on s’arrête sur la photo, c’est une cascade de violence graphique flirtant avec une grosse dose d'exubérance et la bonne attention qui met un agent trans dans l'épisode 6, afin d’introduire comme il se doit une réflexion sur l’identité et la norme. 
    Il y en aura de quoi satisfaire les amateurs du genre et les adeptes du réalisateur, Succès ou fiasco ? Murphy excelle une fois de plus à provoquer : The Beauty dissèque vanité et jeunesse éternelle, rappelant Sida ou ARN synthétique, mais pêche par superficialité. À voir pour son audace viscérale. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
    Des clichés noir et blanc de Bill Bernstein, témoins du disco new-yorkais et de son souffle émancipateur, aux images enfiévrées de Tatiana Prieto documentant la scène queer parisienne, chaque regard raconte la même urgence : danser pour exister. Sous les néons de Karel Chladek, les corps se fondent jusqu’à ne former qu’une seule vibration. Dans les friches de São Paulo, Alexandre Furcolin capte la fierté d’une jeunesse queer réinventant ses espaces.
    Ici, la musique devient langue universelle, les genres s’effacent, les hiérarchies fondent dans la sueur. Portée par une scénographie immersive et quatre playlists à scanner, l’exposition invite à plonger dans la transe, à ressentir cette fièvre collective où la nuit, loin d’être simple divertissement, demeure un acte de résistance et de renaissance.

    Jusqu'au 24 avril 2026.
    Infos : quaidelaphoto.fr/evenement/exposition-the-beat-goes-on.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
    Cependant, ils ont épuisé toutes les options : l'adoption prend trop de temps et la coparentalité est un vrai casse-tête.
    Alors, ils décident de se tourner vers la solution ultime : une mère porteuse. Clara est leur dernier espoir ! Mais comment être sûr de choisir la candidate parfaite ?
    Rien de plus simple : une période d'essai s'impose ! Mais voilà que débarque Catherine, la mère de Gabriel, qui ne sait pas que son fils préfère les garçons... Et c'est là que les ennuis commencent.

    Tous les mardis et mercredis à 19h30 du 20 janvier au 29 avril 2026 à  l'Apollo théâtre (18 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris).

    Auteur(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier
    Artiste(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier, Astrid Gallo, Maxime Peyron, Karine Martin, Alexandre Alsina, Emilie Favre-Bertin, Antoine Cottet, Salomé Hénon, Myriam Allais
    Mise en scène : Nicolas Huan, Jérémy Boutier.

     

    Bruno De
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  • Saluons une dernière fois le défenseur sensible des invisibles queer qu’était l'acteur américain Eric Dane. Il s'est éteint à 53 ans, fauché par la maladie de Charcot qu'il combattait depuis son annonce en 2025. Sa famille a salué son « combat courageux », entouré de son épouse et ses filles. Icône du « Dr Glamour » Mark Sloan dans Grey's Anatomy, Dane excellait dans les nuances queer. Dans Euphoria, il incarnait Cal Jacobs, père refoulant son homosexualité, un rôle qu'il voulait « sincère » : « je suis conscient d'être un hétéro jouant un gay. La communauté m'a soutenu, je ne veux pas déformer l'important ». Déjà en 2010, dans Valentine's Day, il prêtait ses traits à un athlète osant son coming out : « je suis gay, et je vais jouer ! ». Sensible, engagé, Dane humanisait les luttes LGBT, laissant un legs fluide et profond. Hollywood pleure un acteur polyvalent, pilier des invisibles. 

    Julien Claudé-Pénégry
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