
C’est la collaboration que personne n’avait vue venir, et pourtant, elle sonne comme une évidence. Angèle signe son grand retour avec « What you want », un titre produit par l’emblématique duo électro Justice. Entre pop acidulée et « malaise synthétique », le morceau explore une sensualité brute et une liberté farouchement assumée.
Le clip, déjà viral, plonge la chanteuse belge dans une esthétique queer et chaotique. On y voit une Angèle magnétique, croquant le fruit défendu dans une atmosphère à la fois sombre et sophistiquée. Portée dans une chorégraphie pensée par (La) Horde, ce collectif d’artistes à la tête du Ballet national de Marseille, que tout le monde s'arrache, ce sont les ruelles de la cité phocéenne qui servent de décor naturel à cette vidéo, où les corps se chassent, s’entremêlent, se touchent, s’agrippent et se mélange dans une spirale de roulage de pelles en bon et dûe forme. Xavier de Rosnay et Gaspard Augé apportent leur patte caractéristique : des basses lourdes et un groove disco-noir qui bouscule les codes habituels de la star. Plus qu’un simple tube, cette « collision sensuelle » marque une véritable mue artistique. Angèle s’éloigne de la candeur de ses débuts pour embrasser une maturité provocante et expérimentale. Un hymne à l'émancipation qui électrise déjà les charts. On adore !!

L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
Trente ans après avoir fait scintiller le désert australien, The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert (2026) rallume les néons d’un mythe queer. Hugo Weaving et Guy Pearce y reprennent leurs rôles cultes, entre paillettes, mélancolie et éclats de rire. Le road trip garde son humour ravageur, mais explore désormais le temps qui passe, la fierté intacte et les liens choisis. Sous les perruques et les talons, c’est la tendresse qui domine : celle d’être restés flamboyants malgré les années. Entre nostalgie et audace, Priscilla prouve que la liberté, elle aussi, ne vieillit jamais. Un retour haut en couleur à ne surtout pas manquer !
Du 1er au 8 avril, cette édition se place au cœur des commémorations autour des 40 ans de la lutte contre le sida et les 30 ans de la Pride bordelaise. Des voix trop souvent minorées, mais essentielles, telles que Hélène Hazéra, Nathalie Magnan, Lionel Soukaz, Didier Lestrade... Leurs trajectoires dessinent une cartographie vivante des résistances lesbiennes, gays, trans et féministes.
L’artiste queer maroco-canadien El Mehdi marque un tournant avec la sortie de son EP Salam. Véritable pont entre héritage maghrébin et pop mondiale, ce projet multilingue (arabe, français, anglais) s'accompagne d’un court-métrage visuel saisissant : « El Film ». Entièrement conçu par l'artiste — de la réalisation aux costumes — ce film chorégraphié au cœur d’un riad sublime la cérémonie du thé, symbolisant un passage de l'ombre vers la lumière. Musicalement, l’exigence est au rendez-vous avec une production signée Sūn Jùn et un mixage assuré par Wez Clarke (Sam Smith).

Un an après le départ fracassant de Joaquin Phoenix, lâchant le tournage cinq jours avant le clap de début, on croyait De Noche définitivement englouti par les limbes des projets maudits. Todd Haynes refusait pourtant d’enterrer cette romance queer aux accents de film noir, située dans un Los Angeles des années 1930 miné par la corruption et les tensions raciales.
Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
Saluons une dernière fois le défenseur sensible des invisibles queer qu’était l'acteur américain Eric Dane. Il s'est éteint à 53 ans, fauché par la maladie de Charcot qu'il combattait depuis son annonce en 2025. Sa famille a salué son « combat courageux », entouré de son épouse et ses filles. Icône du « Dr Glamour » Mark Sloan dans Grey's Anatomy, Dane excellait dans les nuances queer. Dans Euphoria, il incarnait Cal Jacobs, père refoulant son homosexualité, un rôle qu'il voulait « sincère » : « je suis conscient d'être un hétéro jouant un gay. La communauté m'a soutenu, je ne veux pas déformer l'important ». Déjà en 2010, dans Valentine's Day, il prêtait ses traits à un athlète osant son coming out : « je suis gay, et je vais jouer ! ». Sensible, engagé, Dane humanisait les luttes LGBT, laissant un legs fluide et profond. Hollywood pleure un acteur polyvalent, pilier des invisibles.