Une étape symbolique est en passe d’être atteinte dans la capitale japonaise, même si le mariage gay n’existe pas à l’échelle nationale. Cette annonce intervient alors que le Premier ministre japonais a fait part de ses réserves quant à une éventuelle légalisation du mariage gay à l’échelle nationale, même si une majorité de la population y est désormais favorable. Cette reconnaissance existe déjà dans d’autres collectivités locales depuis 2015. Faute d’une législation nationale, l’utilité de ces documents locaux reste très limitée.
Les époux Wang Chen-Wei et Chen Chun-Ju sont entrés dans l’histoire en signant des papiers d’adoption le 13 janvier, marquant la fin d’un long combat juridique pour leur famille. Taïwan est devenu le premier pays d’Asie à légaliser l’égalité du mariage en 2019, faisant passer la loi malgré le fait que 72 % du pays ait voté contre ce changement lors d’un référendum. Cependant, l’adoption LGBT+ reste à la traîne. Selon la loi actuelle, il est seulement possible pour une personne dans une relation de même sexe d’adopter l’enfant biologique de son partenaire. Wang a pu adopter un enfant en tant que célibataire, en reportant son mariage avec Chen pour s’assurer que le processus se déroule sans heurts. En vertu de la loi actuelle sur l’adoption, ils ne pouvaient pas adopter en tant que couple, et après le mariage, Chen ne pouvait pas adopter l’enfant de son mari. Cependant, en décembre 2021, un tribunal de la famille de la ville de Kaohsiung a annulé cette décision et déclaré que l’enfant de Wang, surnommé Joujou, pouvait également être adopté par son mari de 34 ans. Cette décision est spécifique à cette famille et ne marque pas la légalisation de l’adoption par des personnes de même sexe dans tout le pays, mais s’applique uniquement à leur cas. Un premier pas pour la reconnaissance des droits des parents homosexuels.
A l’occasion des 60 ans du premier défilé de Yves Saint Laurent, qui a eu lieu le 29 janvier 1962, six institutions muséales parisiennes se sont regroupées pour proposer une lecture unique de l’univers de YSL à travers son amour des arts et de la littérature. Après avoir fait ses armes chez Christian Lacroix, le jeune Saint Laurent ose poser sa griffe sur les podiums. Sa première collection reçoit les louanges d’un parterre de personnalités et l’attention des médias. C’est le début de la maison YSL qui règne depuis sans partage sur le monde de la haute couture. Son style masculin-féminin à travers le smoking imposa sa patte sur le vestiaire féminin, malmenant ainsi les questions de gens avec lesquels il aimait allégrement jouer. Pour cette rétrospective unique, le Louvre, le centre Pompidou, le musée d’Art Moderne de la Paris, Le musée national Picasso, le musée d’Orsay et le musée Yves Saint Laurent Paris ont répondu à l’appel de la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent pour proposer chacun à leur manière un regard particulier en fonction de leurs collections personnelles sur le créateur. Chaque établissement invite donc à explorer la passion pour les arts d’YSL par un jeu de face à face entre une pièce iconique des collections imaginées par le designer et l’œuvre qui l’inspira. Avec ces dialogues inédits, on pénètre l’esprit du maître. Un bel hommage à une carrière qui a toujours fait écho à son temps. Sublime, intimiste et magique.