À partir du 2 avril, la Philharmonie de Paris consacre une vaste exposition à la musique de jeux vidéo, de Pong à League of legends. Video Games et music, c’est plus de vingt installations interactives invitent le visiteur à traverser un demi-siècle d’innovations sonores, des bips 8-bit aux grandes fresques orchestrales.
Parcours sensoriel et ludique, l’exposition montre comment la musique, désormais adaptative, réagit en temps réel aux actions du joueur, le transformant en musicien de sa propre partie. Entre salles immersives, dispositifs à manipuler et références cultes – de Zelda à Mario en passant par Final Fantasy – le visiteur découvre jusqu’au 1er novembre, le pouvoir narratif et émotionnel de ces bandes-son devenues emblématiques de la culture pop.
C’est aussi l’occasion d’assister le 23 juin à un concert exceptionnel où les principaux jeux de la saga Assassin’s Creed seront interprétés en grand effectif pour une expérience unique, en musique et en images. Une odyssée qui séduira autant les gamers nostalgiques que les mélomanes curieux.
Infos et billetterie : philharmoniedeparis.fr.

Trente ans après avoir fait scintiller le désert australien, The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert (2026) rallume les néons d’un mythe queer. Hugo Weaving et Guy Pearce y reprennent leurs rôles cultes, entre paillettes, mélancolie et éclats de rire. Le road trip garde son humour ravageur, mais explore désormais le temps qui passe, la fierté intacte et les liens choisis. Sous les perruques et les talons, c’est la tendresse qui domine : celle d’être restés flamboyants malgré les années. Entre nostalgie et audace, Priscilla prouve que la liberté, elle aussi, ne vieillit jamais. Un retour haut en couleur à ne surtout pas manquer !
Du 1er au 8 avril, cette édition se place au cœur des commémorations autour des 40 ans de la lutte contre le sida et les 30 ans de la Pride bordelaise. Des voix trop souvent minorées, mais essentielles, telles que Hélène Hazéra, Nathalie Magnan, Lionel Soukaz, Didier Lestrade... Leurs trajectoires dessinent une cartographie vivante des résistances lesbiennes, gays, trans et féministes.
Un an après le départ fracassant de Joaquin Phoenix, lâchant le tournage cinq jours avant le clap de début, on croyait De Noche définitivement englouti par les limbes des projets maudits. Todd Haynes refusait pourtant d’enterrer cette romance queer aux accents de film noir, située dans un Los Angeles des années 1930 miné par la corruption et les tensions raciales.
Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.
L’ARCOM peut-elle sévir contre les podcasts ? Pour la première fois l’autorité de régulation audiovisuelle a été saisie du contenu d’un podcast masculiniste, les 10 000 pas, animé par « Le raptor ». Dans un épisode intitulé Les Frances parallèles, mis en ligne le 31 août 2025, celui-ci lance des phrases charmantes comme « le monde souffre d’une épidémie d’homosexualité » ou « je ne veux pas m’encombrer de pédales à ma table ». Selon Le Monde, l’Arcom « a jugé cette requête recevable, et l’instruira dans les prochaines semaines ». Le quotidien souligne qu’une radio ou télé ne pourrait diffuser de tels propos sans se voir sanctionner.
Saluons une dernière fois le défenseur sensible des invisibles queer qu’était l'acteur américain Eric Dane. Il s'est éteint à 53 ans, fauché par la maladie de Charcot qu'il combattait depuis son annonce en 2025. Sa famille a salué son « combat courageux », entouré de son épouse et ses filles. Icône du « Dr Glamour » Mark Sloan dans Grey's Anatomy, Dane excellait dans les nuances queer. Dans Euphoria, il incarnait Cal Jacobs, père refoulant son homosexualité, un rôle qu'il voulait « sincère » : « je suis conscient d'être un hétéro jouant un gay. La communauté m'a soutenu, je ne veux pas déformer l'important ». Déjà en 2010, dans Valentine's Day, il prêtait ses traits à un athlète osant son coming out : « je suis gay, et je vais jouer ! ». Sensible, engagé, Dane humanisait les luttes LGBT, laissant un legs fluide et profond. Hollywood pleure un acteur polyvalent, pilier des invisibles. 
Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.