
Après la PrEP qui protège du VIH (avant et après l’exposition potentielle au virus), voici peut-être prochainement en France la PEP pour les IST (après l’exposition potentielle aux Infections Sexuellement Transmissibles).
Doxy-PEP est le nom du protocole utilisant un antibiotique : la doxycycline, administrée après les rapports sexuels non protégés. Plusieurs études sont en cours ou ont déjà été menées dans le monde et ont permis de constater une baisse significative des infections aux IST. Bien que les recherches soient restreintes, les perspectives sont encourageantes au regard des résultats positifs déjà recueillis. Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont même proposé des directions pour son utilisation. « Pour se protéger des IST, il suffirait de prendre 200 milligrammes de doxycycline dans les 72 heures suivant un rapport sexuel sans préservatif », a expliqué à IFLScience le Dr Manik Kohli. Alors que « le taux de dépistage de ces trois IST continue à augmenter en 2022 comme depuis plusieurs années, en dehors d’une baisse ponctuelle en 2020 », indique Santé Publique France, cette pilule du lendemain pourrait débarquer sous peu en France. En attendant, ne prenez pas ce médicament sans ordonnance de votre médecin.

Lorsqu’on pense être dépendant.e à certaines choses pouvant avoir des incidences sur notre santé physique et/ou mentale, un panel de dispositifs variés est mis à disposition par la Mildeca* pour répondre aux besoins spécifiques de chaque patient.
2 hommes ont été découverts morts dans leur appartement. Leur décès remontait à plusieurs jours. L’autopsie a conclu à une consommation excessive de GHB et de 3 MMC. Selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas eu d’intervention d’une ou plusieurs tierces personnes. En outre, 2 autres hommes ont fait de graves malaises, toujours à Bordeaux, quelques jours avant. Sans porter de jugement, nous ne saurions jamais trop conseiller de se rapprocher d’associations telles que Aides ou Enipse afin de connaître le « bon » usage, mais surtout comment se faire aider en cas d’addiction.
+48% pour les cas de gonorrhée (chaude pisse) avec 70 881 cas, +34% pour les cas de syphilis avec 35 391 cas, +16% pour les cas de chlamydia avec 216.508 cas, selon le rapport annuel du Centre européen de contrôle de maladies qui couvre les 27 pays de l’Union européenne. Et le réel problème est que ces chiffres sont forcément sous-évalués puisqu’il ne s’agit que des cas dépistés, sachant que la plupart des IST ne provoquent pas de symptômes visibles et que l’on peut donc vivre plusieurs années avec une IST sans même le savoir.
On a envie de dire que la chose paraît logique puisqu’en France, ce dépistage est obligatoire tous les 3 mois, mais les anti-PrEP argumentaient que la PrEP (avec donc très souvent la non-utilisation du préservatif) allait provoquer une explosion des IST. L’augmentation du nombre de cas d’IST a bien lieu, certes, mais ce n’est pas du côté des PrEPeurs qu’il faut forcément agir et communiquer prioritairement, mais plutôt auprès de celles et ceux qui utilisent le préservatif régulièrement sans jamais se faire dépister, auprès de celles et ceux qui vivent avec le VIH, qui n’utilisent plus le préservatif et ne se font pas dépister régulièrement, et auprès de celles et ceux qui ne se protègent pas du tout. Et pourquoi pas les convaincre d’utiliser la PrEP qui permet de casser les chaines de transmissions du VIH… et des IST donc.
Après la PrEP qui protège du VIH (avant et après l’exposition potentielle au virus), voici peut-être prochainement en France la PEP pour les IST (après l’exposition potentielle aux Infections Sexuellement Transmissibles).
Bon nombre de personnes en transition ou transgenres peuvent se heurter à des praticien.nes mal informé.e.s ou hostiles. L’association Frangenre a donc créé un annuaire contributif répertoriant 3000 adresses de professionnels trans-friendly. Tous les secteurs sont détaillés, avec bien sûr en priorité ceux qui concernent la transition.
Ce qui se passe dans nos établissements recevant du public reflète bien souvent les thèmes qui alimentent notre quotidien. Dans la droite ligne des mouvements Me Too ou Balance ton bar, au cœur d’une actualité marquée par la dénonciation de violences sexuelles et sexistes dans les mondes des média, du cinéma, de la politique… cette nouvelle donne sociétale et à travers elle la notion de consentement, impacte désormais nos établissements. A plusieurs reprises déjà, le SNEG & Co a été saisi de dossiers où des bars, des clubs ou encore des saunas ont fait l’objet d’enquêtes judiciaire et administrative faisant suite à un dépôt de plainte de clients dénonçant des attouchements ou des actes sexuels à leur insu, la pratique du chemsex et la potentielle perte de discernement qu’elle suppose venant s’ajouter à la complexité de la situation. Dans le contexte actuel de libération de la parole, celle d’un plaignant fait l’objet de toutes les attentions et l’exploitant mis en cause a bien du mal à faire entendre sa voix. Des fermetures administratives ont déjà été prononcées et les suites judiciaires sont encore attendues. Ainsi, désormais, dans un établissement de nuit ou dans un lieu de sexe, la fête ou l’excitation ne justifient pas de comportements envers d’autres personnes sans leur consentement. Avec son partenaire prévention l’Enipse, le SNEG & Co initie une campagne sur ce thème : deux visuels pour un même slogan et une version en anglais pour la clientèle touristique : « si ce n’est pas oui, c’est non. Sexe : jamais sans consentement ! » Cette campagne ne se veut pas moralisatrice, sa vocation consiste simplement à protéger les établissements face à un nouveau danger auxquels ils se trouvent maintenant exposés. 
Le jeune mais très actif Centre LGBTQIA+ marseillais s'est associé à l'équipe Santé & Recherche Communautaire du SESSTIM pour élaborer un questionnaire d'évaluation des besoins de santé des minorités sexuelles et de genre dans la cité phocéenne.
C’est dans les tuyaux depuis bien longtemps à Marseille. La cité phocéenne doit accueillir une Halte Soins Addictions. Pour cela, onze nouveaux lieux en centre-ville ont été proposés, se réjouit Michel Bourrelly. Là où les détracteurs veulent y voir une salle de shoot propice à de la consommation légale de drogues, les soutiens précisent que « ce projet de santé publique (est) plébiscité par les acteurs de terrains, les professionnels du soin et du médico-social » comme le précise Michèle Rubirola, adjointe au maire. Il faut préciser que ces lieux ne sont pas des salles de shoot mais des « salles de consommation à moindres risques » avec un suivi médical pour permettre aux personnes dans le besoin d’avoir une assistante et un accompagnement.