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Articles | Brèves
  • Grace Richardson, étudiante en comédie musicale de 20 ans, est entrée dans l'histoire en devenant la première Miss Angleterre ouvertement lesbienne le 21 novembre à Wolverhampton. Face au jury, elle a choisi d'évoquer l'histoire de son coming out et le harcèlement scolaire subi, déclarant à CNN : « ce sont ces histoires qui font que chacun d'entre nous est unique, je ne vois donc pas l'intérêt de les cacher ». Même si elle admet que « [sa] sexualité n'a aucune importance pour [son] rôle de Miss Angleterre », la lauréate insiste sur la portée de son geste : « M'exprimer en tant que femme homosexuelle participe à la normalisation », rapporte CNN. Par cette victoire assumée, Grace Richardson espère « inspirer plus de femmes » à réaliser leurs rêves. Elle représentera l'Angleterre à Miss Monde en 2026.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris: Moche comme un pou

    théâtre

    « On ne naît pas garçon manqué, on le devient »(Simone de Bavoir).
    Elle a été diagnostiquée très jeune FP (féministe précoce) et estampillée à gros coup de tampon « lesbienne » alors qu'elle n'était même pas consciente de son orientation romantique. Elle réunit à elle seule, en une heure et en une vie, tous les stéréotypes et les préjugés qu'on peut avoir sur les hommes, les femmes, l'amour, les féministes, les homosexuel.les, le mariage, la parentalité.
    Elle, ce sont ces deux femmes : l’une aujourd'hui, l'autre qui subsiste à l'intérieur, au-delà des apparences, comme si le destin ne l'avait pas décoiffée.
    Entre Ironie du sort et autodérision, une introspection en duo qui manie avec élégance l'art de se moquer des idées reçues. Avec Andromak Pequatre et Angélique Daélia. Jusqu’en juin 2026 à la Divine Comédie, 2 rue Saulnier, 75009 Paris.

    https://www.billetreduc.com/spectacle/moche-comme-un-pou-393566.

    Bruno De
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  • La nouvelle fait froid dans le dos et rappelle les heures sombres de la collaboration française sous le régime de Vichy. Le gouvernement en établissant une « table de correspondance des noms et prénoms » durant les JO de Paris contrevient à la liberté individuelle et une atteinte à la vie privée, explique le député LFI du Bas-Rhin, Emmanuel Hernandes. 
    Ce fichier vu à l’origine comme un mesure de sécurité enregistre tous les changements de nom et prénom. Le politique précise que ce document « lie donc les anciens prénoms (deadnames) des personnes trans à leur nouveau prénom ». L’inquiétude est plus que palpable. Son usage mal attentionné peut provoquer des conséquences dramatiques. Afin de faire changer les choses, M. Hernandes a écrit au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pour savoir comment il compte stopper cette liste et détruire les informations collectées. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après la fermeture du dernier bar lesbien à Shanghai en juin 2024, les autorités multiplient les mesures restrictives. Apple a cédé aux pressions chinoises en retirant de son App Store les applications de rencontre Blued et Finka, très populaires parmi les homosexuels chinois. Ces applications, développées en Chine, étaient parmi les plus utilisées, avec des dizaines de millions de téléchargements pour Blued. Ce retrait, effectué suite à un ordre de l’administration du cyberespace, marque une étape supplémentaire dans la censure des espaces LGBT+ locaux, déjà fragilisés par l’interdiction de Grindr en 2022 et la répression des romans Boy’s Love. Selon les experts, cette offensive s’inscrit dans une volonté du gouvernement chinois de promouvoir une image traditionnelle et nationaliste, tout en évitant toute influence étrangère. La communauté LGBT+ chinoise fait face à un climat de plus en plus hostile, où la visibilité et l’expression de leur identité sont sévèrement réprimées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La République dominicaine franchit une étape historique en abolissant la criminalisation de l’homosexualité dans l’armée et la police. 
    Le 19 novembre, le Tribunal constitutionnel a déclaré inconstitutionnels des articles datant des anciens codes de justice qui condamnaient les relations entre personnes de même sexe à jusqu’à deux ans de prison. 
    Cette décision, saluée par Human Rights Watch, reconnaît que ces dispositions violaient des droits fondamentaux tels que la vie privée et l’égalité. Jusqu’ici, les forces de sécurité assurent leur fidélité à un cadre hérité d’époques répressives, créant un climat de peur pour les policiers et militaires LGBT, sous peine de sanctions ou de licenciement. 
    Même si la société reste conservatrice, avec une forte influence religieuse et une absence de reconnaissance des unions homosexuelles, cet arrêt représente une avancée majeure.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Brésil lance la Platform of Respect, une nouvelle IA pour surveiller les discours anti-LGBTQ+ en ligne. Développée en partenariat avec l'ONG Aliança Nacional LGBTI+ et financée en partie par la députée trans Erika Hilton, cette plateforme utilise Aletheia, un outil capable d'analyser en continu réseaux sociaux, blogs et sites d'info en portugais, en détectant les propos haineux ou mensongers. 
    Lorsqu’un contenu est identifié, il est étudié par des juristes, puis transmis aux autorités si nécessaire, afin de poursuivre en justice les auteurs. Saluée par les défenseurs des droits queer pour sa démarche protectrice, cette initiative suscite aussi des débats sur la liberté d’expression. Certains estiment qu’elle risque de limiter le débat public, illustrant le défi mondial d’équilibrer lutte contre la haine et droits fondamentaux. 
    Le Brésil, qui criminalise depuis 2019 toute discrimination envers la communauté LGBTQ+, montre la voie d’une innovation controversée, susceptible d’inspirer d’autres pays. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Comité International Olympique (CIO) pourrait interdire la participation des femmes transgenres dans les épreuves féminines dès les Jeux de Los Angeles en 2028, selon plusieurs sources, dont Sky News. Cette décision potentielle, attendue d'ici douze mois, marquerait un tournant après que le CIO ait précédemment laissé les fédérations fixer leurs propres règles. Elle fait suite à une présentation scientifique de la Dr Jane Thornton, directrice de la santé du CIO, qui aurait exposé les avantages physiques permanents des athlètes nés hommes. Un groupe de travail « protection de la catégorie féminine » a été mis en place.

    Des spéculations indiquent que le CIO étudierait l'instauration de tests de vérification du sexe systématiques. Cette initiative, poussée notamment par la nouvelle présidente Kirsty Coventry et les pressions américaines, vise à protéger la catégorie féminine, malgré les appels à l'inclusion. Un porte-parole du CIO a toutefois tempéré, affirmant qu'aucune décision finale n'a été prise pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue aujourd’hui entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination.

    En France, la circulaire du 8 janvier 2026, signée par Gérald Darmanin, rappelle aux officiers d’état civil et aux magistrats les règles applicables aux personnes trans souhaitant changer de prénom ou de mention de sexe. Ces procédures doivent être « accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité de la vie privée », loin du parcours du combattant dénoncé par les associations. Message central : la procédure est entièrement démédicalisée. Aucun certificat, traitement ou opération ne peut être exigé, le Code civil interdisant depuis 2016 de refuser une demande au motif que la personne n’a pas subi d’actes médicaux ou de stérilisation.

    La circulaire recadre aussi les pratiques illégales : certains tribunaux et mairies continuaient de réclamer des attestations médicales ou de juger de la « cohérence » entre apparence et prénom. Or les agents sont enjoints à ne pas « reproduire des stéréotypes de genre » et un prénom peut être neutre, épicène, féminin ou masculin. Mais le texte laisse un goût d’inachevé : la Défenseure des droits, Claire Hédon, plaidait pour déjudiciariser le changement de la mention de sexe et en faire une démarche déclarative fondée sur l’autodétermination. La circulaire, elle, se contente de surligner des principes existants sans toucher au rôle du juge.

    À l’échelle européenne, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE, Mousse et Deldits, ouvrent un autre front. Mousse juge contraire au RGPD l’obligation de choisir « monsieur » ou « madame » pour acheter un billet de train, faute de nécessité objective. Pour l’avocat Étienne Deshoulières, « l’apport essentiel de Mousse est la possibilité d’une suppression de la mention de genre à l’état civil ». Deldits consacre, lui, le droit de corriger administrativement la donnée « sexe/genre » dans les registres publics, sans passage systématique devant un juge. Un colloque est justement organisé sur le sujet à l’Assemblée nationale, ce 22 janvier 2026. 

    Dans un contexte européen contrasté, ces décisions font du RGPD un outil stratégique pour transformer la reconnaissance du genre : passer d’un contrôle de légitimité à une véritable reconnaissance de la parole des personnes concernées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le local du Centre, en pleins travaux de mise en conformité, a été victime d’un cambriolage, déplorant 4000 € de préjudice (ordinateurs et sono). Ce vol le met en situation encore plus délicate, puisque l’établissement subissant des difficultés financières.
    Pour Aymeric Martin, son président, il ne s’agit pas d’un acte anti-LGBT, le motif serait « purement crapuleux ». C’est pourquoi le centre appelle plus que jamais aux dons (www.centrelgbtilyon.org/adherer/donate). Bien que soutenue financièrement par la mairie, il reste économiquement fragile, fédérant 40 associations de Lyon et sa région, et ayant ouvert une antenne à Dijon.

    Bruno De
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  • Parmi les innombrables activités du très actif Centre LGBTQIA+, la rédaction a retenu Happy to switch, une pratique de tango queer et double rôle, organisée un jeudi par mois.
    Elle s’adresse aux danseur·ses qui cherchent à pratiquer hors du cadre cyshétéro, à celles et ceux qui veulent s’exercer dans les deux rôles (suivre et guider) et à toutes les personnes curieuses de découvrir le tango queer. L’idée de cette pratique c’est de s’exercer sur la piste, de partager les ressentis et les expériences, de pouvoir demander conseil si on le souhaite et d’explorer ensemble. On propose d’aborder les deux rôles en dehors des représentations sexistes : on ne fait pas l’homme, on ne fait pas la femme. A vous la sensualité argentine… https://centrelgbtqiamarseille.org/agenda

    Bruno De
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  • La cité bretonne (ou pas…) est la 14ème ville à accueillir Strobo en version papier. A disposition dans une quinzaine d’établissements, votre magazine LGBTQIA+ préféré continue son développement partout en France.

    Lecteurs nantais, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et même de nous transmettre vos événements, afin que nous les relayions dans notre agenda, disponible sur www.strobomagmag.com et https://everydaypride.eu

    Bruno De
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