
Jebin et Manu étaient en couple dans une Inde qui a encore du mal à avancer sur les unions de personnes de même sexe. Mais Manu est décédé. Depuis, Jebin lutte pour récupérer son corps afin de lui offrir des obsèques dignes de ce nom. Mais voilà qu’il se confronte à deux blocages de taille. D’une part, nous avons la famille qui refuse de récupérer le corps de Manu, parce qu’il est homosexuel et de l’autre les autorités refusent à leur tour de le donner à son compagnon. La situation est telle que Jebin vient de s’engouffrer dans un dédale administratif et judiciaire pour tenter par tous les moyens inverser le cours des choses puisque la cour du Kerala lui a interdit de procéder à l’incinération de son ami.

L’association strasbourgeoise qui organise des événements festifs inclusifs a décidé de modifier son appellation. Pourquoi changer ? L’association prône l’inclusivité et la visibilité des personnes LGBTQIA+. Le mot « gays », seul mis en avant dans le nom, a longtemps désigné notre communauté, mais « invisibilise » une partie des orientations sexuelles, expressions de genre, et personnes queer incluses dans nos minorités qui, mains dans les mains, défendent nos droits. Le nouveau nom sera prochainement dévoilé, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire.
Nous n’en sommes qu’à la genèse du projet, mais nous pouvons déjà annoncer la création du centre communautaire « LGBTQIA+ Grands Carmes » : un espace d’accueil communautaire (HoReCa et centre socio-culturel), une Maison Arc-en-Ciel de la Santé (MACS Brussels-Checkpoint), des bureaux et des espaces de travail associatifs, ainsi que des logements collectifs. Ca risque d’avoir de la gueule !
La ville de Nice vient d’accéder à la demande d’ouverture tardive du Ramdam, le nouveau « concept bar artistique et culturel LGBTQIA+ » du 3 rue Lascaris. Il pourra désormais fermer ses portes à 2h30, mais uniquement pour une durée de 3 mois dans un premier temps.
Le Fonds de dotation PARTÂGES organise pour la première fois une vente aux enchères publique pour contribuer à financer les projets portés par l'association Les Audacieuses & les Audacieux, notamment la première Maison de la Diversité, un lieu de vie collectif basé sur l’entraide et la solidarité qui ouvrira en 2024 à Lyon. Cette association agit pour le bien vieillir des seniors sans aidants naturels, dont les seniors LGBT+ et les seniors vieillissant avec le VIH. La « Collection des Collectionneurs » très particulière qui sera mise en vente puisque c’est la vôtre, à vous toutes et tous, qui avez offert une œuvre de votre propre collection ou de votre propre création au profit de ce projet « part-âgé ». Elle sera généreusement dispersée sans frais à l'étude de Maître Barbarossa (5, Passage Charles Dallery, 75011 Paris), le dimanche 24 Mars 2024 à 16h et en ligne sur 
Vous n’imaginerez pas un instant quelle nouvelle enseigne va s’installer en lieu et place de L'Open café qui a fermé ses portes le 26 juin 2022 ? Le célèbre bar-restaurant du coin de la rue des Archives et Sainte-Croix de la Bretonnerie dans le Marais devrait devenir un probable magasin Birkenstock. Après de long mois où une palissade en bois servait de support publicitaire sauvage sans que l’on sache ce qui allait remplacer le mythique bar LGBTQ, c’est désormais une énorme paire de l’incontournable sandale allemande qui s’affiche pour annoncer la fausse bonne nouvelle. Depuis quelques années, le Marais se vide de ces repaires communautaires au profit de marques qui s’offrent une place de choix en plein centre de la capitale et transforment du même coup le quartier en un supermarché géant.
Pour sa 2ème édition, la petite station des Hautes-Alpes lance la saison des Pride et autres Marches de l’année le 23 mars. Il faudra enfiler ses boots ou ses skis car on va monter (en télésiège) depuis Molines-en-Queyras jusqu’à 2830 mètres d’altitude. Dj sets, cours de catwalk, jeux et la présence de la Big Bertha. Si vous êtes dans le coin, la montagne va vous gagner !
Le printemps est de retour, les Prides aussi. Les dates connues à l’heure où nous éditions ce numéro de Strobo mag :
L’université de Toulouse Jean Jaurès propose un passionnant séminaire en 4 dates autour de la thématique : Histoire(s) tordue(s) Les passés LGBTQI+ du XVIIIe au XXe siècle. Le premier rendez-vous a eu lieu le 2 février autour de l’ouvrage Lesbiennes, pédés, arrêtons de raser les murs. Luttes et débats des mouvements lesbiens et homosexuels (1970-1990). C’est dans cette filiation que les prochaines conférences-débats sont organisées. Elles se tiendront à la Bibliothèque d’études méridionales les 15 mars avec au menu Pratiques lesbiennes à l'époque moderne et contemporaine, le 5 avril, ré-interroger les catégories du passé pour écrire une histoire trans et le 26 avril, le cycle se clôturera sur Réprimer l'homosexualité au début du XXe siècle en Europe. Un point sur notre histoire, nos histoires aussi plurielles que singulières. Infos :