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  • Samedi 13 septembre (16h-22h), la place Sathonay se transforme en dance floor et espace militant grâce à l’association Body Design. Au programme : des DJ sets, un bar éphémère et des stands pour fêter la rentrée comme on l’aime : inclusive et festive.
    facebook.com/bodydesignlyon

    Bruno De
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  • 2025 année record ! Plus de 110 défilés ont battu les pavés de l’hexagone, une trentaine de plus que 2024, preuve s’il en est de la nécessité de se mobiliser. Les retardataires pourront se rattraper à Limoges (13 septembre), Pau (27 septembre) et 11 octobre (Chambéry). Pour les autres, à l’année prochaine !

    Bruno De
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  • 2 fois en deux mois, ce mobilier urbain a été dégradé en juin par des tags homophobes, puis peint en bleu, blanc et rouge cet été. « Cette fois, ce qui nous interpelle, c'est que le message est plus politique », a dénoncé Philippe Devaux, représentant de l'association Nos Couleurs Landes, à nos confrères de France Bleu, « ils cherchent à nous mettre en dehors de la République. C'est nier notre existence au sein de la France ». Ce banc avait été inauguré par la mairie et des structures associatives LGBTQIA+ en 2022, pour commémorer la journée internationale de lutte contre l'homophie et la transphobie. 

    Bruno De
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  • Ce rêve collectif devient enfin réalité. Le bar OQG devient OQG by Couleur, « un lieu de vie, de luttes, de rencontres et de fête, inclusif, militant et chaleureux, où chacun·e pourra être pleinement soi-même » selon l’association.

    Ateliers, événements, soirées, culture, entraide et convivialité sont au rendez-vous depuis le 30 août au 14 rue du 11 novembre, le bar sera ouvert 3 soirs par semaine.
    instagram.com/couleur_lgbt

    Bruno De
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  • C'est l’âme du gay Paris qui s’éteint un peu plus avec l’annonce de la fermeture du plus ancien bar gay de la capitale existant. Après plus de 40 ans de bons et loyaux services, le Café Moustache n’accueillera plus ses client.es près de la Gare de l’Est. Son zinc a vu passer plusieurs générations refaire le monde. Bon vent Francisco !

    Bruno De
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  • Du 6 au 10 août 2025, la flamboyante ville d’Anvers se pare de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel pour sa Pride annuelle. L’édition 2025 s’annonce militante et festive, sous le slogan « Do not just march. Listen. Act. Commit.» Concerts, drag shows, boat party et le Pride Village transforment la ville en sanctuaire queer.

    En 2024, 150 000 personnes et 90 organisations ont été comptabilisé.e.s et cela augmente chaque année pour en faire une édition aussi attendue que celle de Bruxelles qui a lieu au mois de Mai. Représentativité trans, racisée, intersexuée : la Pride d’Anvers séduit par son inclusivité et sa puissance politique.
    Accès libre (soirées payantes)
    antwerppride.com

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  • Plus d’une centaine de célébrités, dont Pedro Pascal, Ariana Grande, Dua Lipa et Daniel Radcliffe, s’élèvent contre le projet de suppression de 50 millions de dollars destinés à la prévention du suicide chez les jeunes LGBTQ+. Dans une lettre ouverte publiée par The Trevor Project, elles dénoncent un recul dramatique des aides vitales, notamment la ligne d’urgence 988, ayant permis près de 1,3 million de contacts. « Aucun jeune ne devrait être privé de soutien », rappellent-elles, soulignant que la crise suicidaire touche une population déjà stigmatisée et discriminée.

    Face à ces coupes, les signataires appellent à préserver ces ressources, essentielles pour sauver des vies et garantir l’égalité. La mobilisation massive des célébrités éclate comme un cri d’alarme dans un contexte politique tendu, rappelant que la santé mentale des jeunes LGBTQ+ ne peut être sacrifiée comme le rappelle SOS Homopbobie.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le tribunal brésilien a accordé pour la première fois un document officiel avec une identité neutre en genre, marquant une victoire historique. L’affaire concerne une personne non binaire qui, après avoir commencé une hormonothérapie, avait demandé à être reconnue comme masculine.

    Se rendant compte de son erreur, elle a fait appel à la Cour Suprême de Brasilia. La décision, unanime, a été rendue par un panel de cinq juges. La juge Nancy Andrighi a déclaré : « cet être humain doit souffrir énormément. Après chirurgie et hormones, il s’est rendu compte que ce n’était pas la bonne voie. » 

    Bruno De
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  • La Haute Cour de l’Andhra Pradesh a rendu un jugement historique en affirmant que les femmes transgenres doivent être reconnues comme des femmes au regard de la loi indienne, rejetant la définition basée uniquement sur la capacité à procréer.

    Le 16 juin, la juge Venkata Jyothirmai Pratapa a statué que limiter la féminité à la maternité est incompatible avec la Constitution, qui garantit l’égalité et la dignité pour tous. L’affaire, opposant Pokala Shabana à sa famille, concernait la protection contre la violence conjugale.

    La cour a rappelé qu’en 2014, la Cour suprême avait déjà reconnu le droit des personnes trans à s’identifier selon leur genre ressenti. Pour la communauté trans, cette décision représente une avancée majeure vers la reconnaissance de leurs droits. Cependant, le débat sur l’égalité LGBT+ en Inde, notamment le mariage entre personnes de même sexe, demeure ouvert, le gouvernement restant conservateur sur ces sujets.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Si vous n’avez pas eu le temps d’écouter sur France Culture le 22 juin un épisode passionnant de « Toute une vie » consacré à Coccinelle (1931-2006), figure emblématique de la scène parisienne et pionnière du mouvement transgenre en France, vous pouvez vous rattraper en replay.

    Nous vous en avions parlé lors de la sortie de la bande dessinée de Gloria Ciapponi Coccu-ibelle : chercher la femme (éd. La Boîte à Bulles) qui retraçait sa vie. Réalisé par Nathalie Salles et signé Camille Desombre, ce documentaire radiophonique d'une heure offre une plongée intime dans la vie de Jacqueline Dufresnoy, alias Coccinelle, qui a marqué l’histoire du cabaret et des luttes LGBTQ+.

    Femme d’exception

    Grâce aux témoignages de celles et ceux qui l’on côtoyés, et inspirés notamment Zize Dupanier son dernier époux, mais aussi Bambi, La Briochée ou encore Romain Brau, nous parcourront une vie hors du commun. Née à Montmartre, issue d’une famille ouvrière, elle se distingue très tôt par sa sensibilité et ses manières délicates, moquée sous le surnom de « Petite Princesse ». Adolescente, elle rejoint le cabaret Madame Arthur, où elle devient rapidement une étoile, prenant le nom de scène Coccinelle. En 1959, elle réalise une avancée historique en obtenant la modification de son genre sur ses papiers d’identité, malgré l’opposition législative et les traitements dégradants subis par les personnes trans à l’époque.

    Femme libre

    Son talent la propulse sur la scène mondiale, notamment à l’Olympia en 1963 avec le spectacle « Chercher la femme » Elle enchaîne tournées, films et collaborations artistiques, incarnant une icône de liberté et de glamour. Sa carrière décline dans les années 80, mais elle reste une figure emblématique, notamment à Berlin, puis à Marseille, où elle ouvre un restaurant avant de s’éteindre en 2006.

    Femme de combats

    Aujourd’hui, son nom reste peu connu du grand public, mais son héritage est indélébile. La promenade Pigalle portant son nom et sa place dans l’histoire queer illustrent la reconnaissance tardive mais sincère de son rôle de pionnière. Le documentaire de France Culture, à travers témoignages et archives, célèbre une femme de courage dont le parcours continue d’inspirer la lutte pour la visibilité et la liberté des personnes trans. Un hommage vibrant à une légende qui a su allier beauté, talent et résilience. A écouter pour mieux explorer la vie d’une personnalité exemplaire pour nos communautés. 

    www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/toute-une-vie/coccinelle-1931-2006-reine-des-cabarets-7991690

    Portrait de Coccinelle - © inconnu, avec l'aimable autorisation de Thierry Wilson

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Etre soi chez les De Niro

    cinema

    Alors que son père a été salué par une Palme d’Honneur pour l’ensemble de sa carrière au Festival de Cannes, Ayrin De Niro, fille de Robert De Niro, a annoncé son coming-out en tant que femme transgenre dans une interview au média Them. 
    À 29 ans, elle partage son parcours marqué par les injonctions et la quête d’identité. Élevée loin des projecteurs, elle souligne que son père voulait qu’elle trouve sa propre voie, distincte de son nom. Après des années de doute, Ayrin a entamé une thérapie hormonale, inspirée par des modèles féminins forts. Son témoignage intervient dans un contexte politique tendu, la communauté trans étant visée par certains dirigeants comme Trump. Fière et déterminée, elle veut inspirer et défendre la dignité et l’acceptation de soi, affirmant : « je ne suis pas là pour plaire. Je suis là pour être moi. »

    Julien Claudé-Pénégry
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