
Jusqu’au 9 février 2025, la Gaîté Lyrique explore Trans*Galactique, une exposition singulière et plurielle célébrant les identités trans et queer. Sous le commissariat de Superpartners, composé des artistes Smith et Nadège Piton, ainsi que de Frank Lamy et Balthazar Heisch, cette exposition s'inspire du numéro éponyme de la revue the Eyes, publié en 2020.
Quinze artistes de renommée internationale, tels que Cassils et Zanele Muholi, y explorent des récits qui questionnent les normes de genre et portent un regard critique sur les relations humaines. À travers une sélection d'œuvres photographiques et vidéo, Trans*Galactique offre une réflexion sur la diversité des identités, tout en affirmant leur nécessité dans un contexte de montée des intolérances. Les commissaires soulignent l'importance de la visibilité : « il s’agit d’être visibles, de faire front et communauté ». Les œuvres présentées deviennent alors de véritables manifestes visuels, célébrant l'émancipation et la pluralité des récits trans. Cette exposition s'inscrit dans une démarche inclusive, où chaque image et chaque récit contribuent à redéfinir notre rapport aux autres.
Dans un monde fragmenté, Trans*Galactique invite à repenser les alliances et à construire des ponts entre les identités. En se réappropriant les outils de représentation, les artistes offrent des visions nouvelles et émancipatrices des corps et des identités. En écho à l'histoire de la photographie, souvent marquée par une objectivation des corps, cette exposition propose un regard trans, questionnant la manière dont nous nous identifions et nous connectons au monde. Trans*Galactique devient ainsi un lieu de rencontre entre art, identité et résistance, où chaque visiteur est invité à s’évader dans un cosmos créatif et inclusif.

Le vendredi 6 décembre, le premier musée LGBT+ de Pologne a ouvert à Varsovie, marquant un moment historique pour une communauté qui lutte pour l’égalité des droits dans un pays majoritairement catholique. Situé dans un quartier animé, le Queer Museum présente près de 150 objets illustrant l’histoire et les combats des LGBT+ polonais depuis le XVIe siècle. Créé par l’ONG Lambda, il est le premier du genre en Europe postcommuniste.





Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».

La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.
Le centre LGBTQIA+ avait été ouvert en fanfare il y a déjà un an. Le moment est venu de faire un point sur les activités de ce lieu qui manquait à la cité phocéenne.
La cheffe de la police berlinoise, Barbara Slowik, a récemment émis une mise en garde préoccupante dans une interview au Berliner Zeitung, conseillant aux juifs portant une kippa et aux personnes homosexuelles d'être vigilants dans certaines rues de la capitale allemande. Bien qu'elle affirme qu'il n'existe pas de véritables zones interdites, elle reconnaît que des quartiers peuvent représenter un risque accru pour ces communautés.