
Le 31mars célèbre la visibilité transgenre à travers le monde
Dans cette période où la chasse aux personnes trans n’a jamais été aussi violente, cette journée internationale a plus que jamais une importance fondamentale. Ce dernier jour de mars célèbre d’une part les transgenres, mais c’est surtout l’occasion d’une sensibilisation sur les discriminations et stigmatisations auxquelles iels sont victimes au quotidien.
En 2010, Rachel Crandall Crocker, psychologue et directrice exécutive de l'association à but non lucratif Transgender Michigan, créée la Trans Day of Visibility ou TDoV. Cette mise en avant s’organise autour d’évènements et d’actions ayant pour objectif de partager des histoires, des parcours de vie, de montrer les réussites et les succès de personnes trans, mais aussi de rassembler autour de tables rondes, de conférences des expériences pour mieux lutter contre les préjudices qui les touchent. Pour le grand public, cela permet d’améliorer la compréhension des questions sur la transidentité. Réduire les stéréotypes, montrer son soutien, expliquer… autant de manières pour respecter l’intégrité et les droits des personnes trans.
Après le succès retentissant de sa première édition, la 31e Fierté Montpellier Pride s'apprête à offrir un événement encore plus grandiose, réunissant des performances époustouflantes et une ambiance festive inégalée.
Désormais, toute demande de visa ou d’ESTA (Système électronique d’autorisation de voyage) doit inclure la mention de « sexe à la naissance », les autorités américaines ne reconnaissant plus que deux sexes, masculin et féminin.
Cynthia Nixon, l’une des héroïnes de la série Sex & the City, a tenu un discours puissant en public à New York afin de dénoncer les derniers agissements du Président Trump à l’encontre des personnes trans. Celle qui avait annoncé sa candidature à l'élection primaire démocrate pour le poste de gouverneur de New-York en 2018 a toujours militer pour défendre les droits LGBTQI+. Lors d’un tour des hôpitaux, elle a harangué les foules, pour demander qu’ils continuent à donner des soins de santé aux jeunes personnes trans malgré la décision de Trump de les interdire.
Une étude de l’Université de Genève (UNIGE) révèle que notre perception de l’homosexualité est influencée par notre genre et nos croyances religieuses, apprend-on dans le quotidien 20 minutes. Les chercheurs ont examiné comment des données scientifiques sur les facteurs biologiques de l’orientation sexuelle sont interprétées par un panel de 300 volontaires, composé d’hommes et de femmes, croyants et non-croyants. Les résultats sont significatifs. Les hommes non-croyants voient leur perception positive de l’homosexualité se renforcer.
Début février, Trump a signé un « executive order » interdisant aux athlètes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines aux États-Unis. Intitulé « keeping men out of women’s sports » (« garder les hommes hors des sports féminins »), ce décret s’appuie sur le Title IX, une loi fédérale adoptée en 1972 pour interdire les discriminations basées sur le genre dans le sport scolaire.
Une proposition de loi, la HB 3817, a été déposée au Texas pour criminaliser ce que les trumpistes appellent “la fraude à l’identité de genre”. Si elle est adoptée, les personnes transgenres pourraient être condamnées à deux ans de prison et 10 000 dollars d’amende. Pire encore, elles seraient incarcérées dans des établissements correspondant à leur sexe assigné à la naissance, ce qui équivaudrait, compte tenu des violences endémiques dans les prisons américaines, à une mise en danger de mort.
Le Congrès de la ville de Mexico a récemment adopté une loi historique reconnaissant les personnes de genre non binaire, marquant une avancée significative pour les droits LGBTQI+. Avec 47 voix pour et 4 contre, cette réforme modifie l'Article 4 de la loi sur la reconnaissance et la prise en charge des personnes LGBTQI+, élargissant ainsi les catégories de genre au-delà des traditionnels masculins et féminins.
La World Pride, qui se tiendra à Washington D.C. les 6 et 7 juin, ainsi que celle de San Francisco, annoncent des marches résolument politiques en réponse aux nombreuses attaques de Trump contre la communauté LGBTQ+, et en particulier contre les personnes transgenres. « Plus que jamais, nous mesurons l’ampleur du combat à mener. Mais la joie est une forme de résistance. Se rassembler, s’entraider et affirmer notre fierté est plus essentiel que jamais. » C’est le message fort posté sur les réseaux sociaux par le comité organisateur de la World Pride.
Le Stonewall National Monument (SNM) a été érigé en hommage aux émeutes de Stonewall en 1969, parties du bar du même nom fréquenté par les gays, les travestis et les transgenres, et considérées comme le point de départ symbolique de la libération LGBTQ+. Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, le site du SNM a été expurgé de ses références aux transgenres, et de figures militantes historiques, comme Marsha P.Johnson ou Syvia Rivera, en faveur d’un texte qui ne prend en compte que les gays, les lesbiennes et les bisexuels. « On ne peut pas réécrire l’histoire en supprimant quelques mots sur un site web », a déclaré Stacy Lentz, co-propriétaire du Stonewall Inn. « Nous continuerons à nous battre pour que le rôle des personnes trans, en particulier des femmes trans racisées, soit pleinement reconnu. »
Steffen Paar, doyen de l’Église protestante à Itzehoe, a récemment été la cible de menaces explicites émanant d’un groupe d’extrême droite, Sturmfront Schleswig-Holstein, prétendument lié à l’AfD (Alternative für Deutschland). Dans une lettre reçue le 11 février, le pasteur a découvert avec effroi une image d’arme à feu, ainsi qu'une mise en cause de son homosexualité et de son engagement pour le climat et les migrants. « N’oubliez jamais que nous savons où vous habitez », avertissait la lettre.