
Lors d’un rassemblement à Phoenix le 22 décembre devant un parterre de conservateurs en liesse, Donald Trump a déclaré vouloir mettre un terme au « délire transgenre ». Il affirme qu'il signerait dès son premier jour d’investiture le 20 janvier, des décrets pour interdire les soins médicaux liés à la transition pour les mineurs, exclure les personnes transgenres des écoles et des forces armées, interdire la présence des femmes trans dans les compétitions sportives, et établir une politique officielle selon laquelle il n’existe que deux genres : homme et femme.
Ces déclarations s'inscrivent dans une offensive plus large du camp républicain contre les droits des personnes LGBTQ+ au sens large. En brandissant la peur du « wokisme », Trump et ses partisans cherchent à galvaniser une base conservatrice en promouvant une vision traditionaliste des valeurs américaines. Ils considèrent que les revendications des minorités sexuelles menacent l'ordre social.
Cette posture risque de renforcer la polarisation politique aux États-Unis, un phénomène déjà exacerbé par des débats sur l'accès des femmes trans aux compétitions sportives et les traitements médicaux pour les jeunes. Remarquez qu’une précédente expulsion de l’armée de personnes lesbiennes, gay et bisexuelle entre1994 et 2011 sous le principe du fameux « don’t ask, don’t tell » s’est soldée en octobre 2024 par une réhabilitation en guise de « réparation des torts causés par la politique ». Comme le soleil se lève inexorablement tous les matins, les personnes trans vivront leur vie quoi qu’un président puisse dire ou décider, qu’il le veuille ou non.

Après 3 éditions, l’association Fiertés Béziers souhaite se renouveler en faisant appel à de nouvelles bonnes volontés. La Marche des Fiertés de la ville est trop importante pour être mise au placard, dans une ville toujours plus hostile aux personnes LGBTQIA+. C’est pourquoi l’association est à la recherche de personnes motivées avec du temps et de l’énergie à investir.
Le procureur de la République sénagalais a ordonné le vendredi 13 décembre le placement sous mandat de dépôt de quatre hommes, dont un Gabonais, un Nigérian et deux Sénégalais, pour des délits d' « acte contre nature et attentat à la pudeur ».
En janvier 2020, le Collectif Fiertés en lutte voyait le jour. L’association organisatrice de la Marche des Fiertés ne se limite pas à cette manifestation en assurant des permanences, notamment pour les personnes trans et non-binaires mais aussi en organisant des rassemblements (contre le fascisme en juin 2024). La soirée du samedi 18 janvier sera l’occasion de soutenir la Marche et tous les événements de l’association tout en profitant de performances faites maison.
Le 18 décembre, la Cour suprême du Ghana a validé une loi controversée qui restreint sévèrement les droits de la communauté LGBT+. Adopté par le Parlement fin février, ce texte prévoit jusqu'à trois ans d'emprisonnement pour les activités LGBT+ et de trois à cinq ans pour la « promotion » de l'homosexualité. « Il n'y a pas d'acte que la Cour suprême puisse annuler en vertu de sa compétence », a affirmé Avril Lovelace-Johnson, présidente du panel de juges. Au Ghana, un pays à majorité chrétienne, les relations entre personnes de même sexe sont déjà interdites par une loi coloniale, mais aucune poursuite n'a été engagée jusqu'à présent.
L'Ouzbékistan rejoint la liste croissante des pays adoptant des lois anti-LGBTQ+, avec une législation en préparation pour interdire la « propagande » LGBTQ+. Alisher Qodirov, leader du parti au pouvoir, a annoncé cette initiative, inspirée par des messages de personnalités politiques américaines comme Ivanka Trump. Actuellement, l'homosexualité masculine est illégale en Ouzbékistan, sanctionnée par une peine de prison pouvant aller jusqu'à trois ans, sans protection contre la discrimination.


Karen Cahall, une enseignante de l'école Monroe dans l'Ohio, a été suspendue pendant trois jours avec retenue de salaire pour avoir inclus quatre livres contenant des personnages LGBT dans sa bibliothèque de classe. Après plus de 30 ans de service, Mme Cahall a décidé de porter plainte contre le district scolaire, affirmant que cette décision viole ses droits constitutionnels et constitue une discrimination. La suspension fait suite à la plainte d'une mère d'élève, qui a considéré ces ouvrages inappropriés. Le surintendant, Tracey Miller, a justifié la sanction en soulignant que l’institutrice avait contourné le processus d'approbation en place.




