
C’est un rideau qui tombe sur une partie de l'histoire nocturne de Luxembourg-ville. Le Letz Boys, l'unique bar ouvertement « gay » du pays situé dans le quartier de la Gare, a définitivement fermé ses portes. La nouvelle, confirmée par le média Virgule, marque la disparition d'un « lieu de ralliement crucial » pour la communauté LGBTQ+. Le gérant de l'établissement ne cache pas son amertume face à la situation économique actuelle : « les charges sont devenues trop lourdes, et la fréquentation n'était plus suffisante pour maintenir l'équilibre », explique-t-il dans les colonnes du site d'information. Au-delà de la faillite commerciale, c'est l'aspect social qui inquiète les habitués. Une source proche du dossier souligne que « ce n'est pas juste un bar qui ferme, c'est un espace de liberté et de sécurité qui s'éteint ».
Désormais, le Grand-Duché se retrouve sans lieu de nuit spécifiquement dédié à la communauté LGBTQ+, laissant un vide que les associations locales espèrent voir comblé rapidement par de nouveaux projets.

C’est un bras de fer judiciaire sans précédent au sein de l'UE. Le parquet de Budapest a officiellement engagé des poursuites contre le maire libéral Gergely Karácsony pour avoir maintenu la Marche des fiertés le 28 juin 2025, malgré une interdiction policière. S'appuyant sur une loi de mars 2025 prohibant les manifestations promouvant l'homosexualité au nom de la « protection de l'enfance », la justice réclame une amende via une procédure sommaire. L'élu, qui a transformé le défilé en « événement municipal » pour contourner le veto, assume son acte de résistance culturelle. « Je suis passé de suspect fier à accusé fier. C’est le prix à payer pour défendre sa liberté », a réagi l'édile sur les réseaux sociaux. Alors que 300 000 personnes ont bravé l'interdiction l'été dernier, les ONG dénoncent une « attaque frontale » contre l’État de droit. 
Par trois fois depuis le début de l’année, le local de J’en suis j’y reste a été dégradé par des tags et des bris de vitres. La direction du centre ne peut pas confirmer qu’il s’agit d’attaques de l’extrême-droite : « ça reste un acte qui vise le centre, qu'il faut prendre au sérieux et qui n'est pas isolé du contexte actuel, mais nous ne pouvons l’affirmer ».
Le Brésil conserve son sinistre titre de champion mondial de la violence LGBTphobe. Selon le rapport annuel du Grupo Gay da Bahia (GGB) publié le 18 janvier, le pays a enregistré 257 morts violentes en 2025, soit un décès toutes les 34h. Malgré une baisse de 12 % par rapport à 2024, le bilan reste effroyable : 204 homicides et 20 suicides ont été recensés. Les hommes gays (156 victimes) et les personnes trans (64 victimes) demeurent les cibles prioritaires.
À Nouméa, Joëlla, 45 ans, femme transgenre, a été tuée après avoir rouée de coups dans la nuit du 7 au 8 février dans le quartier isolé de Saint‑Quentin. Ce meurtre a été qualifié de « transféminicide » par plusieurs associations. Deux hommes de 19 et 24 ans, déjà connus pour des faits de vols, ont reconnu avoir porté « une quinzaine de coups de pied à la tête » de la victime et ont été mis en examen pour meurtre puis placés en détention provisoire. À l’arrivée des secours, le visage de Joëlla présentait un « enfoncement massif » et elle n’a pu être réanimée, a précisé le procureur de Nouméa. Une information judiciaire pour homicide volontaire afin d’établir notamment si le passage à l’acte est lié à son identité de genre. 
Un tag a été apposé sur une photo présentant deux hommes portant une pancarte « not married but willing to be » (« pas mariés mais souhaitant l’être »). L’inscription au marqueur noir « Lévitique 18:22 » fait référence à un verset de l’Ancien Testament : « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». L’exposition à l’église protestante Saint Guillaume réunit 30 clichés d’hommes amoureux issus de la collection américaine de Hugh Nini et Neal Treadwell, pris entre 1850 et 1950, alors que l’homosexualité était encore un délit. L’acte a été dénoncé par l’organisateur de l’exposition, tandis que le pasteur de l’église a porté plainte. Ce dernier avait déjà reçu des menaces de mort en 2023.
La philanthropie et la mode s'unissent face aux pressions législatives croissantes aux États-Unis. Mackenzie Scott, l’ex-femme du patron d’Amazon Jeff Bezos vient d'octroyer un don record de 4,5 millions de dollars à The Trevor Project pour renforcer ses services d'écoute 24h/24. Ce soutien financier historique offre une autonomie cruciale à l'ONG pour agir là où l'urgence est vitale.
algré un arsenal législatif consolidé depuis quarante ans, le quotidien des personnes LGBTQIA+ en France reste marqué par des violences et des discriminations persistantes. « Les protections légales seules ne suffisent pas à assurer l’égalité réelle », souligne STOP homophobie. D’après un état des lieux récent des droits et protections, publié par le site Vie-Publique.fr, près d’une personne LGBTQIA+ sur cinq déclare avoir déjà été discriminée lors d’un entretien d’embauche.
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a franchi une étape historique en réclamant l'interdiction totale des « pratiques de conversion » à travers le continent. Le 29 janvier 2026, celle-ci a été votée par 71 voix contre 26 (et 2 abstentions). Elles sont désormais qualifiées de « torture » par l'institution.
L’association Fiertés Colorées lance ce projet participatif : à vous d'ajouter des lieux et de voter sur ceux déjà répertoriés dans la ville. Cet annuaire sous forme de carte permettra à tous.tes de trouver des lieux où sortir, se voir, s’amuser… Tout repose sur vos contributions alors à vos marques !
On va battre le pavé à nouveau cette année. Plusieurs villes ont déjà arrêté des dates :