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  • Une victoire historique est née d'un long combat judiciaire. Le 7 août dernier, Fabiana Justiniano et Scarlett Rocha sont devenues le premier couple de même sexe légalement marié en Bolivie. Face à une Constitution limitant l'union aux hétérosexuels, quatre ans de recours ont permis d'obtenir ce droit.

    Cette décision reste un cas isolé et ne vaut que pour leur couple. Mais en officialisant leur union, ces pionnières créent un précédent inédit. Leur mariage agit comme un levier militant puissant pour pousser le pays vers l'égalité matrimoniale globale.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La 10e Marche des Fiertés de Kiev a réuni une foule historique depuis le début de l’invasion russe, portée par un message clair : « nos familles font partie de l’Ukraine ». Le 21 juin 2026, plus de 5 000 personnes ont fait corps sous haute sécurité et la menace des attaques aériennes. Malgré les tensions et une contre-manifestation d’extrême droite, l'événement visait à réclamer l'égalité des droits en temps de guerre. L'enjeu majeur reste la reconnaissance juridique des couples de même sexe.

    Sur le front, l'absence de statut légal prive les partenaires des soldats LGBTQ+ de droits fondamentaux en cas de blessure ou de décès, comme les visites à l'hôpital ou les pensions. Soutenue par des diplomates occidentaux, la marche s'inscrit aussi dans le rapprochement avec l'Union européenne. L'événement a toutefois dû être écourté après deux heures en raison d'une alerte aux drones russes.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pride annulée en raison de la canicule, le 27 juin dernier : celle organisée par le Collectif Fiertés en Lutte à Lyon. Elle aura finalement lieu le 10 octobre. Départ à 13h à proximité du métro Gratte-Ciel, à Villeurbanne, avec un mot d’ordre musclé : « Canicules et fascime nous butent : pour les putes, pour les trans, entrons en résistance ».


    À la même date, on pourra aussi marcher en Savoie pour la 5e  Chambéry Pride, organisée par LGBT+ Savoie
    Le défilé partira à 14h de la place de la Brigade de Savoie.

    Sans oublier Pau le 26 septembre, Vichy le 27 septembre et Arles le 3 octobre.

    Xavier Héraud
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  • Le 3 octobre, on marchera à Paris ! La Marche des fiertés de la capitale avait été annulée au dernier moment, à la demande de la préfecture, en raison de la canicule. L’Inter-LGBT avait promis de trouver une nouvelle date. C’est désormais chose faite. En revanche, le parcours n’a pas encore été confirmé et encore moins le temps.

    Xavier Héraud
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  • Indignation en Suisse. Dimanche 28 juin, l'évacuation brutale d'une femme transgenre de la zone naturiste réservée aux femmes de la piscine Marzili, à Berne, a provoqué une vive colère. À la suite des plaintes de baigneuses, six policiers l'ont violemment plaquée au sol et menottée.

    Face au tollé et aux manifestations, la Ville de Berne a présenté ses excuses officielles le lendemain, reconnaissant un tort évident : le règlement autorise explicitement l’accès à toute personne s'identifiant et vivant comme femme. Qualifiée de « honteuse » par les associations LGBT (Pink Cross, TGNS), cette grave intervention policière remet au centre des débats la nécessité absolue d'une formation adaptée pour les forces de l'ordre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Face aux discriminations et à la haine en ligne, l’association FLAG! frappe fort avec « Signal by FLAG! », un outil numérique de pointe pensé pour agir dans l'urgence. Développée par des bénévoles des forces de sécurité intérieure, cette application offre une riposte immédiate aux violences, guet-apens ou harcèlements sexistes et LGBTQphobes. Véritable arme civique dans la poche, celle-ci a pour objectif de lutter contre la sous-déclaration des agressions en simplifiant les démarches. En quelques secondes, la victime ou le témoin effectue un signalement totalement sécurisé et anonyme, basé sur les critères légaux.

    L'application propose un véritable triptyque de services : une orientation ultra-rapide vers les professionnels de santé ou la justice, une centralisation des preuves juridiques, et la possibilité pour FLAG! de se constituer partie civile. Dans le même temps, le réseau « En Lieu Sûr » offre une sécurité décuplée. En effet, la force du dispositif repose aussi sur la géolocalisation d’urgence. Grâce au réseau « En Lieu Sûr » (ELS), l'utilisateur en détresse repère instantanément bars, commerces ou institutions partenaires à proximité pour s'y réfugier immédiatement. Un dispositif d’utilité publique pour ne plus jamais laisser les victimes isolées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le verdict est tombé aux assises du Vaucluse. Les deux principaux accusés dans l'affaire des violents guets-apens homophobes d'Avignon ont été condamnés à 22 ans de réclusion criminelle. La cour a pleinement retenu la circonstance aggravante d'homophobie, un signal fort alors que l'avocat général avait requis jusqu'à 30 ans de prison. Les faits remontent à la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2021.

    Un jeune homme, attiré dans un piège via l’application de rencontre Grindr, avait été roué de coups avant de succomber à ses blessures quelques jours plus tard.

    Une seconde victime avait miraculeusement survécu. Pour les associations de défense des droits LGBTQIA+, ce jugement historique reconnaît enfin le caractère barbare et ciblé de ces agressions en ligne.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Fini la peur de retourner « au placard » pour ses vieux jours. Zurich va devenir la première ville suisse à créer un immeuble d’habitations destiné aux personnes âgées LGBTQIAP+. Cette crainte avérée de devoir taire son orientation sexuelle dans un établissement classique n’aura plus lieu d’être dans ce lieu porté par la structure locale QueerAltern.

    Ce projet de résidence répondra aux réalités spécifiques du vieillissement de la communauté en offrant un cadre inclusif, avec des appartements pensés pour garantir confort et suivi de soins approprié, le tout en permettant à chacun de rester pleinement soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Malgré un arsenal législatif consolidé depuis quarante ans, le quotidien des personnes LGBTQIA+ en France reste marqué par des violences et des discriminations persistantes. « Les protections légales seules ne suffisent pas à assurer l’égalité réelle », souligne STOP homophobie. D’après un état des lieux récent des droits et protections, publié par le site Vie-Publique.fr, près d’une personne LGBTQIA+ sur cinq déclare avoir déjà été discriminée lors d’un entretien d’embauche.

    Dépénalisation de l’homosexualité en 1982, PACS en 1999, « mariage pour tous.tes » et adoption en 2013, interdiction des « thérapies de conversion » en 2022, ou encore accès à la PMA pour toutes les femmes en 2021 dessinent pourtant un cadre juridique en constante progression.

    Depuis 2001, la loi sanctionne les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, étendues à l’identité de genre en 2016, tandis que des plans nationaux 2020‑2026 renforcent la reconnaissance des actes LGBTphobes et la formation des agents publics. Mais, prévient STOP homophobie, nombre de victimes restent silencieuses, freinées par la peur des représailles ou la défiance envers les institutions, ce qui nourrit un « angle mort » statistique et politique. Alors qu’une vague homophobe aux relents extrémistes se fait sentir, l’association appelle à « une vigilance constante des pouvoirs publics », à des campagnes de sensibilisation dans tous les secteurs et à un suivi effectif des plans de lutte contre les LGBTphobies, pour que les avancées juridiques se traduisent enfin en égalité vécue. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le visage de l'Amérique change, et il est de plus en plus "queer".

    Selon la dernière enquête du prestigieux institut Gallup, un record historique vient d’être franchi : 9 % des adultes américains s’identifient désormais comme membres de la communauté LGBTQ+. Une progression fulgurante quand on sait que ce chiffre ne dépassait pas 3,5 % en 2012.

    Un fossé générationnel sans précédent
    Ce n'est pas un simple frémissement, mais une véritable lame de fond portée par la jeunesse. Chez la Génération Z (nés entre 1997 et 2006), les chiffres donnent le tournis : 28,5 % d'entre eux s'identifient comme LGBTQ+. À titre de comparaison, ce taux chute à 12,4 % chez les Millennials et à moins de 2 % pour la génération des "baby-boomers". « La visibilité n’est plus une exception, elle devient la norme pour les jeunes Américains », analyse l'association Stop Homophobie, qui relaie ces données.

    La bisexualité en tête de file
    L'étude précise que l'identité la plus représentée au sein de la communauté est la bisexualité, qui concerne plus de la moitié des adultes LGBTQ+ interrogés.

    Répartition des identifications :

    Bisexuels : 57,3 %
    Gays : 18,1 %
    Lesbiennes : 15,1 %
    Transgenres : 11,8 %
    Cette évolution témoigne d'une acceptation sociale croissante, malgré un climat politique parfois tendu. Pour les experts, cette tendance devrait s'accentuer à mesure que les plus jeunes segments de la population atteignent l'âge adulte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Dans un vote qui fera date, le Parlement européen a adopté le 12 février 2026. une résolution majeure pour la « pleine reconnaissance des femmes trans en tant que femmes ».

    Approuvé par 340 voix pour, 141 contre et 68 abstentions, ce texte fixe la position de l’Union européenne pour la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70).

    Un impératif de justice et de sécurité

    L’enjeu dépasse la simple sémantique. Les eurodéputés soulignent que cette reconnaissance est une condition sine qua non pour l’efficacité des politiques d’égalité. « L’inclusion des femmes trans est essentielle à toute politique de lutte contre les violences », précise la résolution. Le texte appelle notamment à garantir leur accès aux services de protection, tels que les centres d’hébergement pour victimes de violences conjugales.

    Des voix fortes pour l'égalité

    L'association STOP homophobie salue un « signal politique fort » dans un contexte de montée des discours transphobes. Pour les défenseurs des droits humains, ce vote valide une vision inclusive du féminisme. « Le talent se trouve partout, mais pas les opportunités. Changeons les règles du jeu. L'égalité, c'est maintenant », a rappelé Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement.

    Portée et limites

    Bien que cette résolution soit non contraignante juridiquement pour les États membres, elle oriente la stratégie diplomatique de l’UE à l’international. Elle marque une fracture nette avec les groupes conservateurs et d’extrême droite, qui se sont opposés au texte. En inscrivant l'identité de genre au cœur de l'agenda de l'ONU, le Parlement européen rappelle que les droits des femmes ne peuvent être sélectifs.

    Julien Claudé-Pénégry
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