La jeune maison d’édition française Trilogie Éditions, fondée par le toulousain Aurélien Verdun, propose un concept novateur avec sa série littéraire Duality, lancé en septembre 2024. Ce projet ambitieux s’inscrit dans une démarche de redynamisation du récit feuilletonnant, en s’inspirant des codes des séries télévisées. Chaque mois, un nouvel épisode de 72 pages vient enrichir cette saga, permettant aux lecteurs de plonger dans un univers narratif complexe et captivant.
Dans un monde post-apocalyptique où les États-Unis ne sont plus qu’une vaste zone sinistrée, les survivants se regroupent en camps selon leur sexe. Ce contexte tragique, où hommes et femmes s’affrontent dans une lutte sans merci, est le terreau fertile d'une intrigue riche en rebondissements. Les personnages, comme Felicity et Lara, sont confrontés à des dilemmes moraux et à l’absurdité d’un monde devenu hostile. « Nous faisons la connaissance de personnages dont les destins sont probablement liés, et chaque point de vue apporte une profondeur à l'histoire », souligne un lecteur enthousiaste.
Une alternative aux écrans
Le format épisodique, qui rappelle les anciennes séries feuilletonnantes, permet une immersion progressive dans l’univers de Duality. Comme le précise Aurélien Verdun, « l’idée est de remettre ce genre au goût du jour, en s’inspirant des codes de la série télévisée pour les appliquer à la littérature ». Chaque épisode se termine par un cliffhanger, incitant le lecteur à attendre avec impatience le suivant. Une tension forte se construit dans un florilège de thématiques chocs qui viennent au fur et à mesure rehausser l’intrigue. De la lutte des sexes à la violence sexiste, en passant la violence, la transidentité, la justice sociale … Rien n’est épargné dans cette aventure chorale d’anticipation. Vision cauchemardesque du monde, la binarité et les questions de genre sont au cœur de cette histoire. Les travers de nos sociétés occidentales sont éventrés pour exposer les dérives extrêmes dans lesquelles elles peuvent glisser que ce soit au niveau politique ou social. Les jeux de pouvoir malmènent ce monde mis à mal. Un seul mot d’ordre prédomine : ne faire confiance en personne pour survivre.
Un rendez-vous mensuel
Le système d’abonnement mis en place par Trilogie Éditions offre une flexibilité appréciable : pour 4,99€ par mois ou 49,90€ pour un abonnement annuel, les lecteurs reçoivent chaque épisode directement dans leur boîte aux lettres. « Peu importe quand vous vous abonnez, vous recevrez tous les épisodes déjà parus », explique l’équipe de Trilogie. Cela permet une accessibilité à tous, même pour ceux qui rejoignent l’aventure en cours de saison.
Subtilité et accessibilité
Les critiques s’accordent à dire que Duality aborde des thèmes d'actualité comme la lutte des genres dans un contexte de survie. « La question de la lutte des genres est abordée de façon originale », note un lecteur, tandis qu’un autre s’interroge sur les dérives d’un pouvoir qui émerge dans une société où les règles sont à réinventer. L’écriture d’Aurélien Verdun décrite comme fluide et immersive, capable de plonger le lecteur dans une ambiance de mystère et de danger. Palpitant, addictif, brut et violent, inspirant et novateur, ce format est une des plus riches idées imaginées depuis bien longtemps.
Envie d’aller plus loin
Avec Duality, Trilogie Éditions ne se contente pas de raconter une histoire, elle propose une véritable expérience de lecture, initiant un rendez-vous mensuel qui rappelle le plaisir des feuilletons d’antan. Le concept, qui marie littérature et télévision, pourrait bien séduire un large public en quête de nouvelles formes d’engagement littéraire. Duality s’annonce comme une belle découverte pour les amateurs de récits post-apocalyptiques, avec des personnages attachants et une intrigue prometteuse. La série est un exemple parfait d’innovation dans le monde de l’édition, où le papier reprend ses droits dans un univers de plus en plus numérique. Les passionnés de lecture pourront ainsi redécouvrir le plaisir de l’objet livre, tout en se laissant emporter par une narration addictive.
On en redemande.
L’abonnement annuel à 49,90€ sur https://trilogie-editions.fr
En 2025, Dolce & Gabbana célébrera quatre décennies de créativité, marquant un jalon dans l’univers de la mode. L’exposition événement Du Cœur à la Main, après avoir triomphé au Palazzo Reale de Milan, s’installe au Grand Palais à Paris, jusqu’au 31 mars 2025.
Queer jusqu’au bout des ongles, Tony Regazzoni a fait de la culture club, et notamment des discothèques, le cœur de son œuvre. Pour High energies, celui qui est aussi membre du remuant et radical collectif Les Inverti.e.s s’est penché sur la Hi-NRG, un dérivé 100 % électronique et résolument gay du disco, né à San Francisco à la fin des années 1970. Ce genre musical s’est rapidement imposé comme la bande-son des immenses clubs gays de l’époque : le Trocadero Transfer à San Francisco, le Saint à New York, le Palace à Paris ou encore le Heaven à Londres. Avec son rythme machinique, ses paroles invitant à la débauche sexuelle et son irrésistible pouvoir d’entraînement sur la piste de danse, la Hi-NRG a marqué l’histoire de la musique par de nombreux hits, du Do you wanna funk de Sylvester à Menergy de Patrick Cowley, en passant par High energy d’Evelyn Thomas et You spin me round de Dead Or Alive – et bien d’autres encore. L’intelligence de l’exposition de Tony Regazzoni réside dans l’entrelacement de la Hi-NRG et des luttes communautaires, tout en jouant avec les époques et les techniques. Il cite aussi bien le FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire), association turbulente des années 1970, que le jeune collectif Les Inverti.e.s, et reprend leurs slogans mordants et ironiques tels que « Prolétaires de tous les pays, caressez-vous » ou « Prolétaires de tous les pays, invertissez-vous ».
A l’occasion de la sortie d’une œuvre fascinante intitulée La Bourette 2, préparez-vous à une rencontre unique le 14 mars à la librairie Les Mots à la Bouche, où le photographe Paul Herman et La Bourette, présente un fanzine photographique entièrement dédié à cette figure emblématique de l’art performatif.
Une exposition parisienne dévoile des photographies inédites de l’auteur culte, dont l’œuvre est indissociable de l’épidémie de VIH. Poignant.
La 6
Oubliez la passion amoureuse, estivale et déchirante du jeune Elio dans le Nord de l’Italie de Call me by your name ou le trio torride et toxique qui se déchire au fil des tournois de tennis de Challengers, le nouveau film de Luca Guadagnino est encore un cran au-dessus !
Au cœur des ténèbres. Les Galeries Montparnasse à Paris accueillent jusqu'au 11 mai une exposition itinérante unique en son genre, Serial Killer, qui invite les visiteurs à explorer l’esprit de certains des tueurs en série les plus tristement célèbres de l’histoire. Avec plus de 1 000 artefacts originaux, dont des objets personnels de figures comme Ted Bundy et Jeffrey Dahmer, cette exposition s’annonce comme un voyage fascinant dans les méandres du mal. « Âmes sensibles s’abstenir ! », prévient Art in the City. 
Après avoir brillé au festival de Cannes puis aux Golden Globes, le film de Jacques Audiard aurait bien pu rafler une mise record aux Oscars avec Emilia Perez, nommé dans pas moins de 13 catégories (meilleur film étranger et meilleure actrice pour Karla Sofia Gascon). Mais le film est terni par la résurgence d'anciens tweets racistes et islamophobes de Gascón. Parmi les messages incriminés, l’actrice avait qualifié l’islam de « foyer d’infection » et critiqué le mouvement Black Lives Matter.
Lionel Soukaz, cinéaste avant-gardiste et fervent défenseur des luttes LGBTQIA+, est décédé le 4 février à Marseille à 71 ans. Son œuvre, débutée dans les années 1970, est une archive essentielle des combats pour l'émancipation.
Depuis quelques temps, nombre de livres se proposent de nous replonger dans notre histoire communautaire, en France et dans le monde. Volonté de redonner du corps culturel et social aux plus jeunes, rendre visible une histoire qui n’a de cesse de se révéler, interpréter les faits au regard des prismes contemporains, les raisons sont multiples et tout aussi défendables les unes que les autres.