Dans son ouvrage Gays et lesbiennes en politique : Représenter les minorités sexuelles en France et aux États-Unis, Hugo Bouvard examine la complexité des trajectoires politiques des élu·es LGBTQ+. À travers des entretiens révélateurs, l’auteur retrace les luttes menées depuis le milieu du XXe siècle pour accroître la visibilité des gays et des lesbiennes au sein des partis et des assemblées. Il explore le concept de « coming out » en politique, soulignant son impact sur les carrières et sur la représentation des minorités sexuelles.
Il s’intéresse également aux dynamiques distinctes entre la France et les États-Unis, mettant en lumière les contraintes asymétriques qui influencent l’exercice du pouvoir pour ceux issus de groupes minorisés.
En sociologisant ces différences, il enrichit le débat public sur l'égalité et la diversité en politique, invitant à une réflexion sur la manière dont ces individus appréhendent leur rôle de représentants. Un ouvrage essentiel dans un contexte politique souvent hostile
Gays et lesbiennes en politique : Représenter les minorités sexuelles en France et aux États-Unis, Edition Septentrion Presse Universitaire, 378 pages, 25€.

Jusqu'au 30 mars 2025, le Musée des Arts Décoratifs de Paris invite à explorer l'évolution de l'intimité à travers son exposition L'Intime : de la chambre aux réseaux sociaux.




Jusqu’au 9 février 2025, la Gaîté Lyrique explore Trans*Galactique, une exposition singulière et plurielle célébrant les identités trans et queer. Sous le commissariat de Superpartners, composé des artistes Smith et Nadège Piton, ainsi que de Frank Lamy et Balthazar Heisch, cette exposition s'inspire du numéro éponyme de la revue the Eyes, publié en 2020.
Ça sent le formol. Le 13 novembre, l’Académie française a publié la 9ème édition de son dictionnaire, définissant l’hétérosexualité comme « la sexualité naturelle entre personnes de sexe différent », tandis que l’homosexualité est simplement décrite comme une attirance pour les individus du même sexe, sans mentionner son caractère « naturel ». Ce choix a suscité de vives critiques, notamment du collectif des Linguistes atterrées, qui souligne l'absence de termes modernes tels que « coronavirus » et des définitions obsolètes, comme celle de « mail ». Les experts pointent une vision conservatrice et politique dans ces définitions, remettant en question la naturalité de l'homosexualité. Ils déplorent également que la définition de « femme » la réduise à sa fonction reproductive. L’Académie est accusée de ne pas refléter la langue vivante et d'être déconnectée des réalités contemporaines. La Ligue des droits de l’homme appelle à le « rectifier d’urgence ». Le caractère raciste, misogyne et homophobe de certaines définitions est consternante. La LDH a découvert « avec stupéfaction et consternation que nombre de définitions participent d’une vision au mieux archaïque de notre monde », explique l’organisation dans un communiqué. Les linguistes recommandent de se tourner vers d'autres dictionnaires plus actuels.

Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.