
Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
Ce thriller SF ausculte notre obsession pour la perfection physique, marchandisation des corps et dérives technologiques, dans un style bling-bling gore typique de Murphy. Tout y est : les lumières stylisées, les corps fetishisés, le doux mélange de fascination et de dégoût. Côté casting, là aussi on roule dans les brancards avec Bella Hadid, Ashton Kutcher, Isabella Rossellini, Evan Peters. Si on s’arrête sur la photo, c’est une cascade de violence graphique flirtant avec une grosse dose d'exubérance et la bonne attention qui met un agent trans dans l'épisode 6, afin d’introduire comme il se doit une réflexion sur l’identité et la norme.
Il y en aura de quoi satisfaire les amateurs du genre et les adeptes du réalisateur, Succès ou fiasco ? Murphy excelle une fois de plus à provoquer : The Beauty dissèque vanité et jeunesse éternelle, rappelant Sida ou ARN synthétique, mais pêche par superficialité. À voir pour son audace viscérale.

Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
Saluons une dernière fois le défenseur sensible des invisibles queer qu’était l'acteur américain Eric Dane. Il s'est éteint à 53 ans, fauché par la maladie de Charcot qu'il combattait depuis son annonce en 2025. Sa famille a salué son « combat courageux », entouré de son épouse et ses filles. Icône du « Dr Glamour » Mark Sloan dans Grey's Anatomy, Dane excellait dans les nuances queer. Dans Euphoria, il incarnait Cal Jacobs, père refoulant son homosexualité, un rôle qu'il voulait « sincère » : « je suis conscient d'être un hétéro jouant un gay. La communauté m'a soutenu, je ne veux pas déformer l'important ». Déjà en 2010, dans Valentine's Day, il prêtait ses traits à un athlète osant son coming out : « je suis gay, et je vais jouer ! ». Sensible, engagé, Dane humanisait les luttes LGBT, laissant un legs fluide et profond. Hollywood pleure un acteur polyvalent, pilier des invisibles. 
Près de trente ans après sa disparition, l’aura de Barbara reste intacte. À la BnF François-Mitterrand, l'exposition gratuite Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public explore jusqu'au 7 juin 2026 le lien fusionnel, presque sacré, que la chanteuse entretenait avec son auditoire.
Un tag a été apposé sur une photo présentant deux hommes portant une pancarte « not married but willing to be » (« pas mariés mais souhaitant l’être »). L’inscription au marqueur noir « Lévitique 18:22 » fait référence à un verset de l’Ancien Testament : « tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ». L’exposition à l’église protestante Saint Guillaume réunit 30 clichés d’hommes amoureux issus de la collection américaine de Hugh Nini et Neal Treadwell, pris entre 1850 et 1950, alors que l’homosexualité était encore un délit. L’acte a été dénoncé par l’organisateur de l’exposition, tandis que le pasteur de l’église a porté plainte. Ce dernier avait déjà reçu des menaces de mort en 2023.
Le 6 janvier 2026, le Conseil d’État a rejeté le pourvoi de l’association Francophonie Avenir contre la Ville de Paris. Le litige portait sur l’usage du point médian (ex: « Président·e·s ») sur des plaques commémoratives, l’association dénonçant une atteinte à la neutralité de l’État et à l'article 2 de la Constitution.
out le monde connaît la citation de William Shakespeare dans Richard III « mon royaume pour un cheval » ! 
Dans Homo Virilus : la fabrique du mâle-être, la réalisatrice Maya-Anaïs Yataghène dissèque l’évolution du modèle masculin, de l’homo virilus dominateur à l’homme d’aujourd’hui confronté à l’égalité des genres. Ce documentaire de 52 minutes mêle archives historiques, témoignages intimes d’hommes de tous horizons et analyses d’experts – historiens, sociologues, psychiatres – pour explorer comment la virilité, jadis glorifiée comme pouvoir suprême, devient un diktat toxique.
ic-tac, tic-tac…Le Jeu de Paume rend hommage à l’ironie mordante et ma moquerie assumée de Martin Parr avec Global Warming, du 30 janvier au 24 mai 2026. Disparu début décembre à 73 ans, le photographe britannique continue de scruter nos dérives avec humour et lucidité. À travers 180 clichés, des débuts en noir et blanc aux flamboyances colorées, l’exposition retrace cinquante ans d’un regard caustique sur la société de consommation, le tourisme de masse ou la dépendance technologique. Ni moraliste ni militant, Parr saisit la banalité du monde moderne pour mieux en révéler l’absurdité. Plus qu’un regard esthétique, Global Warming est une invitation à agir, un cri d’alarme face à une réalité palpable qui nous échappe, née de choix quotidiens. Une rétrospective aussi drôle que tragique, miroir impitoyable de l’Anthropocène.
Coup de tonnerre pour les fans de Boots. Malgré un succès critique (90% sur Rotten Tomatoes) et une audience solide de 23,4 millions de vues en trois semaines — dépassant des hits comme La Diplomate — Netflix ne renouvellera pas sa série queer militaire. Si la plateforme reste officiellement muette, les sources spécialisées pointent une pression politique inédite. Selon Variety et Puremedias, l'administration Trump et le Pentagone ont violemment fustigé le programme. Kingsley Wilson, porte-parole de la Défense, a déclaré dans Entertainment Weekly : « Netflix diffuse constamment des déchets woke et des inepties idéologiques. Nous ne transigerons pas sur nos normes pour satisfaire cet agenda. »