De la promesse estivale à la nomination automnale. On l’attendait le fameux ambassadeur aux droits LGBT+ promis par le Président de la République Emmanuel Macron pour son second quinquennat. D’autant que la Première ministre Elisabeth Borne lors d’une visite d’un centre LGBT à Orléans le 4 août dernier était revenue sur le sujet. Son nom a enfin été dévoilé le 28 octobre. Un laps de temps que l’on espère, justifié de la part du gouvernement pour que Jean-Marc Berthon propulsé à ce poste ne soit pas juste un coup d’épée dans l’eau et que sa feuille de route en termes d’actions puisse être dès que possible mise à profit. Mais de cela, nous n’avons pas de précisions pour le moment, si ce n’est que l’ancien conseiller d'Emmanuel Macron en charge des droits humains puis directeur de cabinet au sein de l'Organisation internationale de la francophonie, doit désormais composer pour « coordonner l'action du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour la protection contre les discriminations et la promotion des droits LGBT + et portera la voix de la France ». Seuls les résultats comptent. Nous l’aurons à l’œil.
Maura Healey a remporté ce siège dans le Massachusetts avec 63% des voix contre un Républicain pro-Trump. Avocate défenseure des droits LGBTQI+ et partisane écolo, elle représente un espoir outre-Atlantique, tout comme les plus de 500 candidat.e.s gays et lesbiennes aux élections de mi-mandat en novembre.
Ce petit pays de 2 millions d’habitants devient le 14ème membre de l’Union européenne à légaliser le mariage des personnes de même sexe. La Cour constitutionnelle rendu son verdict en juillet, donnant 6 mois au Parlement pour légiférer. Jusqu’en 2015, plusieurs référendums de ce pays d’Europe post-communiste avaient rejeté ce droit.
A Nanterre, une mère de famille a tenté d’empoisonner son fils de 12 ans en le forçant à boire de l’eau de javel le 2 octobre. Elle avait découvert des échanges avec un homme et des photos sur son téléphone. L’ayant aussi menacé de le jeter dans la Seine, Elle a été mise en examen pour menace de mort en raison de l’orientation sexuelle. Le beau-père et les deux sœurs du garçon, présents à la maison, ne seraient pas intervenus. L’enfant a été placé dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance.
Une loi datant de l’époque coloniale va enfin être abrogée dans la cité-Etat. Le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, l’a annoncé en août. Vestige du régime colonial britannique, elle prévoit une peine maximale de deux ans de prison pour les actes homosexuels. Elle n’est pas appliquée dans les faits mais les défenseurs des droits de l'homme affirment qu’elle prive toujours les membres de la communauté de leurs droits. Néanmoins, Lee Hsien Loong a précisé qu’il continuerait à défendre le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Le gouvernement va ainsi amender la constitution pour protéger la conception du mariage telle qu’elle est définie par la loi, strictement entre un homme et une femme.
Galvanisé par la remise en cause du droit à l’avortement par la Cour suprême, les dirigeants de cet état conservateur souhaitent aller plus loin dans la restriction des libertés individuelles. Le procureur général du Texas s’est ainsi dit favorable à une loi rétablissant l’interdiction des relations sexuelles entre hommes en cas de feu vert de la haute juridiction, ainsi que leur emprisonnement. Ken Paxton viserait aussi l’interdiction du mariage homosexuel de 2005, une mesure annulée en 2014. En outre, un juge local souhaiterait revoir le droit à la contraception. Enfin, une loi texane prévoit de punir les parents qui demanderaient un traitement médical à apporter aux mineurs transgenres.
Après l’entrée en vigueur du mariage entre personnes de même sexe le 1er juillet, la Suisse se tourne désormais vers une amélioration de l’inclusivité des personnes LGBT+ au travail. Ainsi, le label Swiss LGBTI-Label a été créé pour identifier les entreprises qui s’engagent pour l’égalité des personnes LGBT+. Une cinquantaine d’établissements l’ont déjà obtenu. Cette certification de 3 ans est accordée à partir d’une cinquantaine de critères.
Les passage piétons sont devenus le nouveau moyen de communication et de soutien des municipalités envers les LGBTQIAP+. Mais force est de constater que souvent ces initiatives aussitôt faites sont dégradées par des homophobes sans aucune jugeote. La preuve en est l’inscription à la bombe « fuck les couleurs gay » qui est venue se greffer sur l’un d’entre eux devant une école dans les Ardennes. Ce fameux passage piétons arbore les couleurs de l’arc en ciel et non celles LGBT. La municipalité explique que celà a été fait pour protéger les écoliers. Amalgame hasardeux donc. En revanche, celui du passage de la promenade Yitzhak-Rabin à Loan a fait les frais une seconde fois de tags haineux. Les faits de ce genre ne cessent de se répandre. Enquêtes et condamnations pour propos homophobes sont fréquentes. Mais les municipalités ne lâchent rien et repeignent systématiquement.
Par plus de 66% de « oui » au référendum du 25 septembre, les Cubains ont accepté la réforme du Code de la famille. Le nouveau texte, beaucoup plus progressif que le précédent datant de 1975, a été soutenu par le gouvernement qui a appelé à voter en sa faveur. Mise en application immédiatement, ce texte légalise désormais le mariage pour tous et toutes, la gestation pour autrui à but non lucratif et l’adoption par des personnes de même sexe. Une révolution au sein de ce pays communiste qui dans les années 1960-70 excluait tout simplement les homosexuels. Le pays devient ainsi un des plus progressistes d’Amérique Latine.