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  • Le 10 avril, le projet de loi SREN relatif à la sécurisation et à la régularisation de l’espace numérique notamment sur l’accès aux sites internet à caractère pornographique a été adopté à 64% des suffrages par l’Assemblée nationale. Pour « protéger les enfants de la pornographie », il est exigé que les sites en question vérifient l’âge de leurs visiteurs. Désormais l’Arcom, le régulateur de la communication, doit travailler avec la CNIL aux systèmes qui permettront de mettre en application cette loi dans un délai de deux mois. Une décision sera prise afin que trois mois plus tard, à savoir le 10 septembre 2024, tous les sites ayant du contenu pornographique se mettent au pas. A compter de cette date, « aucun contenu pornographique ne pourra être affiché sur l'écran du site, tant que le contrôle de l'âge de l'utilisateur n'est pas vérifié », comme l’indique le site Vie publique du gouvernement. Sinon l’Arcom ordonnera « le blocage des sites pornographiques qui ne contrôlent pas l'âge de leurs utilisateurs et leur déréférencement des moteurs de recherche sous 48 heures ». Les hébergeurs sont aussi visés. La loi prévoit qu’ils « devront retirer dans les 24 heures les contenus pédopornographiques qui leur sont signalés par la police et la gendarmerie, sous peine d'un an de prison et 250 000 euros d’amende, voire plus en cas de manquement habituel. »

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  • Fruit de 5 années de réflexion et publié en avril 2024, Dignitas infinita (une infinie dignité) est le titre de ce texte de 20 pages, qui définit, si besoin en était, la position de l’Eglise catholique sur de nombreux sujets de société. On vous offre un verbatim des sujets concernant les LGBTQIA+, histoire de ne pas passer trop de temps sur des positions éthiques d’un autre temps :

    « théorie du genre » : « toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception », « vouloir disposer de soi, comme le prescrit la théorie du genre, ne signifie rien d’autre que céder à la tentation séculaire de l’être humain se faisant Dieu »;

    criminalisation de l’homosexualité : le texte dénonce « le fait que, dans certains endroits, de nombreuses personnes soient emprisonnées, torturées et même privées du bien de la vie uniquement en raison de leur orientation sexuelle » ;

    changement de sexe : « toute intervention de changement de sexe risque de menacer la dignité unique qu’une personne a reçue dès le moment de la conception. (…) Cela n’exclut pas la possibilité qu’une personne présentant des anomalies génitales choisisse de recevoir une assistance médicale afin de résoudre ces anomalies » ;

    gestation pour autrui : « l’enfant a le droit, en vertu de sa dignité inaliénable, d’avoir une origine pleinement humaine et non artificielle ».

    Amen ?

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  • SOS Homophobie a 30 ans

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Le 11 avril 1994 une vingtaine de personnes dans la tourmente de l’épidémie de SIDA qui s’abattait en France, créait SOS Homophobie. De toutes les luttes, le crédo de SOS Homophobie reste inchangé : prévenir, soutenir et militer ! De la ligne d’écoute destinée à aider et soutenir les victimes de l’intolérance et de la haine aux différents combats livrés pour les droits des LGBTI, la mobilisation est permanente.

    On retient notamment le « rapport annuel » sur l’homophobie lancé en 1997, qui a mis pour la première fois sur la place publique en France la réalité de la haine anti-LGBTI et qui demeure un document de référence. Outil plus que nécessaire !

    Militante, engagée, fière, cette association à travers ses bénévoles n’a de cesse depuis trois décennies de briser le silence et la honte autour des LGBTIphobies. Merci pour cet engagement sans faille !

    Infos : www.sos-homophobie.org

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  • Le 4 avril, le Conseil des droits humains des Nations Unies a adopté une première résolution condamnant les discriminations et violences régulièrement subies par les personnes intersexes. L’instance onusienne préconise « la rédaction d’un rapport mondial détaillé, afin de déconstruire les mythes et clichés, et veiller à ce que ces enfants puissent grandir », explique le site Stop Homophobie.

    D’après les retours d’experts, jusqu’à 1,7 % de la population mondiale naît avec des caractéristiques intersexuelles, c’est-à-dire qui ne correspondent pas aux définitions classiques du masculin et du féminin. Souvent des interventions médicales sont pratiquées à la naissance et dans l’enfance pour imposer une identité, un genre. Jugées « inutiles », elles sont à risque pour les personnes intersexes. Il est recommandé de les différer afin qu’elles puissent prendre leurs propres décisions en toute liberté. Ce texte est une avancée qualifiée d’historique pour toute une frange de la communauté LGBTQI ! 

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  • A Krasnodar (sud ouest), la justice russe a condamné deux femmes qui se sont embrassées devant un café, avant de publier la vidéo sur les réseaux sociaux. Elles devront payer l’équivalent de 500€ chacune.

    Dans la plaine de l’Oural, les deux gérants d’un bar ont été placés en détention provisoire pour « extrémisme » LGBT+. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison. Selon l’accusation, « il a été établi que les accusés, des personnes ayant une orientation sexuelle non traditionnelle, (…) soutiennent également les opinions et les activités de l’association publique internationale LGBT interdite dans notre pays ». Ces deux affaires sont bien la concrétisation de la décision de la Cour suprême russe, qui a banni en novembre 2023 le « mouvement international LGBT », ouvrant la porte à de lourdes peines de prison.

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  • Alors que Salomé Zourabichvili, la présidente géorgienne avait exprimé son désaccord sur une loi controversée qui vise à restreindre les droits des personnes LGBT+ en refusant de la signer, le président du parlement en a décidé autrement. Pour ce pays qui emboite le pas à la Russie en adoptant des lois LGBTophobes toujours plus drastiques pour soi-disant renforcer les « valeurs familiales », cette nouvelle décision complique encore un peu plus son entrée dans l’Union européenne. En effet, le texte promulgué un large champ de liberté puisqu’il interdit le drapeau LGBT+ en public, les prides, le fait d’évoquer l’existence des LGBTQ+ dans les livres et les films et les transitions médicales.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour faire face à l’interdiction de vente de livres LGBTQIA+ dans certains états américains, la plus célèbre drag queen du monde a fondé un marché de livres en ligne dédié aux livres communautaires (https://allstora.com/). De plus, iel soutient l’association Rainbow Book Bus, qui diffuse des ouvrages, dont certains interdits à la vente. Ou quand le drag devient militant… 

    Bruno De
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  • Farouche opposante aux transgenres, l’écrivaine à succès continue ses provocations haineuses.

    La réalité est cruelle. L’autrice écossaise JK Rowling, auteur de la sage Harry Potter qui a bercé la jeune génération queer avec ses aventures d’apprentis sorciers, est depuis de nombreuses années devenue une ennemie de la cause LGBTQ+. Notamment à cause de ses positions et de ses déclarations transphobes récurrentes qui lui ont valu de de devenir l’égérie des TERFS (pour Trans-Exclusionary Radical Feminist). Une division du féminisme qui refuse de considérer les transgenres comme des femmes à part entière et cherche à les exclure des luttes et des associations pour le droit des femmes ou des espaces féminins. Très remontée contre l’entrée en vigueur le 1er avril d’une loi contre l’incitation à la haine et à la transphobie adoptée en Ecosse, l’écrivaine s’est fendue sur les réseaux sociaux d’une série de post haineux et incitant à la violence. N’hésitant pas, entre deux salves offensantes, à dénoncer ce qu’elle considère comme une insulte à la liberté d’expression et opposer les droits des femmes et ceux des transgenres, ces derniers représentant, selon l’écrivaine, un danger pour le droit des femmes. 

    Une haine tenace

    Déclarant pour sa défense :Il est impossible de décrire précisément ou s’attaquer à la réalité de la violence et de la violence sexuelle commise à l’encontre des femmes sauf si on a le droit d’appeler un homme un homme (…) Si la simple constatation du sexe biologique d’une personne est considérée comme criminelle, c’est que la liberté d’expression et d’opinion est gravement menacée en Ecosse“, l’écrivaine s’est dite même prête à être arrêtée par la police vu ses positions haineuses et obsessionnelles sur les trans. Ce à quoi la police écossaise a répondu que les propos de JK Rowling n’étaient pas considérés comme criminels et ne feraient l’objet d’aucune action”, pendant que le premier ministre Rishi Sunak, très conservateur, lui manifestait son soutien. Pour rappel, les association STOP Homophobie et Mousse viennent de porter plainte contre Dora Moutot, militante anti-trans et TERF française pour ses propos transphobes en espérant que la justice française soit moins laxiste que l’écossaise !

    Photo : JK Rowling - Source : Shutterstock - Picture by James McCauley - Featureflash

    Jean Jacob
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  • Nice : 1er logement à disposition pour la Maïoun de Cathy

    gay, transgenres, bisexuel.le.s

    Une nouvelle étape pour ce beau projet de mise à l’abri des jeunes LGBT (Centre LGBT Côte d’Azur) : les clés du premier studio mis à disposition par le Centre d’Action Social de la ville. La suite : des locaux et d’autres appartements. Avec de la volonté, on peut déplacer des montagnes ! Par ici pour faire un don.

    Bruno De
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  • L’association Toutes des Femmes a lancé une pétition afin que les personnes trans puissent modifier leur genre par simple déclaration à l’état civil. Actuellement, la loi oblige à passer devant un tribunal judiciaire. Depuis 2016, le changement d’état civil a été démédicalisé. Cette revendication émane notamment d’une recommandation du conseil de l’Europe. De nombreux pays européens ont déjà adopté des lois dans ce sens. Une centaine d'associations françaises est déjà signataire.

    Bruno De
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  • Depuis l’arrivée du gouvernement d’extrême droite en Italie, les droits LGBTQIAP+ sont mis à mal. L’an dernier, il a été demandé aux mairies de supprimer rétroactivement les noms des mères non biologiques sur les certificats de naissances. C’est une volte-face notable qui vient d’être infligée à Giorgia Meloni. Le mardi 5 mars, le tribunal de Padoue a jugé que des enfants pouvaient avoir deux mères mentionnées sur leur certificat de naissance. Cela donne un nouvel élan aux procureurs de toute la botte afin de reconsidérer cette circulaire arbitraire et homophobe envoyée début 2023 aux autorités municipales.

    Julien Claudé-Pénégry
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