142 députés présents, tous bords confondus, ont voté pour l’adoption du texte issu d’un accord entre députés et sénateurs, et qui avait déjà reçu le soutien du Sénat.
40 ans après la dépénalisation de l’homosexualité, la proposition de loi crée un nouveau délit dans le Code pénal punissant ces pratiques de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Les peines pourront grimper à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de circonstances aggravantes.
Les thérapies de conversion sont déjà punissables via un grand nombre d’infractions : harcèlement moral, violences ou encore exercice illégal de la médecine.
Selon Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, l’adoption de ce texte permettra d’envoyer « un signal clair » pour que les victimes de ces « pratiques barbares » aient le courage de « passer plus facilement la porte d’un commissariat ».
Les « thérapies de conversion » peuvent, entre autres, prendre la forme de séances d’exorcisme, de stages ou encore d’électrochocs, qui ont des retentissements psychologiques et physiques.
Il n’existe pas en France d’enquête nationale permettant d’évaluer l’ampleur du phénomène. Les parlementaires ont évoqué en 2019 une centaine de cas « récents ».
Sur ajout du Sénat, le texte final prévoit que les simples invitations à la prudence et à la réflexion adressées à la personne envisageant un changement de genre ne seront pas punissables au titre de cette nouvelle infraction.
La proposition de loi à l’initiative de députés LRM a été adoptée par 96 voix contre 15.
Le gouvernement formé par le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé la nomination d'un délégué ministériel, Sven Lehmann, chargé de mettre en place « une politique queer progressiste ». L'ambition de la nouvelle coalition de gouvernement sociaux-démocrates/libéraux/écologistes est de devenir un pays pionnier dans la lutte contre les discriminations.
Ce pays scandinave est toujours apparu comme précurseur en matière de droits LGBTQIA+ (les unions de même sexe ont été légalisée en 1989). Une pétition pour légaliser la copaternité dès la naissance a recueilli en janvier 73.000 signatures en 3 jours. Le texte propose de créer une copaternité, qui donnerait automatiquement à l’enfant et au « co-père » un certain nombre de droits et d’obligations juridiques, notamment en terme d’autorité parentale et d’héritage.