Le Président ougandais, sous la pression internationale, avait refusé de signer en l’état la proposition de loi anti-LGBT et la peine de mort pour homosexualité aggravée. Après avoir demandé une seconde lecture au Parlement, celle-ci a été définitivement votée. Les peines encourues sont lourdes. Être homosexuel n’est pas un crime comme il a été précisé. Mais c’est en faire la promotion et avoir des relations sexuelles est sévèrement condamné puisque la peine de mort peut être prononcée, bien que celle-ci n’est plus appliquée dans le pays depuis des années. L’homophobie bien prégnante dans la société va forcément avoir des répercussions sur la vie déjà fragile des personnes LGBT.
Un peu partout au Canada entre 1968 et 2004, il y aurait eu selon le gouvernement fédéral environ une quarantaine de descentes policières dans des saunas et dans des boîtes de nuit LGBTQIAP+. La liste des « condamnations constituant des injustices historiques » est aujourd’hui élargie pour inclure une série de chefs d’accusation remontant jusqu’à 1892 et visant surtout la communauté LGBTQ et les femmes. Ces infractions n’étant plus inscrites dans ce code criminel, les personnes dites coupables de l’époque peuvent désormais demander que toute mention soit effacée de leur casier judiciaire.
Les jolies colonies de vacances que chante Pierre Perret ne l'ont pas été pour un jeune garçon trans de 12 ans qui s’est vu refuser l’accès du dortoir des garçons lors d’un séjour à la Montagne. La mère accuse la mairie de Puteaux de transphobie. Le prestataire choisi par la municipalité aurait affirmé vouloir respecter la non-mixité des couchages, obligeant donc le jeune homme à rester parmi les filles. Une situation ubuesque puisque l’enfant qui a entamé des procédures de transition et qui plus est, a changé de prénom à l’état civil. C’est l’incompréhensible ! La mairie va jusqu’à demander à la maman d’« outer » son fils auprès des autres parents du séjour. Après un refus, elle capitule. Les autres familles la soutiennent. Mais rien n'y fait, le petit n’aura pas la possibilité de rejoindre ses camarades. De ces vacances, le gamin en ressort « démoli ». Plusieurs plaintes au pénal contre des personnes morales et physiques vont être déposées, notamment pour discrimination. Sixtine, la maman, a aussi lancé une pétition en ligne « contre la transphobie et pour le respect des droits des enfants », une pétition et une démarche que Strobo soutient sans réserve.
La dernière sortie du souverain Pontife, François Ier sur son sentiment à l’égard de l’homosexualité et de l’homophobie a de quoi faire grincer des dents. Il a déclaré qu’« être homosexuel n’est pas un crime », avant d’ajouter par contre que l’orientation sexuelle elle, constitue à ses yeux « un pêché ». Et comme acte de repentance de préciser : « nous sommes tous des enfants de Dieu, et Dieu nous aime tous comme nous sommes », les homosexuels y compris. Les prises de position en demi-teinte sur le sujet du Pape sont coutumières. Cette parole réaffirme une fois de plus la doctrine de l’Eglise, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Lorsque l’on sait que 67 pays criminalisent encore l’homosexualité d’après l’association Human Trust Right, est-il nécessaire de faire de telles déclarations ?