On ne laisse rien passer, rien ! Bien qu’elle se soit fait presque discrète depuis quelques temps, il est bon d’apprendre que le 16 mars dernier, l’ancienne élue de Saint-Germain-en-Laye, Agnès Cerighelli a été jugée coupable en deuxième instance pour injures et incitations à la haine homophobes par la Cour d’appel de Versailles suite à une salve de tweets. Cette condamnation fait suite à celle en 2020 face à la photographe Olivia Ciappa. Les associations qui se sont constituées partie civile ont reçu chacune la somme de 600€ en dédommagement. Quelques jours plus tard, ce sont six associations anti-homophobie qui ont porté plainte contre Eric Zemmour pour « contestation de crime contre l'humanité ». Elles l'accusent d'avoir nié la déportation d'homosexuelle pendant la Seconde Guerre mondiale. L’offense provient de « La France n'a pas dit son dernier mot », le livre sorti en septembre dernier, il écrit : « La déportation en France d'homosexuels en raison de leur "orientation sexuelle", comme on dit aujourd'hui, est une "légende" ». « La déportation des homosexuels lors de la Seconde Guerre mondiale est une réalité historique établie » comme le rappelle les associations à nos confères de France Info. De cette affaire qui n’est pas récente puisque relent d’une polémique lancée en 2012, l’ex candidat à la présidentielle devra répondre de ces absurdités devant la justice.
L’un ne va pas sans l’autre, puisque La Manif pour tous se prend les pieds dans le tapis et perd une fois de plus face à l’avocate spécialisée dans les droits des familles LGBT+ Caroline Mecary. Là, la décision de la Cour d’Appel de Paris du 24 mars met un terme définitif suite à des tweets où elle s’indignait du « silence abysal » de l’association sur « les enfants placés en rétention ou victimes de prêtres pédophiles, quand cela n'est pas un inceste au sein de vos familles » ou que « la Manif pour tous appartient aux poubelles de l'histoire », ce qui bien entendu avait hérissé le poil de la LMPT s’empressant de poursuivre pour diffamation et injure publique ses propos. Raté !
Il se nomme Paolo Rondelli, il a 58 ans et est désormais le 1er capitaine-régent ouvertement gay du micro état de Saint Marin dans le nord de la botte italienne de Saint Marin. Voilà qu’élu au suffrage indirect, cet ancien ambassadeur à Washington prend la tête du pays pendant les 6 prochains mois, comme le veut la tradition. Sans réels pouvoirs, il endosse l’un des rôles les plus importants et il devient surtout le premier chef d’Etat au monde appartenant à la communauté LGBTQIAP+.
Une étape symbolique est en passe d’être atteinte dans la capitale japonaise, même si le mariage gay n’existe pas à l’échelle nationale. Cette annonce intervient alors que le Premier ministre japonais a fait part de ses réserves quant à une éventuelle légalisation du mariage gay à l’échelle nationale, même si une majorité de la population y est désormais favorable. Cette reconnaissance existe déjà dans d’autres collectivités locales depuis 2015. Faute d’une législation nationale, l’utilité de ces documents locaux reste très limitée.
Les époux Wang Chen-Wei et Chen Chun-Ju sont entrés dans l’histoire en signant des papiers d’adoption le 13 janvier, marquant la fin d’un long combat juridique pour leur famille. Taïwan est devenu le premier pays d’Asie à légaliser l’égalité du mariage en 2019, faisant passer la loi malgré le fait que 72 % du pays ait voté contre ce changement lors d’un référendum. Cependant, l’adoption LGBT+ reste à la traîne. Selon la loi actuelle, il est seulement possible pour une personne dans une relation de même sexe d’adopter l’enfant biologique de son partenaire. Wang a pu adopter un enfant en tant que célibataire, en reportant son mariage avec Chen pour s’assurer que le processus se déroule sans heurts. En vertu de la loi actuelle sur l’adoption, ils ne pouvaient pas adopter en tant que couple, et après le mariage, Chen ne pouvait pas adopter l’enfant de son mari. Cependant, en décembre 2021, un tribunal de la famille de la ville de Kaohsiung a annulé cette décision et déclaré que l’enfant de Wang, surnommé Joujou, pouvait également être adopté par son mari de 34 ans. Cette décision est spécifique à cette famille et ne marque pas la légalisation de l’adoption par des personnes de même sexe dans tout le pays, mais s’applique uniquement à leur cas. Un premier pas pour la reconnaissance des droits des parents homosexuels.