Stefanos Kasselakis, chef de l’opposition de gauche, à la tête de Syriza et ouvertement gay, a l’intention de faire avancer la légalisation du mariage homosexuel. En effet, le Premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis, en a fait une promesse de campagne lors de sa réélection en juillet dernier, mais peine à soumettre un texte au parlement, craignant de vives réactions de la branche la plus extrême de son parti. Malgré son retard dans la reconnaissance du mariage gay, la Grèce renforce régulièrement la protection des droits des personnes LGBTQI+, gagnant quatre places par rapport à l’édition précédente pour atteindre la 13ème place dans l’étude annuelle 2023 de l’Association internationale des lesbiennes et des gays (ILGA).
Deux femmes, qui ont eu recours à la fécondation in vitro réciproque, se sont vues reconnaître le statut de parents de leur fils. La FIV réciproque permet à un couple de femmes lesbiennes de participer ensemble au processus de conception de l’enfant. L’ovule d’une des deux femmes, fécondé grâce à un don de sperme, est transféré dans l’utérus de sa partenaire qui mène la grossesse jusqu’à son terme. Cette décision a été accueillie comme une victoire par la communauté LGBTQI+, qui mène un autre combat : l’union civile. Début septembre, la Cour Suprême s’est prononcée contre les mariages de personnes du même sexe, tout en ordonnant au gouvernement d’offrir une solution alternative pour protéger les droits des couples de même sexe.
L’homophobie a de beaux jours devant elle dans ce pays d’Afrique orientale. Après la diffusion d’une vidéo montrant des hommes en train de danser à une fête, un déchaînement de haine homophobe s’est répandu. Pire, les autorités demandent aux habitants de faire de la délation et des milices d’auto défense se sont formées. De nombreux membres de la communauté LGBTQI+ sont forcés à l’exil. L’homosexualité est passible de 3 à 15 ans de prison dans le pays.