Une loi datant de l’époque coloniale va enfin être abrogée dans la cité-Etat. Le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, l’a annoncé en août. Vestige du régime colonial britannique, elle prévoit une peine maximale de deux ans de prison pour les actes homosexuels. Elle n’est pas appliquée dans les faits mais les défenseurs des droits de l'homme affirment qu’elle prive toujours les membres de la communauté de leurs droits. Néanmoins, Lee Hsien Loong a précisé qu’il continuerait à défendre le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Le gouvernement va ainsi amender la constitution pour protéger la conception du mariage telle qu’elle est définie par la loi, strictement entre un homme et une femme.
Galvanisé par la remise en cause du droit à l’avortement par la Cour suprême, les dirigeants de cet état conservateur souhaitent aller plus loin dans la restriction des libertés individuelles. Le procureur général du Texas s’est ainsi dit favorable à une loi rétablissant l’interdiction des relations sexuelles entre hommes en cas de feu vert de la haute juridiction, ainsi que leur emprisonnement. Ken Paxton viserait aussi l’interdiction du mariage homosexuel de 2005, une mesure annulée en 2014. En outre, un juge local souhaiterait revoir le droit à la contraception. Enfin, une loi texane prévoit de punir les parents qui demanderaient un traitement médical à apporter aux mineurs transgenres.
Après l’entrée en vigueur du mariage entre personnes de même sexe le 1er juillet, la Suisse se tourne désormais vers une amélioration de l’inclusivité des personnes LGBT+ au travail. Ainsi, le label Swiss LGBTI-Label a été créé pour identifier les entreprises qui s’engagent pour l’égalité des personnes LGBT+. Une cinquantaine d’établissements l’ont déjà obtenu. Cette certification de 3 ans est accordée à partir d’une cinquantaine de critères.
Les passage piétons sont devenus le nouveau moyen de communication et de soutien des municipalités envers les LGBTQIAP+. Mais force est de constater que souvent ces initiatives aussitôt faites sont dégradées par des homophobes sans aucune jugeote. La preuve en est l’inscription à la bombe « fuck les couleurs gay » qui est venue se greffer sur l’un d’entre eux devant une école dans les Ardennes. Ce fameux passage piétons arbore les couleurs de l’arc en ciel et non celles LGBT. La municipalité explique que celà a été fait pour protéger les écoliers. Amalgame hasardeux donc. En revanche, celui du passage de la promenade Yitzhak-Rabin à Loan a fait les frais une seconde fois de tags haineux. Les faits de ce genre ne cessent de se répandre. Enquêtes et condamnations pour propos homophobes sont fréquentes. Mais les municipalités ne lâchent rien et repeignent systématiquement.
Par plus de 66% de « oui » au référendum du 25 septembre, les Cubains ont accepté la réforme du Code de la famille. Le nouveau texte, beaucoup plus progressif que le précédent datant de 1975, a été soutenu par le gouvernement qui a appelé à voter en sa faveur. Mise en application immédiatement, ce texte légalise désormais le mariage pour tous et toutes, la gestation pour autrui à but non lucratif et l’adoption par des personnes de même sexe. Une révolution au sein de ce pays communiste qui dans les années 1960-70 excluait tout simplement les homosexuels. Le pays devient ainsi un des plus progressistes d’Amérique Latine.
Une proposition de loi en ce sens a été prise cet été à la Chambre des représentants (chambre basse), en réaction aux récentes positions de la Cour suprême. Elle a peu de chances d'aboutir au Sénat (chambre haute), puisqu’il faudrait que 10 élus républicains votent avec les démocrates. Une large majorité des Américains soutiennent le mariage entre personnes de même sexe (71%), y compris dans les rangs républicains. Mais la droite religieuse y reste majoritairement opposée. Les unions entrée personnes du même sexe sont garanties depuis 2015 par la Cour suprême, qui vient déjà de revoir le droit à l’avortement en 2022, laissant libre choix à chaque Etat de l’Union.