Un appel a été lancé fin juillet pour permettre aux parents d’accompagner librement leur enfant dans leur identité de genre. A l’heure où la transidentité est plus que jamais visible avec son lot de discriminations et d’une pathologisation de la transidentité, l’association Grandir Trans qui regroupe plus de 1300 familles, désire faire reconnaitre leurs droits d’accompagner avec bienveillance leurs enfants dans leur autodétermination de genre. Ceci vient répondre à l’absence de politiques publiques. Un regroupement d'intellectuel.le.s, écrivain.e.s, chercheur.e.s, enseignant.e.s, psychologues demandent de concert à ce que l’Etat face le nécessaire pour garantir à ses enfants une totale sécurité. Parents et enfants sont mis à rudes épreuves. Iels évoluent dans un système méprisant, stigmatisant et jugeant. Aujourd'hui, iels réclament que des mesures soient prises telles qu'une meilleure formation de professionnels de santé et de l'éducation sur la question de genre pour éviter toute violence à l’égard des enfants. Car la transidentité éventuelle de ces derniers est bien une affaire collective, hélas peu ou pas pris en compte actuellement par les pouvoirs publics.
La nomination de Karine Jean-Pierre est un heureux séisme. Elle devient la première femme noire et ouvertement lesbienne à occuper ce poste prestigieux et exposé. Née en Martinique de parents haïtiens ayant émigré aux Etats-Unis, elle a travaillé sur les deux campagnes de Barack Obama et celle de Joe Biden. Karine Jean-Pierre a souvent expliqué que le parcours de sa famille, emblématique du rêve américain, avait été déterminant pour sa carrière. « Je suis tout ce que Donald Trump déteste », a-t-elle déclaré. Avant elle, seule une autre femme noire, Judy Smith, avait déjà été porte-parole adjointe de la Maison Blanche, sous la présidence de George Bush en 1991. La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche milite notamment pour faire tomber les préjugés en matière de santé mentale.
Le gouvernement britannique a affirmé sa volonté d’inscrire dans la loi l’interdiction des thérapies de conversion (qui prétendent modifier l’orientation sexuelle). Il a fait marche arrière après le tollé provoqué par la possibilité qu’il renonce à cet engagement. Le combat n’est pas fini pour les associations, puisque l’interdiction ne concernera que les thérapies de conversion visant les homosexuels ou les lesbiennes et qui prétendent les ramener à l’hétérosexualité, mais pas celles sur l’identité de genre faites pour forcer une personne trans à se réidentifier à son sexe de naissance.
Vues comme faisant de la propagande LGBT en Russie, les deux plateformes sociales ont été condamnées par la justice russe à payer des amendes pour infraction à la loi en vigueur dans le pays. Les deux géants américains et chinois doivent régler respectivement la somme de 4 millions de roubles soit 50 000 € pour l’un et 2 millions de roubles, l’équivalent de 25 000 € pour l’appli de vidéos. Cette décision est une réponse à la répression engagée depuis quelques années envers le communauté gay réprimant toute forme de communication à son égard. Facebook et Instagram ont déjà été bannis du territoire.
- l’arrivée au gouvernement de Caroline Cayeux, en charge des Collectivités territoriales, opposée il y a 10 ans au Mariage pour tous. Elle parlait alors de « caprice », d’« ouverture de droit irrespectueuse de la nature et insensée ». Le 12 juillet dernier, sur la chaîne Public Sénat, elle a maintenu ses propos et ajouté « j'ai beaucoup d'amis parmi tous ces gens-là ». « Ces gens-là » ??? Atteindrait-on le paroxysme du mépris ? Cette dame a dans la journée fait volte-face sur Twitter. Le lendemain, plusieurs associations LGBTI+ ont annoncé avoir déposé plainte pour injure publique.
- La nomination de Christophe Béchu comme ministre de la Transition écologique. Alors sénateur, il avait accusé le mariage pour tous de « fragiliser le socle de notre pacte collectif » en raison du « brouillage des repères originels ». En outre, il citait un magistrat (Jean-Pierre Rosenczveig) qui comparaît homosexualité et inceste : « comment, demain, refusera-t-on à un frère et une sœur qui s'aiment la possibilité de se marier, quand on aura déjà fait tomber le tabou du mariage homosexuel ? ». En 2016, maire d’Angers, il a pris la décision de retirer des affiches d’une campagne de prévention contre le VIH, au motif qu’elles présentaient des couples d’hommes.