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  • À Budapest, la colère gronde. Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi 1er avril soir pour dénoncer une nouvelle loi adoptée par le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban, visant à interdire la marche annuelle des fiertés homosexuelles, la Budapest Pride. Cette législation, qui se réclame d'une prétendue « protection de l’enfance », permet aux autorités d'imposer des amendes aux organisateurs et participants, tout en utilisant des outils de reconnaissance faciale pour identifier les contrevenants. Brandissant des drapeaux hongrois et arc-en-ciel, les manifestants ont exprimé leur outrage. Dans le quotidien suisse Le Temps, Emese, une psychologue de 26 ans déclare « nous défendons la liberté de réunion ». Akos Hadhazy, parlementaire indépendant et organisateur, a qualifié la loi de « techno-fasciste », s'inspirant de régimes autoritaires comme ceux de Chine et de Russie. Cette mesure n'est pas isolée; elle s'inscrit dans une série d'initiatives restrictives envers la communauté LGBTQ+ en Hongrie. Les protestations, qui ont déjà conduit à des blocages de routes, devraient se poursuivre jusqu'à l'abrogation de la loi. La 30e édition de la Budapest Pride est prévue pour le 28 juin, malgré les menaces pesant sur l'événement.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • A l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la LGBT+phobie, l’association Couleur Champenoise avait émis le souhait de voir créer un passage piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel. Le projet a été retoqué par la mairie en raison de « contraintes techniques » et un problème de « sécurité routière ». Selon certaines sources, la municipalité d’Épernay aurait refusé l’initiative par crainte de vandalisation. Dommage, d’autant que l’équipe municipale soutient la Nocturne Pride prévue dans la ville le 14 juin prochain. Ca souffle quand même le chaud et le froid à l’hôtel-de-ville… 

    Bruno De
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  • C’est la conséquence d’un décret présidentiel de D. Trump, signé le 20 janvier 2025.

    Désormais, toute demande de visa ou d’ESTA (Système électronique d’autorisation de voyage) doit inclure la mention de « sexe à la naissance », les autorités américaines ne reconnaissant plus que deux sexes, masculin et féminin.

    Plusieurs pays européens, dont la France, ont mis en garde leurs ressortissants :

    • le Danemark recommande aux personnes transgenres de contacter l’ambassade américaine avant leur voyage si leur passeport comporte la mention de genre « X » ou si elles ont changé de sexe;
    • l’Allemagne a alerté sur les risques potentiels pour les voyageurs trans et non binaires à l’entrée du territoire américain.

    L’association STOP homophobie dénonce une mesure discriminatoire qui accentue la précarité et l’isolement des personnes trans et non binaires. « Imposer la déclaration du ‘sexe à la naissance’ revient à nier une nouvelle fois l’existence et la légitimité des identités trans », déclare le secrétaire général de l’association, avant d’ajouter : « cette restriction pourrait conduire à des exclusions et des refoulements arbitraires aux frontières américaines. Nous appelons les autorités françaises et européennes à s’opposer fermement à ces pratiques et à défendre la liberté de circulation pour toutes et tous, sans discrimination ».

    Bruno De
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  • Le Congrès de la ville de Mexico a récemment adopté une loi historique reconnaissant les personnes de genre non binaire, marquant une avancée significative pour les droits LGBTQI+. Avec 47 voix pour et 4 contre, cette réforme modifie l'Article 4 de la loi sur la reconnaissance et la prise en charge des personnes LGBTQI+, élargissant ainsi les catégories de genre au-delà des traditionnels masculins et féminins.

    Cécilia Vadillo, présidente de la Commission pour l'égalité des sexes, a souligné dans le quotidien El Sol de Mexico que cette réforme vise à lever les barrières discriminatoires et à garantir le respect de l'identité de genre. Environ 340 620 personnes au Mexique s'identifient comme non binaires, confrontées à divers obstacles tels que la violence et la discrimination. Le député Alberto Martínez Urincho, à l'origine de la réforme, a affirmé que ce changement constitue un pas en avant dans la lutte contre l'exclusion fondée sur l'orientation sexuelle. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La confusion règne autour des déclarations de Donald Trump concernant l’aide financière destinée aux personnes LGBTQ au Lesotho.

    Dans un discours devant le Congrès, le président américain a affirmé que « huit millions de dollars pour promouvoir les LGBT+ » étaient alloués à ce petit royaume d'Afrique australe, suscitant l'incrédulité.

    Cependant, la principale ONG du pays, People’s Matrix, a catégoriquement démenti cette affirmation. Son porte-parole, Tampose Mothopeng, a déclaré : « on ne reçoit littéralement pas de fonds américains », précisant qu’ils n’ont « aucune idée de l’affectation de ces 8 millions de dollars ».

    Ce démenti intervient alors que le site gouvernemental américain foreignassistance.gov, qui compile les subventions, ne mentionne aucun financement destiné à des ONG soutenant les personnes LGBTQ. Les déclarations de Trump semblent donc sans fondement. « On ne sait pas qui a reçu ou va recevoir cet argent », a ajouté Mothopeng, soulignant l'absence totale de budget correspondant à la somme évoquée comme précisé dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest.

    Le Lesotho, avec un taux de prévalence du VIH parmi les plus élevés au monde, bénéficie d’une aide américaine significative depuis des années, notamment pour la lutte contre cette maladie.

    Selon les ONG, l'absence de financement pour les programmes LGBTQ affaiblit encore davantage la lutte contre le VIH dans ce pays vulnérable. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les temps sombres pour la communauté LGBT+ s'intensifient. Le média indépendant, Meduza, classé comme « extrémiste » et réfugié à  Riga en Lettonie, continue de relater la vérité sur la situation en Russie, malgré les risques encourus par ses journalistes, beaucoup d'entre eux ayant choisi l'exil pour protéger leur intégrité. Selon des sources fiables, la Russie a commencé à établir une liste des personnes LGBT+ vivant sur son territoire.

    Ce registre, qui s'étoffe au fur et à mesure des raids policiers, est le résultat d'une politique de plus en plus hostile envers les minorités sexuelles. Suite à la désignation des mouvements LGBT+ comme « terroristes », les persécutions se multiplient, entraînant une surveillance accrue des personnes concernées. Les LGBT+ russes vivent dans la peur constante de la répression, avec des arrestations arbitraires et des violences physiques en hausse. Les nouvelles législations qui criminalisent l'identité et l'orientation sexuelle ne font qu'aggraver un climat déjà délétère.

    Les violences homophobes, souvent passées sous silence, sont en hausse, incitant de nombreux membres de la communauté à fuir le pays.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le créateur de mode Simon Porte Jacquemus était invité sur le plateau de C à vous. Il en a profité pour répondre aux attaques sur sa récente paternité. Voici ce qu’il a déclaré : « le post pour annoncer la naissance de mes jumeaux était politique. J’avais envie de montrer ces deux mains, car je suis en couple, marié et papa. Je suis quelqu’un qui réalise ses rêves, et je prendrai toujours la parole contre l’homophobie ». Acte militant, visibilité assumée, le chouchou de la fashion française use de sa notoriété pour revendiquer le droit au bonheur !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La junte militaire du Mali, dirigée par le colonel Assimi Goïta, a promulgué une loi criminalisant l’homosexualité, désormais qualifiée d’« attentat à la pudeur ». Entrée en vigueur le 13 décembre 2024, cette législation impose jusqu'à 7 ans de prison et une amende de 500 000 francs CFA, dans un pays où le revenu annuel moyen est de 870 USD. La loi cible également tout acte ou propos pouvant être interprété comme une promotion de l’homosexualité, ouvrant la voie à des abus et à une stigmatisation accrue des personnes LGBTQ+.

    Depuis le coup d’État de mai 2021, la junte utilise des enjeux sociétaux pour renforcer son emprise sur la population, exacerbant ainsi les tensions internes. Les organisations de défense des droits humains demandent une réaction de la communauté internationale pour inciter la junte à respecter les droits fondamentaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le mercredi 15 janvier 2025, le Président de la République a nommé Mathias Ott Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), succédant à Olivier Klein.

    Cette nomination intervient dans un contexte préoccupant d'augmentation des actes antisémites depuis le 7 octobre 2023. Mathias Ott, administrateur de l'État, a précédemment occupé divers postes, notamment préfet délégué pour l'égalité des chances dans le Val-de-Marne et sous-préfet en Guyane. Sa connaissance des enjeux locaux et son expérience en cabinet ministériel lui confèrent une vision globale et pratique des discriminations.

    Aurore Bergé, ministre de l'Égalité, a salué cette nomination, soulignant l’importance de son engagement face à la résurgence de la haine et des discriminations dans la société française. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Conseil d'État a rendu, le 27 janvier 2025, une décision marquante sur le changement de prénom et de genre à l'état civil, en réponse à des recours d'associations et de particuliers. Bien qu'il ait rejeté leurs demandes, la haute juridiction a amorcé un cadre juridique plus inclusif pour les personnes transgenres, intersexes et non binaires.

    La loi de 2016 avait démédicalisé la procédure de changement de sexe, mais des critiques persistaient sur l'obligation de « passing », qui conditionnait le changement à l'apparence physique. Le Conseil d'État a affirmé que l'apparence ne devrait pas être un critère déterminant, signalant ainsi la fin de cette exigence. Cette décision pourrait également faciliter le changement de prénom pour les personnes intersexes et non binaires, remettant en cause le principe de binarité des genres dans le droit français.

    Des organisations comme Mousse envisagent déjà des actions pour supprimer les marqueurs de genre à l'état civil, s'inspirant des pratiques de pays comme l'Espagne et le Danemark.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La police métropolitaine de Jakarta a mené une opération controversée samedi 1er février dans un hôtel du quartier de Kuningan, où une fête gay se tenait. Au total, 56 individus ont été interpellés, dont trois organisateurs, identifiés sous les initiales RH, RE et BP, qui risquent jusqu'à 15 ans de prison pour violation de la loi sur la pornographie explique le Jakarta Daily. « L'équipe a été soutenue par la direction de l'hôtel et le personnel de sécurité », a déclaré Ade Ary Syam Indradi, porte-parole de la police, lors d'une conférence de presse. Les forces de l’ordre ont saisi des contraceptifs et des médicaments anti-VIH sur les lieux, renforçant le caractère répressif de cette intervention. Bien que les actes homosexuels consensuels ne soient pas criminalisés, le code pénal indonésien punit les comportements obscènes et les actes impliquant des mineurs. Ade Ary a également rappelé au public de respecter les lois et normes morales, déclarant : « que cela serve de rappel à tous pour faire respecter la loi et la décence morale. »

    Julien Claudé-Pénégry
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