
Le 40ème anniversaire de l'association Aides s'accompagne de révélations alarmantes issues d'une enquête menée par l'IFOP sur la perception du VIH/sida par les Français. Camille Spire, présidente d’AIDES, exprime sa colère face à des résultats indiquant que 40% des sondés estiment que le risque de contamination par le VIH est faible, une hausse significative par rapport à 1988. De plus, moins de la moitié des participants savent faire la distinction entre une personne séropositive et un malade du sida.
Les données soulignent des préjugés persistants : 14% des Français sont mal à l'aise avec l'idée de côtoyer une personne séropositive, et 11% soutiennent même leur isolement. Spire évoque également la nécessité d'une sensibilisation accrue, en soulignant que malgré des avancées thérapeutiques permettant aux personnes séropositives de mener une vie normale, les discriminations perdurent dans la société et parmi les professionnels de santé.
Aides appelle à une mobilisation politique et médiatique pour lutter contre l'invisibilité du VIH/Sida, tout en affirmant que les mentalités doivent évoluer pour éviter la stigmatisation des populations cibles de l'épidémie, comme les usagers de drogues et les personnes LGBTQ+. Les campagnes de sensibilisation d'Aides continuent d'aller dans ce sens, en mettant l'accent sur l'optimisme et l'engagement militant face à une épidémie toujours active.






Samedi 12 octobre (15h-23h) au Centre LGBTQIA+, il sera temps de s’informer, comprendre ou soutenir un proche, avec le groupe de travail Chemsex, piloté par le COREVIH et Vers Marseille Sans Sida et Sans Hépatites.
À la suite d’un rapport rendu public le 29 août 2024, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante autour de la santé sexuelle des jeunes. On y constate une baisse notable de l’usage des préservatifs. Ce qui signifie que les adolescents européens âgés de 15 ans se protègent moins lorsqu’ils ont une sexualité dite active, ce qui entraîne de facto une augmentation des risques de transmission d'IST et de grossesses non désirées.
Le Conseil d’État a tranché. Sniffy, la poudre énergisante blanche à sniffer avec une paille, a été formellement interdite à la vente en France. Fin juillet, la ministre démissionnaire de la Santé, Catherine Vautrin, avait demandé la suspension du produit. La société le commercialisant, Power Factory, avait fait un recours dans la foulée.
Depuis le 1er septembre, les personnes de moins de 26 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement sans ordonnance dans les laboratoires d'analyses médicales, pour quatre infections sexuellement transmissibles.
Commercialisé sous le nom Sunlenca, ce traitement révolutionnaire qui ne nécessite que deux injections par an chez les personnes infectées par le VIH et qui serait être utile en prévention PrEP, pourrait « changer la donne », si son prix n’était pas si exorbitant.
Entre juin et juillet, à Toulouse, 10 individus interpelés, 2 autres à Compiègne (dont 8 mineurs au total) : ce serrage de vis intervient dans la foulée de la fermeture du site Coco, fréquemment utilisé pour des agressions à caractère homophobe.




