
L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
Au centre de cette onde de choc, la DJ superstar belge Amélie Lens a pris la parole pour dénoncer un système complice. « Ce qui entretient le problème, c'est le silence et la protection des réputations avant celle des personnes », a-t-elle martelé.
Dans un message empreint de gravité délivré sur son compte Instagram, elle regrette une culture où l’impunité a longtemps régné : « nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe dans les coulisses ».
Ce témoignage marque un tournant pour un milieu nocturne souvent opaque. En plaçant la sécurité des victimes au-dessus du « business », Amélie Lens appelle à une réforme profonde des structures de booking, espérant que ce mouvement mette fin, de manière irréversible, à l'ère du « boys' club » électronique.

C’est un rideau qui tombe sur une partie de l'histoire nocturne de Luxembourg-ville. Le Letz Boys, l'unique bar ouvertement « gay » du pays situé dans le quartier de la Gare, a définitivement fermé ses portes. La nouvelle, confirmée par le média Virgule, marque la disparition d'un « lieu de ralliement crucial » pour la communauté LGBTQ+. Le gérant de l'établissement ne cache pas son amertume face à la situation économique actuelle : « les charges sont devenues trop lourdes, et la fréquentation n'était plus suffisante pour maintenir l'équilibre », explique-t-il dans les colonnes du site d'information. Au-delà de la faillite commerciale, c'est l'aspect social qui inquiète les habitués. Une source proche du dossier souligne que « ce n'est pas juste un bar qui ferme, c'est un espace de liberté et de sécurité qui s'éteint ».
Après de longues semaines off, le Liebe est enfin de retour pour enflammer nos nuits ! Les DJs de la scène montantes électro & co reviennent à la barre et aux platines jusqu’à 2h en semaine et surtout 6h du jeudi au samedi. « Un repas, un verre une danse et un baiser », tant de promesse…
Cette comédie de boulevard de Barillet et Grédy avait vu flamboyer Jacqueline Maillan sur les planches, puis Catherine Deneuve devant la caméra de François Ozon. Elle revient avec la pétillante Clémentine Célarié dans le rôle principal de Suzanne, qui reprend les rênes de l’entreprise familiale par obligation, troquant son costume de femme bourgeoise dévouée et godiche contre celui de cheffe d’entreprise flamboyante. Hugo Bardin fait aussi partie de la distribution sous les traits de Paloma, son personnage drag queen. Le rôle de la secrétaire godiche extravertie lui va à merveille, damant légèrement le pion à une Clémentine godiche dans la première partie, glissant ensuite dans un presque duo avec la potiche qui n'en est plus une. Jubilatoire !
Depuis 2021, le collectif « L’Inter-Co » y porte un projet radicalement inclusif, mêlant drag shows, concerts engagés et cantine solidaire. Mais cette effervescence militante va devoir marquer une pause. Propriétaire des murs, la Ville de Paris engage de lourds travaux de rénovation : isolation thermique et surtout confort acoustique pour apaiser les relations avec le voisinage. L’objectif est de pérenniser ce tiers-lieu.
Fermé depuis 2023, le mythique Palace (IXe arrondissement de Paris) rouvrira ses portes fin 2026 après un an de rénovation, a révélé Le Parisien. Son nouveau propriétaire, Mickael Chetrit, souhaite « recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts ». Donc vous l’aurez compris, pas de renaissance du club mythique des nuits parisiennes des années 80 mais une salle de spectacles pouvant accueillir 1400 personnes. Ce producteur de 42 ans, déjà à la tête du Palais des Glaces, vise une réouverture en octobre 2026. Pour la décoration, il s’est entouré du designer Jacques Garcia, fidèle du lieu dans les années 1980, promettant « de l’exubérance ». « C’est un nom connu dans le monde entier », souligne Chetrit, décidant de redonner vie à cette salle iconique où se sont produits Prince, Gainsbourg ou Grace Jones.
Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).
« Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !
Depuis plus de 10 ans, cet unique carnaval gay de France s’attache à promouvoir des valeurs de partage, d’inclusion et de vivre ensemble. Vendredi 27 février à partir de 20h, la place Masséna résonnera aux sons des batucadas et au rythme des drag queens/kings/queers et des déguisements flamboyants.
Ce haut lieu d’engagement solidaire fermera ses porte le 27 juin prochain. S’en suivront plusieurs mois de travaux de mise en conformité par la Ville de Paris, propriétaire du fond, avant un appel à projets pour pérenniser l’ancienne gare de Charonne. Il reste donc quelques mois pour profiter des soirées, qu’elles soient solidaires, communautaires et queer.
Après la parution de son livre Perles de profs et son succès sur les réseaux sociaux où il est suivi par 1,9 million de personnes, Tim Curado revient sur scène. Un spectacle dynamique et bienveillant pour s’amuser des idées reçues sur le monde de l’éducation, la place des élèves, de leurs parents et des profs.