Heddy, militant de l'association SOS homophobie et administrateur du Centre LGBTQIA+ Côte d’Azur, a été victime d'une violente agression homophobe à Nice.
En milieu d'après-midi, ce jeune homme de 26 ans a été piégé via l'application de rencontres pour les personnes LGBTQI+ “Grindr” par deux individus. Attiré dans un guet-apens, il a été menacé verbalement avant d'être agressé physiquement. Heddy souffre de douleurs à la mâchoire, d'une strangulation, de contusions ayant entraîné une perte de connaissance ainsi que d'un traumatisme crânien. Ses agresseurs lui ont dérobé son téléphone portable avant de prendre la fuite. Le jeune homme a très rapidement informé le Centre LGBTQIA+ et SOS homophobie de cette agression. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours afin d'identifier et d'appréhender les auteurs de cette attaque.
Une indignation profonde et un appel à la justice
SOS homophobie ASCA et le Centre LGBTQIA+ Côte d'Azur condamnent avec la plus grande fermeté cet acte odieux de violence homophobe. Nous exprimons notre soutien total à Heddy dans cette épreuve. Cette agression inacceptable rappelle cruellement la nécessité de renforcer la lutte contre les LGBTIphobies et de garantir la sécurité de toutes et tous. Nous demandons que les auteurs de cette agression soient rapidement identifiés et jugés, avec la reconnaissance du caractère aggravant de l'infraction : "Violences volontaires aggravées en raison de l'orientation sexuelle".
Des mesures concrètes pour lutter contre les guet-apens homophobes
Nous appelons les autorités compétentes à mener une enquête approfondie et à veiller à ce que justice soit rendue. La sécurité des personnes LGBTQIA+ doit être une priorité absolue. Il est indispensable que les pouvoirs publics prennent des mesures fermes pour prévenir et enrayer ces guet-apens homophobes, qui frappent une personne par semaine en France (enquête Mediapart 2023) et dont plusieurs ont été recensées à Nice, et plus généralement les violences LGBTIphobes qui sont en augmentation dans notre pays, selon les derniers rapports annuels respectifs du Ministère de l’Intérieur et de SOS homophobie. Nous exigeons également que les applications de rencontres, en particulier Grindr, assument pleinement leurs responsabilités et protègent efficacement leurs utilisateurs contre les agresseurs. Messages de sensibilisation, identification et signalement des comptes suspects, ainsi qu'une obligation légale de collaborer avec les forces de l'ordre en cas d'agression.
Une solidarité indéfectible face aux LGBTQI+phobies
Nous continuerons à nous mobiliser pour que de tels actes cessent et que chaque personne LGBTQIA+ puisse vivre en sécurité et dignité. Nous continuerons à tout faire pour faire appliquer le droit, accompagner les victimes et mobiliser la justice pour faire condamner sans réserve tout auteur de violence LGBTIphobe.

Le 15 janvier 2025, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné le blogueur Bassem Braïki et quatre autres militants d'extrême droite pour injure et incitation à la haine homophobe. Ils avaient orchestré une campagne de haine contre Bilal Hassani, contraint d'annuler un concert à Metz en raison de menaces de violence. Cette polémique avait pris racine en mars 2023, lorsque le collectif « Lorraine Catholique », soutenu par Civitas, avait dénoncé le concert comme une « profanation » comme le précise Stop Homophobie. 
La SNCF pourrait bientôt devoir renoncer aux indications de genre lors de la réservation de billets de train. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a statué que la collecte de données liées à la civilité des clients, tels que « Monsieur » ou « Madame », n'est pas indispensable pour l'exécution du service.
Dans un article récent sur Europe 1, William Molinié a soulevé une controverse en rapportant que les futurs officiers de police devaient plancher sur la lutte contre la haine anti-LGBT lors de leur concours. Selon lui, cette initiative illustre une infiltration de l'esprit « wokiste » au sein de l'administration policière, provoquant le mécontentement de certains agents qui estiment que l'accent est mis sur des enjeux minoritaires au détriment de la sécurité publique globale. Molinié cite des policiers déplorant une « inversion des priorités » face à la montée des trafics qui touchent une majorité.
Alors que la proposition de loi du Nouveau Front Populaire visant à faciliter la reconnaissance du genre à l’état civil est en suspend depuis novembre, l’université d’Orléans a signé une convention avec l’association LGBT+ du Loiret GAGL45 qui permet de changer de prénom en 48h. Cette mesure s’inscrit dans un mouvement positif de mesures déjà mises en place : formations pour le personnel administratif, campagnes de sensibilisation et donc désormais possibilité pour les élèves de choisir un prénom d’usage sur tous les documents internes.
Une enquête interne du Syndicat de la magistrature, publiée par Mediapart, met en lumière le sexisme systémique et les violences sexuelles au sein de l'institution judiciaire française.
Le Conseil d’État a confirmé la dissolution de l'association Civitas, un groupe catholique connu pour ses prises de positions discriminatoires.
Le fondateur du site de rencontre Coco, Isaac Steidl, a été placé en garde à vue par les gendarmes dans le cadre d'une enquête sur des infractions graves, notamment liées à des affaires de guets-apens ciblant des hommes gays. La plateforme, fermée depuis six mois, est impliquée dans plus de 23 000 procédures judiciaires, dont l'affaire Pelicot, et est accusée d'avoir facilité des actes criminels variés, allant du proxénétisme à l'homicide. M. Steidl, ancien informaticien de 44 ans, est suspecté d'être l'administrateur du site, qui attirait jusqu'à 700 000 visiteurs par mois.
La nuit du Nouvel An a tourné au cauchemar pour un couple gay à Rome, agressé par un groupe dans le quartier de Prenestino. Alors qu'ils rentraient chez eux main dans la main après les festivités, Stephano et Matteo ont été insultés et attaqués par une dizaine de jeunes hommes, qui ont déferlé sur eux et les ont roués de coups de poing et de coups de pied pendant quinze longues minutes.
Mack Davis, 22 ans, originaire d'Owosso dans le Michigan a plaidé coupable le mardi 18 décembre 2024 d'un crime de haine homophobe. Selon les autorités, il avait projeté une fusillade de masse ciblant des lieux emblématiques de la communauté LGBTQ, dont le siège d'un parti politique et un bar local. 
Le 26 décembre, un homme de 21 ans est décédé lors d’une séance de chemsex, entraînant la mise en examen de deux personnes pour homicide involontaire.