Ce préjugé vient du jogo do bicho (jeu de la bête), loto clandestin apparu à la fin du 19ème siècle à Rio, et toujours pratiqué.
Chaque parieur doit choisir une case représentée par un animal, le 24 étant celui du cerf, associé à l’homosexualité dans la culture populaire brésilienne, parce qu’il appartient aux espèces animales dont les mâles peuvent avoir des relations sexuelles entre eux. Et ça va encore plus loin : certains hommes refusent de s’asseoir sur le fauteuil 24 au théâtre ou au cinéma, de vivre dans l’appartement 24 d’un immeuble ou utilisent des bougies 23+1 pour fêter leurs 24 ans. Au début de la saison, seules quatre des équipes de la première division nationale avaient des joueurs portant le numéro 24.
L’ONG Grupo Arco-Iris, qui lutte pour le respect des droits de la communauté LGBT, a pointé du doigt récemment l’absence d’un numéro 24 dans l’équipe de jeunes de Flamengo inscrite lors d’un tournoi. L’association a attaqué le club de Rio de Janeiro en justice, mais l’affaire a été classée, pour absence de preuve de pratique discriminatoire. Habituellement, le problème ne se pose pas, les équipes nationales étant autorisées à amener seulement 23 joueurs lors des tournois.
Mais lors de la Copa America, disputée en 2021 au Brésil, chaque équipe pouvait appeler jusqu’à 28 joueurs, en raison de la pandémie de Covid. Toutes les sélections se sont présentées avec un numéro 24, sauf le pays-hôte.
4 en or, 2 en argent et 3 en bronze, 14 athlètes décorés : les sportif·ves LGBTI+ se sont surpassés pour cette olympiade 2022.
Timothy LeDuc sera la première personne non-binaire à participer aux Jeux olympiques d’hiver à Pékin. C'est l'organisation américaine de patinage qui a annoncé que l’athlète et sa partenaire Ashley Cain-Gribble formeraient, avec Alexa Knierim et Brandon Frazier, l'équipe américaine de patinage artistique.
Révélé dans le Bachelor, cet ex-footballeur américain de 29 ans a mis en scène son coming out dans un docu-réalité sur Netflix, Coming Out Colton. Dans un entretien récent, il a dévoilé l’ambiguïté des vestiaires : « le vestiaire est un lieu extrêmement homophobe, mais il est aussi très homo-érotique. Par exemple, les joueurs se mettaient des claques sur les fesses, commentaient leurs paquets respectifs, et tout d’un coup, ils se faisaient traiter de tapette. Un gars passait pour aller à la douche et faisait des commentaires sur la taille du paquet d’un autre gars. Ça leur arrivait aussi de commenter une jolie paire de fesses. Et puis, en l’espace de quelques secondes, si vous fixiez le paquet trop longtemps, on commençait à vous dire : « Qu’est-ce que tu fais ? » ». Longtemps dans le placard et en souffrance, en tout cas pendant toue sa période en division NFL, il a fait son coming out dans une interview sur Good Morning America en 2021.
La Fondation FIER (Fondation Inclusion pour un Environnement Respectueux) crée le label FIER Sport pour mettre en avant toutes les organisations sportives (fédérations, ligues, événements, clubs sportifs, collectivités territoriales, équipementiers, etc.) qui s’engagent dans la mise en œuvre des 17 préconisations proposées par la Fondation et acceptent d’évaluer leurs réalisations concrètes pour l’inclusion et le respect des personnes LGBTI+.
Le succès de la nageuse universitaire américaine Lia Thomas dans les piscines de l'Ivy League relance outre-Atlantique le débat sur la place des femmes trans dans les compétitions sportives. Ce championnat autorise les étudiantes trans à participer aux compétitions sportives féminines, dès lors qu'elles ont suivi un traitement de suppression de testostérone pendant au moins un an. Les victoires successives de la nageuse ont pourtant entraîné une vague de critiques. Les parents de sportives concourant aux côtés de Lia exigent qu’elle soit exclue des futurs événements féminins, qualifiant les règles actuelles de « menace directe pour les athlètes féminines dans tous les sports ».