Alors que les Jeux Olympiques d’été s’installeront dans la capitale du 26 juillet au 11 août, très peu de mots ou de projets avaient évoqué la question LGBTQIAP+. Voilà que les choses changent puisque la mairie de Paris a voté vendredi 15 décembre une subvention de 45000 € à l’association Fier Play pour gérer une pride House pendant toute la durée des JO. Ce lieu qui sera placé dans un haut lieu central et clairement identifié de la compétition constituera une safe place pour les athlètes. Là où dans le milieu sportif, les compétiteurs sont en proie à l‘homophobie et la transphobie, cette maison des Fiertés sera l’occasion de parler des thématiques attenantes aux sujets mais aussi de faire évoluer les mentalités au sein des sports. Pour renforcer l’engagement de la mairie contre les discriminations et célébrer les diversités, des Pride House mobiles sous formes de barnum seront installés sur les différents sites de compétitions pour sensibiliser tous les publics.
Pour joindre l’utile à l’agréable, deux associations sportives LGBTQ+ ont sorti leur calendrier 2024. Paris Aquatique délivre une œuvre sensuelle, inclusive et brute de sport, sous l’œil de Mehdi Mendas. Quant aux Gaillards, la sueur des terrains de rugby perle sur leurs corps avantageux. 20€ chacun. Les bénéfices vont bien sûr aux associations.
Elles ont gagné la timbale de l’Eurovolley 2023 face à la Serbie : les « Sultanes du filet » ont remporté leur premier titre majeur dans une grande compétition. Victorieuses et surtout émancipées, elles ont reçus les félicitations du président, mais ont dû aussi supporter les insultes sexistes et homophobes des conservateurs de l’AKP, parti au pouvoir. Principale visée : la joueuse Ebrar Karakurt, ouvertement lesbienne et militante LGBTQI+. la télévision d’Etat a refusé de l’interviewer, tandis qu’un quotidien a demandé son renvoi, en vain, dénonçant son « style de vie contraire aux valeurs de la société turque ».