Déjà entaché par des soupçons de corruption pour récupérer l’organisation de la coupe du monde de football en novembre 2022, le Qatar se distingue à nouveau par ses faits d’armes anti LGBTQIA+. En effet, le drapeau arc-en-ciel se retrouve au cœur d’une guerre de l’image.
Rappelons d’abord que dans ce petit état du Moyen Orient, les relations sexuelles entre hommes peuvent conduire jusqu’à 7 ans en prison. La loi va encore plus loin : la seule « séduction » en vue de commettre un acte de sodomie est passible de 3 ans d’emprisonnement. De nombreux témoignages rapportent une répression sévère.
Pourtant, les autorités assurent, par la voix du directeur général du comité d’organisation, que « tout le monde est le bienvenue et tout le monde se sentira en sécurité ». Autre promesse faite : l'assurance que les affiches et les symboles faisant la promotion des droits des LGBT seront bien autorisés.
De son côté, la Fifa garantit que chaque événement qu'elle organise est bien inclusif : « Les gens doivent être libres d'arborer tout type de drapeau qu'ils veulent, sans être ciblés ou discriminés, y compris le drapeau arc-en-ciel », a rappelé sa secrétaire générale. On se pose toutefois des questions en apprenant que les autorités qataris ont lancé une grande campagne de saisie des jouets « contraires aux valeurs islamiques » (aux couleurs du drapeau arc-en-ciel) en décembre dernier. On n’a pas osé toucher au casque qu’arborait Lewis Hamilton aux couleurs de la communauté, lors du dernier grand prix F1 dans le pays. La bataille du drapeau ne fait que commencer…
Révélé dans le Bachelor, cet ex-footballeur américain de 29 ans a mis en scène son coming out dans un docu-réalité sur Netflix, Coming Out Colton. Dans un entretien récent, il a dévoilé l’ambiguïté des vestiaires : « le vestiaire est un lieu extrêmement homophobe, mais il est aussi très homo-érotique. Par exemple, les joueurs se mettaient des claques sur les fesses, commentaient leurs paquets respectifs, et tout d’un coup, ils se faisaient traiter de tapette. Un gars passait pour aller à la douche et faisait des commentaires sur la taille du paquet d’un autre gars. Ça leur arrivait aussi de commenter une jolie paire de fesses. Et puis, en l’espace de quelques secondes, si vous fixiez le paquet trop longtemps, on commençait à vous dire : « Qu’est-ce que tu fais ? » ». Longtemps dans le placard et en souffrance, en tout cas pendant toue sa période en division NFL, il a fait son coming out dans une interview sur Good Morning America en 2021.
La Fondation FIER (Fondation Inclusion pour un Environnement Respectueux) crée le label FIER Sport pour mettre en avant toutes les organisations sportives (fédérations, ligues, événements, clubs sportifs, collectivités territoriales, équipementiers, etc.) qui s’engagent dans la mise en œuvre des 17 préconisations proposées par la Fondation et acceptent d’évaluer leurs réalisations concrètes pour l’inclusion et le respect des personnes LGBTI+.
Le succès de la nageuse universitaire américaine Lia Thomas dans les piscines de l'Ivy League relance outre-Atlantique le débat sur la place des femmes trans dans les compétitions sportives. Ce championnat autorise les étudiantes trans à participer aux compétitions sportives féminines, dès lors qu'elles ont suivi un traitement de suppression de testostérone pendant au moins un an. Les victoires successives de la nageuse ont pourtant entraîné une vague de critiques. Les parents de sportives concourant aux côtés de Lia exigent qu’elle soit exclue des futurs événements féminins, qualifiant les règles actuelles de « menace directe pour les athlètes féminines dans tous les sports ».