Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Jesse Kortuem, joueur de hockey américain originaire du Minnesota, a choisi le 13 janvier 2026 pour révéler publiquement son homosexualité dans un message émouvant publié sur Facebook.

    Dans son texte, l’athlète de 31 ans confie avoir longtemps caché une partie de lui-même : « je me demandais comment je pouvais être gay et continuer à jouer à un sport aussi masculin et exigeant. » 

    Adolescent, il avait quitté l’équipe de son lycée, redoutant un environnement où il ne se sentait pas en sécurité. Plus tard, installé à New York puis à Atlanta, il retrouve la glace sans oser être lui-même. Le déclic survient en 2017, lors du Sin City Classic, tournoi LGBTQ+ de Las Vegas : « j'ai rencontré d’autres joueurs comme moi. À partir de ce moment, ma vie a changé. »

    Aujourd’hui membre des Cutting Edges Hockey Club de Vancouver, Kortuem se dit enfin en paix avec son identité. Il rend hommage à la série canadienne Heated Rivalry, diffusée sur Crave et HBO Max, qu’il cite comme déclencheur de sa démarche. Cette fiction suit deux joueurs rivaux confrontés à leur relation amoureuse dans le monde du hockey professionnel.

    « Merci à Heated Rivalry, écrit-il. J’ai compris qu’il était temps de partager un parcours que j’ai longtemps gardé pour moi. » À travers ce témoignage, Jesse Kortuem adresse un message d’espoir aux jeunes sportifs LGBTQ+ : « vous n’êtes pas seuls, une vie pleine et heureuse vous attend. »

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • « Dans le monde du foot, être gay et musulman, c’est comme porter deux masques ». Cette phrase claque comme une frappe en pleine lucarne dans Surface de réparations, le spectacle coup de poing désormais disponible en replay sur TV5 Monde. Écrit et interprété avec une intensité rare, le texte met en scène un joueur déchiré entre foi, désir et image publique, pris dans un sport où la virilité reste un rempart contre la différence. Porté par une mise en scène épurée et un jeu viscéral, Surface de réparations mêle récit intime et chronique sociale, révélant les fractures identitaires et la solitude derrière le silence. Un témoignage essentiel de Vincent Hennebicq entre musique, danse, cris du cœur sur l’hypocrisie du milieu sportif et le courage d’être soi, sur et hors du terrain. Dans cette surface de réparation, on panse les plaies, plus qu'on ne les répare. Magistral.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Nouvelle révolution sur la glace. La fédération British Ice Skating a annoncé, ce 10 décembre 2025, qu'elle autorisera les couples de même sexe en danse sur glace dès la saison prochaine. Selon l'association STOP Homophobie, cette décision vise à « élargir l’accès au sport » et à briser des normes genrées séculaires. Si le Canada et la Finlande ont déjà sauté le pas, cette mesure reste cantonnée aux compétitions nationales. L’instance internationale (ISU) impose toujours la mixité pour les Mondiaux ou les JO. Pour les athlètes, c'est une victoire afin de mettre en avant le  « talent et de liberté d'être soi », et non de genre !

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • La FIFA prévoit un « Pride Match » en 2026, opposant l’Égypte à l’Iran lors de la Coupe du monde à Seattle. Une initiative censée promouvoir les droits LGBTQ+, mais elle soulève une controverse majeure : ces deux pays condamnent l’homosexualité, passible de peines sévères, voire de la peine de mort en Iran. Selon un officiel FIFA, l’objectif est de célébrer la Fierté dans une ville accueillante : « le football peut unir au-delà des frontières », a expliqué un porte-parole. Cependant, les gouvernements concernés dénoncent cette remise en question de leurs valeurs. « nous nous opposons à cette décision » ont déclaré l’Iran et l’Égypte, qui envisagent de la contester.

    La démarche, perçue comme maladroite, ne passe pas auprès des associations LGBTQ+ qui craignent un effet contre-productif et une aggravation des tensions. La polémique enfle alors que la jeunesse et la communauté gay locale revendiquent un vrai engagement, mais par des actions concrètes et cohérentes, pas une affiche symbolique. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le tennisman suisse Mika Brunold, 21 ans, a annoncé son homosexualité sur Instagram, devenant le deuxième joueur professionnel masculin à faire son coming out publiquement. En pleine montée, passant de la 750e à la 310e place, il affiche sa sincérité : « le succès sur le court n'est pas qu'une compétence, c'est aussi de rester fidèle à soi-même. » Fier de qui il est, il dénonce l'absence de discussions sur l'homosexualité dans le sport et espère un monde où le coming out ne serait pas nécessaire. Son courage, après des insultes homophobes, constitue une avancée pour la visibilité LGBT dans le tennis. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le Comité International Olympique (CIO) pourrait interdire la participation des femmes transgenres dans les épreuves féminines dès les Jeux de Los Angeles en 2028, selon plusieurs sources, dont Sky News. Cette décision potentielle, attendue d'ici douze mois, marquerait un tournant après que le CIO ait précédemment laissé les fédérations fixer leurs propres règles. Elle fait suite à une présentation scientifique de la Dr Jane Thornton, directrice de la santé du CIO, qui aurait exposé les avantages physiques permanents des athlètes nés hommes. Un groupe de travail « protection de la catégorie féminine » a été mis en place.

    Des spéculations indiquent que le CIO étudierait l'instauration de tests de vérification du sexe systématiques. Cette initiative, poussée notamment par la nouvelle présidente Kirsty Coventry et les pressions américaines, vise à protéger la catégorie féminine, malgré les appels à l'inclusion. Un porte-parole du CIO a toutefois tempéré, affirmant qu'aucune décision finale n'a été prise pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Du 11 au 15 mars, la Snow gay envahit les pistes et les rues d’Ax-les-Thermes (Pyrénées) pour un rassemblement sportif et festif. La journée sur des skis et en soirée sur la piste de danse, ce sont 4 jours d’événements organisés par l’association Lune & l’Autre, à des tarifs raisonnables.

    https://snow-gay.com/programme-2022

    Bruno De
    Partager:

  • Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.

    Bruno De
    Partager:

  • Federico Bernardeschi, footballeur italien de Bologne, a bravé les pressions homophobes pour assumer sa liberté. Interrogé par BSMT, il raconte avoir porté une jupe à 20 ans dans les vestiaires de la Fiorentina, subissant des remarques et des articles discriminatoires. « Où était le problème ? Si j’aime une jupe,  je la porte », affirme-t-il. 
    Victime d’accusations d'être gay, il questionne : « et si je l’étais ? Quel est le problème ? Je serais fier ». Aujourd’hui, il encourage la tolérance et la liberté d’expression. Pour lui, l’opinion des autres ne doit pas obérer nos choix. « Chacun devrait être libre de faire ce qu’il veut », conclut Bernardeschi, rappelant que le respect doit primer dans le sport et la société. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Lia Thomas, nageuse transgenre en vue, revendique son droit à concourir en affirmant que le traitement hormonal substitutif (THS) a modifié son corps, réduisant sa masse musculaire et éliminant tout avantage. 
    Après une transition médicale rigoureuse, elle souligne avoir surmonté une lutte personnelle profonde. Cependant, certains experts, dont un médecin de l’Institut Macdonald-Laurier, soulignent que des caractéristiques biologiques telles que la structure osseuse et la capacité cardiovasculaire restent influentes, pouvant donner un avantage par rapport aux nageuses cisgenres. Ce débat illustre la tension entre l’identité et la science, soulevant des questions cruciales sur l’équité, l’inclusion et l’intégrité dans le sport.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Brest: La Bisq

    À Brest, un nouveau collectif, La Bisc (Brest inclusivité, sport et convivialité), a ouvert une « safe place » pour les personnes LGBT+. Mercredi 1er octobre 2025, la première réunion publique s’est tenue au bar Le Grabuge. 
    Fondé par Yann Hergoualc’h, enseignant, le but est d’offrir un espace sportif inclusif, loin des tensions militantes ou discriminatoires. S’inspirant du modèle rennais GLS, la structure vise à renforcer le bien-être physique et mental des membres, notamment ceux confrontés à l’isolement. Dans un contexte local marqué par des tensions sociales, La Bisc revendique simplement un lieu où les personnes LGBT+ peuvent pratiquer du sport, rencontrer, et se sentir en sécurité. Au-delà de l’activité sportive, le collectif prévoit aussi des événements festifs pour favoriser la convivialité et l’entraide.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: