L’attente a du bon ! Dans son troisième roman, Je n’oublierai jamais ta voix, Élodie Garnier nous plonge au cœur d’une histoire d’amour et de tolérance, mêlée à un sujet puissant : l’emprise toxique. Alix et Élodie, inséparables depuis douze ans, voient leur amitié bouleversée par la rencontre d’Alix avec Déborah, une femme séduisante mais perverse. Rapidement, la relation tourne à la manipulation, à la violence psychologique et à l’isolement. Un an après, un appel inattendu remet tout en question.
Garnier, avec sa plume fluide et authentique, décortique durant 320 pages, avec justesse ces mécanismes d’emprise, dans une narration à la fois intime et bouleversante.
La tension monte page après page, jusqu’à un dénouement inattendu. Un pur régal. Dur de décrocher. Un roman au féminin fort, humain, à ne pas manquer cet été.
Je n’oublierai jamais ta voix de Elodie Garnier, Ed, Harper Collins, Coll traversée, 320 pages, 19,90€
Éblouissant ! À la Villette, la lumière devient le « plus beau spectacle du monde » avec l’exposition immersive Into the Light, jusqu’au 31 août. Pensée depuis quinze ans, cette expérience de 3 000 m² dévoile en cinq étapes l’histoire symbolique, scientifique et artistique de la lumière à travers 15 œuvres innovantes.
En 1976, Richard, un jeune historien, enquête sur une gloire de la peinture norvégienne. Pour ses travaux, il quitte Lyon, capitale des gaules et ville de gauloiseries, pour s’installer à Halden, dans la famille de Bjørn. Le père de famille, viking velu, ressemble aux acteurs porno de l’époque et porte des shorts qui sont autant d’invitations.
Le Grand Palais d’été accueille jusqu’au 7 septembre 2025, l’exposition immersive Euphoria : Art is in the air, succédant au succès de Pop Air en 2022. Conçue par le Balloon Museum et le commissaire Valentino Catricala, cette manifestation de 4000 m² explore le médium du gonflable, symbole de légèreté et d’innovation. Plus de 20 œuvres monumentales, réalisées par des artistes internationaux tels que Murakami, Camille Walala, Philippe Parreno ou Rafael Lozano-Hemmer, dialoguent avec l’architecture majestueuse du lieu. Labyrinthes, structures organiques, univers surréalistes : chaque installation invite à une expérience ludique et sensorielle, où le public devient acteur.
Jusqu’en septembre 2025, le Grand Palais Immersif présente Clubbing, une expo immersive de 1200 m² retraçant l’histoire mondiale des clubs. Conçue par Pierre Giner, Trafik et Poptronics, elle mêle technologie, musique, art et participation active. Le parcours interactif évoque des lieux emblématiques comme Studio 54 ou Berghain, avec des expériences virtuelles comme Bergaintrainter.
Il y a rarement de fumée sans feu !, a-t-on coutume de dire. Dans Embrigadé, StanOwicz, auteur de Rock trip et le photographe Fred Goudon racontent le parcours d’Adrien, un jeune de 18 ans qui quitte sa vie paisible à Pau pour réaliser son rêve : devenir pompier à Paris.
Caroline Fournier défie la censure en lançant Amantes, une comédie lesbienne puissante et libérée. Alors que YouTube a brutalement supprimé la chaîne de Q – la série, sa web-série autofinancée qui incarnait la diversité et la représentation lesbienne, la réalisatrice réagit avec force. Cette suppression, sans explication valable, soulève une question cruciale : les histoires d’amour lesbiennes ont-elles encore leur place sur les grandes plateformes ?
Young Hearts, premier long métrage d'Anthony Schatteman, a été salué à Berlin 2024 et primé à Cannes Écrans Juniors. Il raconte l’éveil à l’amour et à l’identité sexuelle à travers Elias, 14 ans, qui tombe amoureux de son voisin Alexander.
Baby, film brésilien poignant, raconte l’histoire d’un jeune homme né du mauvais côté du trottoir, condamné à une vie difficile. Sorti de prison, il est rapidement contraint par un dealer à vendre de la coke et à faire l’escort. Mais l’arrivée d’un autre escort, père de deux enfants, lui offre une lueur d’espoir. Grâce à l’amour, à la solidarité d’une communauté de danseurs de rue, Baby pourrait enfin s’en sortir. La réalisation, d’une finesse rare, mêle poésie et grâce latino-brésilienne, contrastant la sordide réalité du pays — machisme, corruption, violence — avec une solidarité porteuse d’espoir.
Au cœur d’un été argentin, le réalisateur, maître dans l’art de brouiller les pistes entre hétérosexualité et homosexualité, met en scène une rencontre d’amitié d’enfance entre Pedro, un jeune homme gay, et Maxi, soi-disant hétéro. Leur jeu de séduction, léger et plein d’humour, devient peu à peu une quête de vérité intérieure, un chemin vers l’acceptation.