Attention, livre passionnant. Pour sa thèse aujourd’hui publiée, le chercheur Hugo Bouvard a examiné le parcours des gays et des lesbiennes engagé.es en politique en France et aux Etats-Unis. Ce double éclairage révèle deux manières de faire de la politique et d’exister en tant que gay ou lesbienne lorsqu’on souhaite évoluer dans ce milieu-là.
Aux Etats-Unis, un contexte de forte discrimination et la décentralisation des partis ont permis très tôt à des gays et des lesbiennes de s’engager en politique sur leur nom et de tenter de faire émerger un « vote rose ». En France, c’est paradoxalement une société moins sévère avec les homosexuels (tant qu’ils et elles restent discret.es) mais aussi un fonctionnement plus centralisé des partis qui ont rendu difficile l’émergence de figures visibles et une méfiance vis-à-vis d’un vote communautaire. Cette étude historique est complétée par une analyse des stratégies de présentations et de représentations des hommes et femmes politiques d’aujourd’hui, grâce à de nombreux entretiens. Le chercheur pose au passage de nombreuses questions (et y répond) : les élu.es doivent-ils/elles faire un « coming-out » public? Comment faire? Doivent-ils et elles obligatoirement se faire les avocat.es des revendications minoritaires? Les groupes militants LGBT au sein des partis servent-ils à quelque chose? On a rarement analysé aussi finement (voire jamais) la place des gays et lesbiennes en politique. Si vous vous intéressez au sujet, cet ouvrage est incontournable.
Gays et lesbiennes en politique, Hugo Bouvard, Septentrion, 375 pages, 25 €
Depuis près de trois ans, le collectif @ParisPoseBros, dirigé par le comédien et modèle vivant @michaelmodelparis, bouscule les conventions artistiques à Paris. En réponse à un environnement souvent hétéro-normé, Michael et son ami Alex Almom ont créé un espace sûr pour les duos masculins, offrant des sessions de dessin en atelier d'artiste ou en galerie chaque mois. Le dernier mardi ou vendredi, ils rassemblent une trentaine d'artistes, allant de la Nouvelle-Zélande à Los Angeles.
Un hommage vibrant à la diversité et à l’expression de soi. Du 7 au 27 février 2025, l'ESMOD Paris, première école de mode française, accueille l'exposition L’Art du drag : trois regards mode , mettant en lumière l'univers flamboyant de trois figures emblématiques du drag : Miss Boo, Kitty Space et drapeau blanc. Anciennes élèves de l'établissement, ces artistes partagent leur parcours et évoquent l'impact positif du drag sur leur vie.
L’exposition
À travers Cœur Météore, Testu explore les facettes de l’expérience humaine, oscillant entre l’introspection et l’extériorité. Le rire côtoie les larmes, tandis que l’envie de vivre s’entrelace avec la mélancolie, illustrant la complexité des sentiments qui habitent chacun d’entre nous. Les thèmes abordés sont d’une grande résonance contemporaine, notamment l’amour et la sexualité queer, ainsi que les défis liés à la santé mentale. Ce choix thématique témoigne d’une volonté d’inclusivité et d’authenticité, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur des sujets souvent tabous.
En amour comme en cuisine, l'idée de l'accord parfait est souvent glorifiée, mais est-ce vraiment si simple ? Theo et Kit, qui ont partagé tant de moments – amis, colocataires, amoureux, et désormais ex – semblent avoir une histoire en boucle, marquée par une séparation brutale lors d'un vol entre Los Angeles et Londres. Leur rêve d'évasion européenne s'est transformé en cauchemar, et pourtant, le destin, avec un sens de l’humour acide, les remet ensemble quatre ans plus tard, lorsque leurs bons d'achat pour le voyage annulé arrivent à expiration.
Après avoir breillé au festival de Cannes puis aux Golden Globes, le film de Jacques Audiard pourrait bien rafler une mise record aux Oscars. Emilia Perez est nommé dans pas moins de 13 catégories, dont le meilleur film étranger, mais aussi et surtout la meilleure actrice pour Karla Sofia Gascon, une première pour une actrice transgenre.
En parallèle du spectacle Juste la fin du monde, donné dans le même théâtre, Vincent Dedienne explore les carnets d’écriture d’un des plus grands dramaturges du XX
Disney a récemment annoncé la suppression d'un personnage transgenre de sa prochaine série télévisée Pixar, Win or lose, qui sera diffusée en février sur Disney+. Bien que le personnage soit toujours présent dans la série, il a été relégué à un rôle secondaire sans répliques et sans références à son identité de genre. Cette décision s'inscrit dans une tendance plus large de Disney à censurer les thèmes LGBTQ+ dans ses productions, une situation exacerbée par des pressions externes et la législation en Floride, notamment la loi « Don't say gay ». Un porte-parole de Disney a justifié cette suppression en affirmant que de nombreux parents préfèrent aborder des sujets délicats avec leurs enfants à leur propre rythme.
La 18
Le Centre communautaire invite les artistes d’Alsace à transformer son accueil et sa médiathèque en véritable galerie d’art. Des œuvres en lien avec l’engagement et la fierté seraient donc fortement appréciées, autant qu’une visibilité pour les artistes et collectifs LGBTI.